II. — Pouvoir amylolytique (Amylase
connue. Magendie, Claude Bernard, Schiff, en avaient ébauché l'étude ;
terminer son origine. Le même auteur a démontré que le sucre produit était du glucose.
Nous avons employé dans nos recherches la technique suivante : le versé dans des tubes stériles. Chez le lapin ou chez le chien, le sang
ensuite décanté ; le contact avec le caillot doit avoir autant que possible une courte durée, car Castellino et Parasca ont prétendu que l’activité
vérifier ce phénomène dont ni Bial ni Cavazzani n’ont fait mention.
Nous mélangions 2 centimètres cubes de sérum à 50 centimètres cubes d’empois d’amidon fraîchement préparé et stérile, contenu dans un ballon stérilisé ; nous ajoutions 1 centimètre cube d’une solution alcoolique de thymol à 100/0. Dans ces conditions les ensemencements pratiqués après 24 heures d’étuve sont demeurés négatifs ; nous n’avons donc pas à redouter l’intervention des nombreuses bactéries qui saccharifient l’amidon ; au bout de 24 heures de séjour dans l’étuve à 38» on ajoute 5 centimètres cubes d’une solution d’acétate de plomb, on filtre et on dose le sucre par la liqueur du Fehling ferrocyanurée ;
a) 'Variations physiologiques. •— 1» Age. — Le sang du fœtus est remarquablement pauvre en hémodiastase ; après Bial et Cavazzani, nous avons fait cette constatation et 6 échantillons de sang du cordon ombilical ne nous ont donné après action sur l’amidon que des traces indosables de sucre ; pourtant le sang du placenta présente un pouvoir amylotique marqué
marqué de
chien soumis au jeûne.nous avons obtenu un abaissement l’activité sanguine.
2° Influence des intoxicaliùm. — Ni l’atropine, ni la strychnine n’ont exercé d’action ; la pilocarpine à doses hypertoxiqucs a déterminé une élévation considérable du pouvoir amylasique.
Chez 4 lapins auxquels nous injections sous la peau des quantités d’antipyrine variant entre O gr. 50 et 1 gramme, nous avons observé un abaissement léger dans 3 cas, plus marqué dans un autre.
Le phosphore et l’arsenic se sont comportés d’une manière analogue : à dose hypertoxique, les deux poisons exaltent le ferment chez le lapin et l’atténuent au contraire, si l’intoxication est subaigué.
La toxine diphtérique détermine une élévation de l’activité sanguine
Influence des infections. — Chez 2 lapins et 3 chiens tubercu-
taté un abaissement marqué du pouvoir amylasique, il en fut de môme chez 4 lapins infectés avec des cultures de staphylocoque blanc.
4® Influences diverses. — Etant donné que l'urine saccharifie normalement l’amidon, nous avons voulu rechercher si la suppression complète de toute élimination urinaire pouvait déterminer dans le sang l'accumulation du ferment. Nous avons lié dans ce but le pédicule rénal chez 7 lapins que nous avons sacrifiés 24 heures après ; chaque fois il y eut augmentation manifeste du pouvoir saccharifiant.
d) Considérations générales. — 1° Faits physiologiques. — Nos recherches, pas plus que celles de nos prédécesseurs, n’ont pu élucider
timètre cube de sérum ; le tout était porté dans l’étuve à 37» pendant une demi-heure ; au bout de ce temps nous constations que le lait ne s’était pas coagulé dans tous les tubes et il était facile de savoir la quantité minima de la solution de présure qui suffisait à produire la coagula-
Alors que deux gouttes coagulaient exactement en une demi-heure 10 centimètres cubes de lait pur, il en fallait 10 et 15 et même davantage pour produire cet effet après addition d'un centimètre cube de sérum.
Nos recherches ont porté sur 34 malades ; nous avons eu soin de nous servir de lait de même provenance et de vérifier chaque fois que 10 centimètres cubes de ce lait étaient exactement coagulés par deux gouttes de la solution de présure dans les conditions ci-dessus énoncées. Normalement l’activité antiprésurante du sérum paraît être comprise entre 12 et 18, il en était de même chez des sujets atteints d’affections diverses, ces malades ont généralement guéri ou du moii^ survécu; au contraire sur 11 malades, 4 présentèrent une activité de 8, et 7 une activité va. riant de 6 à 4 ; parmi ceux du premier groupe, 2 moururent, les 2 autres guérirent après une infection grave, eu môme temps que le chiffre s’é-
me groupe moururent tous rapidemeut.
Le régime lacté absolu n’a exercé aucune influence.