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IL — MALADIES DU LARYNX

6. — 1893. Le traitement chirurgical de la tuberculose laryngée.

(Mfpmt à la Sociité française d’Oto-rhino-laryngologie, 15 mai 1893.)

Envisageons les principaux cas de tuberculose laryngée pour lesquels on peut songer aux méthodes chirurgicales, et voyons quel moyen convient le mieux à telle variété.

i" Supposons d’abord des cas de tuberculose primitive aveclésions pulmonaires nulles ou du moins sans importance relative :

a. Si la lésion est circonscrite sous forme de tumeur comme les pseudo-polypes décrits par .4vellis (de Francfort), la pince coupante suffit, à la condition de toucher ensuite au galvanocautère le lieu d’implantation de la tumeur ;

(1) Baudet, Mal perforant buccal, Thèse de Paris, 1808.

b. Les lésions sont-elles plus étendues, en nappe, il y a lieu de recourir au curettage, à moins que la mobilité des parties (épiglotte, aryténoïdes) n’impose la pince coupante ;

c. Si le curettage n’a pas suffi, ou si les lésions sont d’un abord difficile, on envisagera l’opportunité de la laryngotomie pour employer la variété de taille laryngée qui correspondra le mieux au siège des foyers tuberculeux ;

d. La laryngotomie ne me paraîtrait permise que si, tous les moyens précédents ayant échoué, te malade était menacé de mort par l’envahissement de la tuberculose ou par les fâcheux symptômes de la bacillose laryngée :

2° Supposons en dernier lieu le cas du tuberculeux dont poumons et larynx sont atteints ensemble.

Le curettage est ici le moyen préférable. 11 enlève les fongosités, rend moins douloureuses les ulcérations et désinfecte en partie le larynx des microbes variés qui l’habitent.

La trachéotomie n’est alors qu’un pis-aller dont il ne faut user qu’en cas d’asphyxie menaçante.

Quant aux contre-indications, nous les trouvons surtout dans l’état pulmonaire et général du malade : tuberculose pulmonaire an troisième degré, amaigrissement marqué, perte des fonctions digestives, absence de sommeil, température élevée, indocilité du patient.

Elles s’affirmient d’autant plus que l’opération à tenter est plus importante.

Les cas de tuberculose à marche rapide sont défavorables à l’opé-

L’hybridité (coexistence de syphilis) ne contre-indique pas l’intervention chirurgicale.

En somme, le curettage souvent et la laryngotomie quelquefois sont les deux méthodes de choix lorsque s'impose le traitement chirurgical de la tuberculose laryngéé, et c’est principalement à la deuxième période de l’affection que ces divers moyens trouvent à s’employer.

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