B. - LE RHUMATISME CERVICAL ET SES CONSÉQUENCES
Do même que le rhumatisme lombaire détermine la plupart des sciatiques ; avec toutes les variétés, le rhumatisme cervioal est susceptible de produire dans le domaine du plexus brachial des douleurs, des paralysies, des amyotrophies extrêmement diverses dont la cause passerait facilement inaperçue sans le çon? cours de la radiographie.
Les Paralysies amyotrophiques du Plexus brachial par Rhumatisme cervical chronique.
Rhumatisme cervical chronique et paralysies radiculaires du plexus brachial,
Qroupçmnt médical de la 5 e région, U octobre 1919,
Une variété fréquente çl§ paralysies du plexus brachial $ paralysies par rhumatisme cervical chronique,
Journal médical français, juillet 1924,
J’ai observé un certain nombre de cas de paralysies du plexus braohial, dont la cause serait rostée tout à fait méconnue, si de bonnes radiographies n’avaient montré des lésions de rhumatisme cervical chronique.
Leur tableau clinique est très variable. Elles peuvent se présenter absolument comme une paralysie radiculaire du plexus brachial, à lype supérieur ou à type inférieur. Mais leur symptomatologie offre pourtant le plus souvent un certain nombre de caractères communs. Il s'agit de paralysies plus ou moins accentuées, mais presque toujours incomplètes dans une partie au moins du domaine du plexus. Elles sont, pour ainsi dire, à la fois dissociées et associées, comme il arrive souvent dans les radiculitcs par inflammation ou compression sans blessure; c’est-à-dire qu’elles n’occupent pas la totalité des muscles dépendant d’un groupe radiculaire, mais qu’elles atteignent quelquefois, en outre, certains muscles dépendant de racines voisines, par exemple du plexus cervical; de plus clics sont parfois plus ou moins bilatérales, momentanément du moins.
L'amyotrophie paraît souvent prédominer sur la paralysie proprement dite, et celle-ci' est particulièrement tardive, comme dans nombre dé cas dé névritès
Des douleurs sont fréquentes, à point de départ au cou et à irradiations le long du bras, mais elles ne sont pas constantes, et il est à noter que les lésions rhumatismales cervicales radiologiquement les plus indiscutables no sont pas toujours très douloureuses.
L’hypoesthésie en bande, la diminution ou l’absence de l’un ou l’autre des réflexes tendineux du membre supérieur, les modifications quantitatives ou qualitatives des réactions électriques complètent irrégulièrement le tableau clinique et le diagnostic topographique! Ce tableau clinique prend parfois le masque soit d’une amyotrophie primitive, soit d’une paralysie par lésion d'un tronc périphérique, radial ou cubital par exemple.
ta radiographie montre des lésions évidentes de rhumatisme chronique avec leurs deux variétés plus ou moins juxtaposées : d’une part néo-ossifications sous forme de crochets, becs de perroquet, nodosités exubérantes, etc., d’autre part ostéoporose avec décalcification ou mieux désossification, transparence anormale eh effacement de la trabéculation. Ces lésions sont celles que l’on observe dans toutes les localisations du rhumatisme chronique, notamment avec une particulière fréquence au niveau du rachis lombaire.
Dans certaines de nos observations, la localisation radiographique des lésions répond très exactement a la racine même que cliniquement on doit supposer
La Radioulite cervico-brachiale simple ou rhumatismale (Radiculite transvertébrale ou transversaire).
Dès le début de la guerre, j’ai observé avec une certaine fréquence des syndromes radiculaires cervico-brachiaux non traumatiques, plus ou moins semblables h ceux que certains auteurs avaient attribués à une méningite syphilitique; mais chez nos sujets la syphilis ne paraissait pas pouvoir être mise en
syndromes radiculaires présentaient tous, à un degré plus ou moins et plus ou moins complet, la symptomatologie ordinaire des radiculites,
» répartition des symptômes sensitifs, subjectifs et surtout objectifs
Les muscles atteints sont presque toujours le sterno-mastoïdien, mais non
cou, l’omo-hvoïdien par exemple dans un cas; parfois même certains muscles plus éloignés, de l’épaule, du bras, voire de la cuisse ou de la jambe, sont également' animés de secousses plus ou moins brusques. La musculature est touchée parfois d’un seul côté, parfois des deux.
Il résulte de celte variété une grande variabilité dans l’attitude habituelle de la tête, non moins que dans la direction et l’intensité des mouvements involontaires, mais la tête a conservé dans tousles cas me complète ou au moins une presque complète mobilité passive. Le malade lui-même la redresse avec facilité dans certains cas au moyen d’un « geste antagoniste », avec une notable difficulté et incomplètement dans d’autres cas, pas du tout enfin dans quelques autres.
Or, il y a un lien commun entre ces cas si dissemblables de torticolis spasmodiques, c’est à savoir que, dans tous les 7 cas, la radiographie nom a révélé une lésion de la colonne vertébrale cervicale. Cette lésion, parfois multiple, se trouve d’ailleurs toujours dans nos observations entre C‘ et C.
La lésion occupe de la façon la plus irrégulière tantôt le corps vertébral,
B. — ÉTUDES PATHOGÈNIQUES
Le Développement historique, l’Évolution et l’État actuel de la doctrine des Diathèses.
L’Anaphylaxie et la Reproduction expérimentale des maladies diathésiques.
Diathèses et Anaphylaxie.
Asthme, anaphylaxie et antianaphylaxie.
Journal médical français , décembre 1920.
Arthritisme et Rhumatismes chroniques.
Rapport au Congris de l'Arthritiime, Vittel, 1927.
Il est toujours infiniment intéressant, au point de vue à la fois scientifique et osophique, de suivre it travers les siècles l’évolution d’une idée générale, ae grande théorie, d’une doctrine. 11 n’est peut-être pas de doctrine qui, dans développement historique, soit plus intéressante à étudier que celle des
L’origine nerveuse ou tropho-neurolique, méningo-médullaire, du rhumatisme déformant a élé soutenue surtout par les Professeurs Teissier et Roque, et, aveç eux, par de nombreux' auteurs. Pourtant la plupart des signes cliniques du
moelle, comme chez les amputes, par exemple. (Voir ma commiinicafion, cidessus résumée, sur l’importance de la névrite ascendante dans les lésions médullaires des amputés.)
La constatation de l'extension des orteils chez les rhumatisants chroniques, en dehors de tout autre trouble nerveux caractérisé, indique donc d’une façon certaine que la moelle est altérée; elle indique d’une façon probable que cette altération est précoce et sans doute primitive (ou secondaire à une lésion primitivement méningée).
La recherche systématique du signe de Babinski n’avait jamais été faite, à ma connaissance, chez les rhumatisants chroniques; elle me parait devoir prendre . une grande importance pour l’étude pathogénique du rhumatisme déformant.