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II. — Diagnostic d’un cas de pustule maligne par l'hémoculture. Septicémie à bactéridie de Davaine. C. H. Soc. Biol., 1922, page 782. Séance du 8 avril 1922. (En collaboration avec Ch. Bigot.)

III. — Septicémie éphémère provoquée par Tluterventiou chirurgicale. C. B. Soc. Biol. Séance du l"'juillet 1922, p. 348.

Thèse du P' Legrain (Maloine, édit.), 1918. Septicémies au cours de l’évolution des blessures de guerre.

Thèse de M. Dauge. (Vigot, édit.), 1921. Les iormes septicémiques de la méningite cérébro-spinale.

SEPTICÉMIES

Le terme de septicémie, créé par Piorry, s’applique aujourd'hui au passage des n’a pas d’aptitude pour s'y multiplier, il pourra ne créer aucun trouble : la septicémie.

ET DUE AU SACCHAROMYCES GRANULATUS

Nous avons eu Toccasioii d'observer un malade à propos duquel s’esl posé, une fois de plus, le problème du diagnostic de pseudo-tuberculose mycosique et qui présentait ce point particulièrement intéressant qu’il représente le premier cas où le Saccharomyces granulakis ail été trouvé comme cause de pneumopathie.

Il 8 agit d’un malade qui, le lendemain d’une laparalomie pratiquée pour perforation intestinale secondaire à une blessure de guerre, est pris brusquement d’une affection pulmonaire à début bruyant et fébrile, à type de broncho-pneumonie, prolongée pendant plusieurs mois, évoluant ensuite d’une façon chronique pendant cinq ans, avec des phases d accalmie coupées par des poussées aiguës, à type de bronchite diffuse, une

; pathogènes pour les animaux de laboratoire.

pignons correspondent à la description du Saccharomyces granulattift df-et E. Legrain. Notre malade a guéri — et cette guérison a pu être coni mée [uement par la disparition du parasite dans l’expectoration — par Tasseîu de méthylène et d’iodure de potassium.

; dans la science que i cas de cette mycose et, dans ces quatre cas, il lésions cutanées ou osseuses. Celui que nous avons observé est le cinquième )n due à ce parasite, c’est le premier cas où il s’agisse d’une localisation xclusivc. Le premier cas a été publié par Villcmain et Legrain, en 1900; e tumeurs dures siégeant à la l'ace externe du maxillaire inférieur. Dans tuteurs isolèrent une levure nouvelle à laquelle ils donnèrent le nom de ■es granulalus. Le second cas est drt à Pellier; il s’agit d’une ostéo-périostite

examen et de s’en rapporter à la seule impression clinique. Le diagnostic le plus vraisemblable, dans notre cas, avant l’examen des crachats était celui de tuberculose pulmonaire. 11 en est de même dans la plupart des mycoses pulmonaires où l’on a pu observer des cavernes géantes, des hémoptysies et des images radiographiques cadrant tout à fait avec un tel diagnostic. Seul, l'examen bactériologique permet de reconnaitre ces mycoses, dans lesquelles la présence, en nombre considérable, du champignon parasite dans l’expectoration est presque toujours constatée lorsqu’on la recherche. Cette constatation est pathognomonique. Ce résultat est encore renforcé par l’absence, plusieurs fois contrôlée, du bacille de Koch, môme par les méthodes sensibles d’homogénéisation et de sédimentation, et par l’inoculation au cobaye.

Celte observation montre, une fois de plus, que \ examen systématique des crachats s'impose dans toutes les pneumopathies. Si la tuberculose pulmonaire est parfois méconnue, combien de fois aussi n’est-elle pas affirmée à tort dans les affections les plus disparates du poumon, alors que l’examen des crachats, si simple et si probant, supérieur dans sa netteté à toutes les méthodes détournées, eût évité, dans un cas comme dans l’autre, une erreur regrettable et, comme dans notre cas, permis d’appliquer au malade une méthode de traitement capable d’assurer la guérison.

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