LES RHUMATISMES VERTÉBRAUX LOCALISÉS ET LEURS CONSÉQUENCES
Les Formes localisées du Rhumatisme vertébral. Leur diagnostic, lev importance en pathologie.
Les formes localisées du Rhumatisme vertébral, que j’ai cherché à préciser, sont d'acquisition toute récente. Elles paraissent être de beaucoup les plus fréquentes : c’est,à la radiographie que nous en devons surtout la différenciation. Ces formes localisées peuvent siéger dans toutes les régions du rachis, elles sont lombaires, dorsales ou cervicales. Elles peuvent prendre dans leurs manifestations cliniques des allures très variées, mais particulièrement un aspect fruste ou larvé : fruste , parce que le rhumatisme, non seulement n’est pas toujours ni généralisé, ni ankylosant, mais encore n’est pas toujours très douloureux, voire même est parfois lout à fait indolore; larvé, parce qu’il peut se révéler exclusivement par ses conséquences périphériques, dues h des compressions ou irritations radiculaires, douleurs, parésies, amyotrophies, dont les manifestations bien plus apparentes, parfois bien plus bruyantes, dissimulent plus ou moins complètement la lésion rachidienne qui en est pourtant le point de départ. ■■
En outre’, en permettant le diagnostic du rhumatisme vertébral dans ces différents cas, la radiographie a considérablement restreint le domaine du mal de Pott qui, il y a peu d’années encore, était considéré comme de beaucoup la plus fréquente des affections vertébrales, ce. qui est heureusement très loin d’être la vérité. Le pronostic de ces affections s’en est trouvé considérablement amélioré et
Syndromes douloureux lombo-sa
la forme lombaire du rhumatisme vertébral est de beaucoup la plus fréquente : c’est d'ailleurs il la région lombaire que même les rhumatismes diflus sont souvent prédominants. A cette forme lombaire nous avons donné le nom de « lombanhrie », afin dé préciser par un mot une variété qui est si fréquente qu’elle 1 prend presque la valeur d’une entité anatomo-clinique.
dans les deux cas la scoliose est alternante, et l’alternance peut être produite h. volonté, soit activement par le malade, soit passivement en inclinant le trône latéralement et en faisant participer la région lombaire à l'inclinaison par des pressions directes; dans les deux cas le changement de position est douloureux; mais la position, une fois obtenue, n’est pas douloureuse; dans les deux cas on observe un ressaut brusque, un déclenchement qui est nettement d’origine ostéoarticulaire ; dans les deux cas, le sujet peut rester aussi bien incliné h droite qn’h gauche, en scoliose homologue ou croisée, mais il ne peut çe tenir.droit, j
Il-se comporte, en somme, comme si la colonne lombaire se balançait, pour ainsi dire, sur une vertèbre en dos d’âne, s’inclinant alternativement sut le-flanc droit ou sur le flanc gauche de cette vertèbre.
L’examen radiographique nous a montré que les faits étaient en réalité un peu moins simples ; la 4" lombaire, écrasée d’un côté, en coin, s’enfonçait ou se reculait plus ou moins entre les vertèbres voisines, en faisant basculer la colonne sus-jacente.
Il y avait ainsi un véritable rachis à ressort, d’origine nettement ostéo-articu-V laire, conditionné par une sorte de vertèbre en tiroir ; et ainsi se trouvent expliqués è la fois et les alternances de la scoliose et le ressaut brusque qui marque chaque changement de déviation.
Mais est-ce la scoliose alternante seule qui est ainsi expliquée ? Nous en doutons. Nos doux malades se sont en effet présentés comme des types de scoliose homologue ; n’est-il pas légitime de penser que celle-ci peut n’êlre parfois qu’une sooliose alternante méconnue? Sans doute même bien des scolioses croisées Ont-elles une genèse analogue, plus ostéo-artiçulaire que neuromusculaire.
Nous voulions surtout, en présentant ces malades, attirer l'attention sur. les déformations vertébrales rhumatismales dans la production de certaines au moins desscolioses dites sciatiques.
ro-iliaque chronique.
Parmi-lés formes localisées du rhumatisme lombo-sacré, l’arthrite sacroiliaque chronique est particulièrement fréquente, ce qui se conçoit par le poids considérable du corps et la pression qu’elle supporte ; on sait, en effet, par l'exemple des autres articulations,, que les lésions pathologiques en général,-et les lésions
l'origine des symptômes
sur une image radiographique.
h décrire l'arthrite chronique sacro-iliaque, c’est parce