Sur deux cas de rhinosclérome
(Communication à la Société française d’oto-rhino-laryngologie, 1894.)
On a bien rarement en France, l’occasion de voir dès rhinoscléromes. C’est ce qui fait l’intérêt des deux observations personnelles
que p" recueillir, en suivant mes deux malades pendant plusieurs mois (fig. 6).
On sait en quoi consiste l’affection. De nature probablement parasitaire (bacille de Frisch) elle s’observe principalement en Autriche-
Hongrie et dans l’Amérique du Sud. La marche de l’affection est très lente et fatalement progressive.
Le meilleur traitement consiste dans l’extirpation large, à l’instrument tranchant (bistouri ou curette). Mais en terminant, je ne peux passer sous silence la méthode de traitement, que préconise Pawloswky (de Kiew). Il inocule à ses malades une rhinosclérine produit des toxines du bacille de Frisch, à la manière de la tuberculine.
Ces inoculations peuvent servir à décéler un rhinosclérome douteux. Faites autour des lésions, elles rendent les tissus environnants
réfractaires à l’invasion du mal, et assurent à l’intervention chirurgicale un succès plus certain. Mais Pawlowsky n’a jusqu’ici inoculé que deux malades. L’heureux effet de sa méthode n’est donc pas définitivement établi.