MALADIES OSSEUSES ACQUISES
LA MALADIE OSSEUSE DE PAOET Les lésions des extrémités, mains et pieds, dans la maladie de Paget.
Déformation de la base du crâne dans la maladie de Paget.
Etude de la base du crâne dans la maladie de Paget.
Le crâne dans la maladie de Paget (Présentation de trois nouveaux crânes).
est particulièrement habituelle; elle est importante en clinique, car elle parait être le point de départ de certains symptômes, parfois graves, mal expliqués
I. Des lésions des extrémités, mains et pieds, avaient été occasionnellement signalées dans des observations de H. Meunier, Fitz, Pierre Marie, Klippel et M.-P'. Weil, Giles de la Tourette et Magdelaine, Gaillard et Béclère, Menetrier et Legrain.
J’ai établi que ces lésions sont fréquentes, car, sur 4 cas de maladie de Paget systématiquement examinés b. ce point de vue, j’ai trouvé S fois des lésions pagé- ' tiques manifestes des extrémités. Cette proportion ne concorde nullement avec les idées admises sur la rareté de ces lésions des mains et des pieds chez les pagétiques; elle esl d'autant plus intéressante que j’ai vu semblables lésions en l’absence même de toute altération apparente des os longs des membres.
II. Avec le Professeur Pierre Marie, j'ai constaté des lésions de la base du
paraissait tout à fait obscure, sont en réalité dus au rétrécissement des orifices traversés par le système nerveux central , par les vaisseaux et les nerfs qui vont dans le crâne ou qui en sortent : il en est ainsi sans doute de divers troubles mentaux, de troubles auriculaires ou oculaires, de troubles vaso-moteurs et trophiques, peut-être aussi de quelques-uns des troubles circulatoires et respiratoires dont certains sont extrêmement fréquents au cours de cette affection et qui ont été attribués jusqu’ici à des altérations bulbaires inexpliquées.
déformations de la face (faciès fuyant, etc.) et de l’obliquité excessive de la voûte palatine qui s’observent souvent. Enfin l’hypertrophie excessive des alvéoles dentaires détermine chez certains sujets une expulsion spontanée des dents saines, comme chez certains tabétiques ou diabétiques.
On voit que l’étude, jusqu’ici négligée, de la base du crâne des pagétiques
dans les os atteints le tracé régulier des travées normales. Cet aspect de flocons d'ouate est très particulier, très facile à reconnaître ; depuis notre publication, il a été retrouvé par un très grand nombre d’auteurs, et il est devenu classique dans la maladie de Paget. Nous l’avons retrouvé, sensiblement analogue, dans certains cas de maladie osseuse de Recklinghausen.
Des tibias atteints de syphilis héréditaire tardive présentent des altérations bien distinctes, ils sont déformés par une coque surajoutée de tissu compact 6 couches concentriques, coque siégeant sur un point limité de l’os ; nulle part, on ne retrouve l’aspect ouaté; c’est une hyperostose limitée et non une altération
h'ostéomalacie montre dans l’épaisseur de toute la partie cenlrale de la diaphyse des os lésés une transformation complète : les fines travées obliques normales ont disparu et l’os apparaît régulièrement clair, à l’exception d’un certain nombre de cloisons épaisses et opaques qui, transversales ou plus ou moins obliques, joignent les faces de l’os et le divisent et subdivisent en alvéoles
Wassermann qu'on peut aujourd'hui étayer la théorie de l'origine syphilitique de la maladie de Paget.
LA MALADIE OSSEUSE DE RECKLINGHA USEN
La maladie osseuse fibro-kystique de Becklinghauseï
(En collaboration avec le D r Ch. Ruppe.)
Maladie osseuse fibro-kystique généralisée (Maladie osseuse de Recklinghausen).
Maladie pseudo-kystique du crâne osseuse de Recklinghausen localisée ai Hérédo-syphilis ?)
été médicale des Hôpitaux, 27
gnées d’une réaction de Wassermann positive et guéries en quinze traitement spécifique au sulfarsénol.
Diminution dès tumeurs dès maxillaires, apparues depuis peu un nouveau traitement an sulfarsénol.
des doigts en baguette de tambour ne constitue pas un symptôme indispensable à son diagnostic;
2° L’ostéite engainante, qui en constitue une lésion essentielle et que Rénon et Géraudel avaient localisée aux diaphyses, est loin de respecter l’épiphyse : celle-ci est atteinte au même titre et souvent bien plus que la diaphyse par le processus d’inflammation ostéo-périostique.
Une raréfaction osseuse prononcée est un deuxième caractère radiologique de cette maladie de Pierre Marie : elle explique la facilité avec laquelle le malade peut se fracturer les différentes pièces du squelette. Certaines de ces fractures pourront être méconnues; mais, d’autre part, l’hypertrophie et l’ostéoporose rendent compte de certaines déformations qu’il faudra se garder de mettre sur le Compte d’une fracture inexistante.