Culture du bacille tuberculeux
Le bacille tuberculeux, encore contenu dans les exsudats naturels, végète difficilement sur les milieux de culture. Pour réussir au mieux, il faut lui offrir un milieu qui se rapproche le plus possible des conditions naturelles dans lesquelles il se trouvai}:.
•Lorsqu’il est acclimaté sur les milieux, il se laisse, par contre, plus facilement cultiver sur des milieux plus simples, et même, comme Hippolyte Martin l’a montré depuis longtemps, sur des solutions ne renfermant que des éléments minéraux.
Nous avons, après d’autres, repris ces expériences, dans le
but d’étudier sur un milieu chimiquement connu et le plus simple possible, les phénomènes biologiques du bacille.
Nous avons vu que le bacille pousse bien à condition de lui offrir de l’azote, du phosphore, de la magnésie, de la potasse et de la glycérine. Dans un tel milieu synthétique, la réaction acide paraît indispensable pour obtenir une culture. La réaction neutre donne un rendement à peine appréciable. L’optimum est de 0,7 pour 1.000, en acide phosphorique. Mais une acidité plus forte entrave la culture.
Le potassium paraît indispensable, malgré les conclusions de Lowenstein et Pick. Sans potassium, nous avons toujours échoué, malgré l’adjonction de sodium qui, pourtant, n’est pas nuisible. Il en est de même pour la magnésie, qui ne peut être remplacée par la silice.
Les autres éléments, chlorure de sodium, fer, sont utiles sans être indispensables; il y a d’ailleurs toujours des traces de fer, provenant de l’attaque du verre pendant la stérilisation: il en est de même pour le manganèse.
Parmi les éléments azotés, le nitrate de potasse et le nitrate d’ammoniaque sont toxiques; le succinamide est médiocre; l’asparagine est favorable; mais le meilleur élément, de ceux que nous avons essayés, est le succinate d’ammoniaque.
Nous nous'sommes arrêtés au milieu suivant:
Sulfate de magnésie. 4 gr. 50
Phosphate de potasse. 0 gr. 50
Acide phosphorique. 0 gr. 70
Succinate d’ammûniaque. 4 gr. 60
Glycérine.35 gr.
Eau. 1 litre