AFFECTIONS NERVEUSES DIVERSES
A. - PATHOLOGIE GÉNÉRALE ET SÉMÉIOLOGIE Contribution à l’étude des affections nerveuses congénitales :
des processus inflammatoires ou dégénératifs, sont semblables b celles qu’on avait observées dans les différents viscères de nouveau-nés issus de mères malades : elles paraissent se produire sous l’influence des poisons microbiens si aisément hémorragipares ou des principes toxiques provenant de cellules maternelles ou fœtales'déviées par la maladie de leur type nutritif normal.
Chez les sujets que j’ai étudiés, les lésions des centres nerveux ne s’étaienl.
manifestées par aucun signe clinique : il avait fallu les chercher systématiquement pour les trouver. Mais on conçoit que, si elles avaient été différemment placées, elles se seraient sûrement révélées par quelques troubles cliniques, soit qu elles aient détruit des éléments nerveux déjà formés, soit qu’elles se soient opposées b la parfaite évolution des parties qui, comme le faisceau pyramidal, ne
s’achèvent qu’après la naissance, soit que, après résorption, elles aient laissé à leur place des cavités. Aussi nous , a-t-il paru bien probable que certaines affections à'pathogénie encore très discutée, telles que la maladie de Little, les paralysies spasmodiques infantiles, certaines syringomyélies, etc., doivent être influencées dans leur genèse par des altérations de cette nature : l’influence des maladies de la mère au cours de la grossesse semble donc avoir sur les affections nerveuses congénitales plus ou moins tardives de l’enfant une grande importance pathogénique que l’un n’avait guère soupçonnée jusqu'ici que pour la syphilis.
De façon tout à fait indépendante et à peu. près simultanée, le Professeur Gouvelaire avait fait des constatations très analogues aux nôtres, mais à la suite de difficultés de l’accouchement, et il en avait tiré les mômes hypothèses.
Lors d’une discussion plus récente à la Société de Neurologie sur la pathogénie du syndrome de Little, plusieurs des membres présents ont apporté l’appui de leur autorité aux idées que nous avions émises.
Douleur et phénomènes psychiques.
C’est à tort que la douleur a été considérée par les psychologues et physiologistes comme un phénomène cérébral. En réalité, il y a deux éléments dans le phénomène de la douleur, à savoir : la sensation de douleur brute, d’une part, Xinterprétation de cette sensation, c’est à-dire la notion du siège de la douleur et de la nature de l'excitation , d’autre part. C’est l’interprétation seule qui est un phénomène cérébral : la douleur brute subsiste, en effet, chez les anencéphales, et aussi chez les sujets atteints d’hémianesthésie d’origine cérébrale par lésion des conducteurs sensitifs.
Le Chromo séro-diagnostic de l’Hémorragie cérébrale.
On sait qu’un des problèmes les plus ardus de la pathologie nerveuse est celui du diagnostic entre le ramollissement et l’hémorragie cérébrale : ce dia-
arrière, ce qui ne se produit pas ici.
Ce signe diffère du « phénomène des raccourcisseurs » décrit par MM. Pierre Marie et Foix, bien qu’à première vue il paraisse être assez comparable, le phénomène des raccourcisseurs est un réflexe pathologique indiquant la libération dé l’automatisme médullaire; le phénomène de l’avant-bras est au contraire physiologique. Nous l’avons cherché chez 275 sujets et nous l’avons trouvé constant à l'état normal , bien qu’il puisse présenter quelques variations individuelles dans la rapidité et l’amplitude.
Il ne doit être considéré comme pathologique que lorsqu’il est complètement ou presque complètement négatif des deux côtés, c’est-à-dire quand l’arc de cercle décrit par l’avant-bras est nul ou ne dépasse pas quelques degrés, ou quand il est très nettement asymétrique et très franchement affaibli du côté malade.
Au contraire, la flexion des orteils nous a paru avoir une valeur diagnostique et surtout pronostique importante , car, chez un enfant qui tardivement ne marche pas encore, un prématuré ou un athrepsique entre autres, elle semble pouvoir être parfois pendant plus ou moins longtemps le seul signe qui permette d’affirmer que le faisceau pyramidal s'est achevé et que n'apparaîtront pas plus lard les symptômes du syndrome de Utile : elle permet jusqu'à un certain point de" prédire que