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LE RACHITISME

Les « Petits Bachitiques » dans l’armée.

« Le Petit Rachitisme ».

Les « petits rachitiques » : leurs caractères physiques et mentaux; leur importance ; leur origine ; leur valeur au point de vue militaire et social.

Quelques remarques statistiques à propos de l’Étiologie du Rachitisme.

Les déformations osseuses du Rachitisme de l’ehfancè s’atténuent généralement avec l’âge et disparaissent le plus souvent complètement ; mais lès grands rachitiques, ceux que nous décrivent les livres classiques, conservent jusqu’à l’âge adulte des stigmates assez importants de leur maladie pour les rendre inaptes

LE NANISME HYPOPHYSAIRE

réalisait le type du « nain parfait » ou « total ». Un certain nombre de signes m’ont permis de penser à une lésion hypophysaire : céphalées tenaces à prédilection frontale, tendance à l’oxycéphalie, symptôme très précoce que nous avons souvent observé en rapport avec une hypertension intracrânienne apparue avant la soudure des sutures crâniennes, signes oculaires, exophtalmie, amaurose presque complète, décoloration et atrophie des pupilles, champ visuel extrêmement réduit et de forme irrégulièrement concentrique. La radiographie de la base du crâne confirmait l’existence d’une lésion hypophysaire : en effet, l’ensemble des contours de la selle lurciqUe était à peu près entièrement effacé.

Dans l’autre cas que j’ai observé, la symptomatologie a été à peu près analogue, et il est vraisemblable qu’il s’agissait là aussi d’un cas de nanisme hypophysaire; mais le contrôle radiographique m’a fait défaut cette fois pour pouvoir l'affirmer.

Ces observations sont intéressantes parce qu’elles semblent prouver que l’arrêt de la croissance, gui se rencontre d’ordinaire associé à l’infantilisme hypophysaire, parait bien dépendre directement de la lésion pituitaire’et non pas de l’altération secondaire des glandes génitales, comme on l’avait quelquefois pré-

LA MACROGÊNÊTOSOMIE Un cas de Macrogénétésomie (t) chez une fillette.

Gigantisme ou macrosomie précoce.

Soudure prématurée des cartilages de conjugaison.

Société médicale des Hôpitaux, 2 mars 1923.

Nous avons observé une fillette de six ans dont la taille et le développement

bien constituée. Le début de cette macrosomie remontait à la toute première enfance : elle était née de taille normale et pesant 3 kilogrammes, mais dès l'âge de trois mois, ce qui est exceptionnellement précoce, on avait été frappé de son développement excessif.

Fait intéressant, le développement osseux de cetle enfant était celui de sa taille et non celui de son âge : les radiographies que nous avons fait faire étaient absolument comparables à celles d’une enfant dè treize ans, tout à fait différentes de celles d’une enfant normale de six ans. La soudure des cartilages de conjugaison nous avait fait espérer que la taille de cette enfant cesserait de croître six ou sept ans plus tôt que celle do ses congénères, de telle sorte qu’à l’âge adulte elle ne serait pas plus grande que les sujets normaux.

Nous avons suivi cette enfant pendant plusieurs années. Nous avons constaté que son développement corporel croissait encore très vite malgré cette soudure précocement avancée des cartilages de conjugaison, car à six ans etle'avait 1 m. 36, à neuf ans elle avait 1 m. 55, c’est-à-dire qu’en trois ans elle avait grandi de 19 centimètres. Elle avait à neuf ans tout l’aspect d’une fillette de seize à dix-huit ans au point de vue de la taille, du développement des seins et de l’abdomen, de la pilosité,

de ce signe nous permettait de porter nettement le diagnosticde macrogénitosomie.

La macrogénétosomie paraît très rare chez la Ailette, car tout récemment ' encore Horrax et Bailey ont relevé dans la littérature 14 cas de macrogénétosomie avec lésion épiphysaire ; or, il s’agissait toujours de garçons et pas une seule fois de filles.

Faut-il croire qu’il s’agit, comme on l’avait prétendu, d’une lésion épiphysaire ? Nous ne saurions l’afHrmer, car notre malade ne présente aucun signe clinique ou radiographique de tumeur cérébrale. Dans certains cas il semble qu’on ait trouvé des tumeurs de la surrénale ou de la glande génitale et que ce qui détermine la macrogénétosomie, c’est plutôt la nature même du tératome que son siège ; il en est peut-être ainsi chez notre Ailette, bien que nous n’ayons constaté aucun signe apparent de tumeur abdominale.

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