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TRAITEMENT DE LA LITHIASE BILIAIRE

t“ Note sur le traitement de la lithiase biliaire par l’ingestion d’huile d’olives à hautes doses (en collaboration avec E. Dupré).Socie(e médicale des hôpitaux, 12 octobre

2" Emploi du salioylate de soude et du salol dans le traitement de la lithiase biliaire.

Société médicale des hôpitaux, 8 mai 1891.

3" Traitement de la lithiase biliaire. Traité de thérajieidique appliquée, publié sous la direction d'Albert Itobin, fascicule Xlll, 1898, page 683.

4" Du traitement medical préventif des coliques hépatiques à répétition. Semaine médicale, 2 janvier 1901.

Dans le mémoire fait en collaboratton avec E. Dupre. nous avons eludie utt procédé de traitement de la cholélithiase, proposé par Touâtre (de la Nouvelle-Orléans) et que nous avons vu doué d’une efficacité clinique réelle, quoique par un mode d'action bien différent de celui qui avait été supposé par son auteur. Chez les malades en imminence de crise, ou atteints de crises à répétition, l’huile d’olives à hautes doses (200 à 400 grammes) amène souvent la cessation des paroxysmes douloureux et en même temps le retour de la perméabilité biliaire. Parfois des cholélithes sont éliminés ; mais, dans la règle, 011 ne trouve dans les fèces que des concrétions olivaires, demi-molles, semblables à de la cire blanche ou verte, et formées, d’après une analyse de \illejean, d un mélange de graisse neutre et d’acides gras libres.

Les observations que nous avons rapportées, les nombreux cas où, depuis, cette médication a été employée par différents médecins, ont montré l’efficacité curative réelle de cette méthode thérapeutique. Mais celle-ci est loin d’agir, comme le croyart ïouàtre, par l’ascension de l’huile d’olives dans la

vésicule el son action directe sur les cliolélithes. Nos expériences sur le chien, le lapin, le cobaye, ont établi que l’huile ne remonte nullement dans les voies biliaires, qu’elle ne peut avoir aucune action directe sur les calculs. Elle n’agit en réalité, d’après les recherches plus récentes de Rosenlicrg, que comme un cholagogue très actif, et remarquablement fluidifiant.

Depuis ce premier travail, mes idées se sont modifiées sur le traitement de la lithiase biliaire, et, en 1891, m’appuyant sur les recherches expérimentales de Rutherford, de bewaschew, de Prévost et Binet, de Rosenberg, ainsi que sur de nombreux faits cliniques que j’avais observés, je signalais les bons effets que l’on obtient par l’administration quotidienne du salicylate de soude à petites doses (1 gr. uO à 2 grammes par jour). Par son élimination biliaire, son action complexe, à la fois analgcsiante, antiseptique et excitatrice de la sécrétion biliaire (II. Moreigne), le salicylate de soude me parait un tnédicament de choix dans la cholélithiase.

Dans les formes si fréquentes de lithiase caractérisées par les crises à répétition, le traitement intercalaire, interposé entre les crises doulourousos, peut beaucoup pour espacer ou supprimer les coliques hépatiques. Trop souvent les cholélitliiasiques sont peu ou pas traités, et on no leur fait que quelques prescriptions banales de régime, auxquelles s’ajoute le Iraitemont hydro-minéral. Ce n’est pas assez, et Vichy, Carlsbad, ou Vittel ne résuuieiil pas tout ce que nous pouvons et devons faire en pareille matière.

J’ai depuis longtemps institué un traitement de la cholélithiase, méthodique et prolongé, basé sur l’administration quotidienne, 10 à 15 ou même 20 jours par mois, de 1 à 2 grammes par jour de salicylate et de benzoate de soude, l.e benzoate me parait moins efficace que le salicvhite. mais il en renforce et complète l’action, et permet de donner une moindre dose de ce dernier sel dont l’ingestion longtemps continuée pourrait ne pas être sans inconvénients (l’intégrité rénale devant, au préalable, être constatée). De plus, une fois tous les 8 ou 10 jours, je fais prendre le soir 10 à 20 gouttes d’huile de Harlem.

Ce traitement médicamenteux complexe donne les résultats les plus remarquables, et arrive souvent à couper d’emblée la série des crises à répétition, a dunner au malade une guérison, an moins apparente, par la sup-

pression définitive ou très longuement durable des paroxysmes douloureux.

J’ai eu des preuves si convaincantes et si répétées de l’efficacité de ce traitement que je considère son échec comme une véritable indication opératoire, comme une preuve que les conditions anatomiques de la lésion ne

trois conditions : répétition incessante des crues douloureuses, telle que l’existence devient intolérable pour les malades et que leur santé générale en est sérieusement troublée; ktère calculem chronique, quand il dure depuis deux mois environ, et s’accompagne d’amaigrissement et de pertes des forces; infection biliaire, décelée par la lièvre bilio-septique, et accompagnée ou non de cholécystite calculeuse.

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