I. — Affections valvulaires
1 ” Rétrécissement mitral chez l’homme [1-3], — Nous avons été amenés, M. Klippel et moi, à discuter l’existence d’un rétrécissement mitral pur chez
présenté des symptômes d’embolies multiples. Au point de vue anatomopathologique et pathogénique, nous avons insisté sur l’évolution lentement pro-
— gâtions ; car, tôt ou tard, la décompensation risque de se produire, parfois d’une manière imprévue ; nous avons, par exemple, rapporté le cas d’un jeune sol-
puis électro-cardiographique, avant d’aborder la
syndrome.
à) Tout d’abord, pour préciser quelles sont 1 physiologiques des troubles engendrés par l’oblitérai taie (surtout par ligature), nous avons examiné les
ml
6"'Ary thmie complète. — à) Infarctus auriculaire ; tachycardie terminale [153]. — Chez une femme entrée pour des signes d’insuffisance cardiaque accentuée, et qui, brusquement, présenta des syncopes avec tachyarythmie extrême, terminée au bout de 4 jours par une mort subite, l’autopsie montra, outre la présence d’un rétrécissement mitral demeuré latent, celle d’un infarctus siégeant dans la paroi externe et supérieure de l’oreillette, sans thrombose intra-cardiaque. Abstraction faite de la rareté de la lésion relevée en la cir-
laine, l’affection revêt plutôt la forme ambulatoire, évoluant pendant des années avec un minimum d’inconvénients (i).
y) Si l’on veut poser un pronostic d’ensemble, on trouve que, sur nos 75 sujets, la mortalité globale fut de 21, soit une proportion de 28 pour 100; toutefois, les formes associées à des lésions valvulaires fournirent 12 morts, et 11 infirmes véritables, soit un déchet total de 47 pour 100, tandis que, pour les formes primitives chez les sujets ayant dépassé la cinquantaine, les chiffres
spondants étaient seulement de 5 et de i soit un déchet de 26 pour 100,
Le sommet R s’émousse, s’épaissit ou s’échancre, tandis que sa portion ascendante ou descendante présente des renflements, des inflexions en ligne brisée, ou bien encore des encoches, parfois assez profondes pour donner un aspect nettement bifide. De son côté, l’onde T devient négative et s’oppose à l’incident principal S qu’elle paraît prolonger ; de là un aspect diphasique, lequel attire d’emblée l’attention. Dans d’autres circonstances, la même onde T se présente sous la forme d’une dépression profonde à sommet inférieur aigu, précédé d’une courbe arrondie à concavité supérieure (Pardee). elle se bombe et se gonfle, jusqu’à dominer le sommet R. Les deux types d’altérations peuvent se combiner dans la pratique ; en outre, on peut observer une diminution des traces qui se réduisent à de légères oscillations autour de la ligne iso-électrique (v. p. no): enfin, fait important, la direction du groupe QRS indique le plus souvent une prédominance gauche (v. fig. 29 et 3o).
P) Dans d’autres cas, le rythme est anormal, tantôt régulier, mais accéléré (tachycardie ventriculaire) ; tantôt irrégulier, non seulement parce qu’il existe une fibrillation auriculaire, mais encore une véritable anarchie concomitante (v. p. 110): exceptionnellement, on a pu recueillir des tracés qui évoquaient le fiutter et la fibrillation ventriculaire.
A) Les circonstances cliniques montrent qu’il s’agit le plus souvent de sujets ayant dépasse la cinquantaine, assez souvent syphilitiques ; parfois l’influence directe de certains médicaments (digitale, quinidine) peut être invoquée. Mais, le plus souvent, il s’agit d’une insuffisance ventriculaire gauche, avec hypertension et bruit de galop, sans que pareille association soit nécessaire ni constante ; assez souvent, il y a coexistence d’accès angineux, et c’est en pareil cas que l’onde de Pardee ou l’aspect en dôme se réalisent (v. p. 116 et 117). D’autres fois, mais beaucoup plus rarement, les troubles sont latents, ou bien les anomalies des tracés sont transitoires, et se révèlent sous l’influence d’un effort ou d’une intolérance médicamenteuse.
c) Une fois constituées, les altérations présentent, le plus souvent, une ténacité remarquable ; il y en a même qui suivent une marche (voluHve, et l’on voit alors les complexes s’élargir et s’aplatir de plus en plus, à mesure que s’approche la terminaison fatale ; en même temps le rythme devient de plus en plus irrégulier, et, parfois, l'anarchie apparaît par lambeaux, puis d’une façon continue.
a) Si l’on interroge la pathologie expérimentale, on voit que l’on peut réa-
Enfin, au contraire.
100, si Ton considère les altérations isolées de T ; encore certaines statistiques révèlent-elles des chiffres plus élevés encore, jusqu’à 89 pour 100, d’après Mc Illven et Campbell.
g) Le diagnostic est évidemment d’ordre exclusivement électro-cardiographique, mais il est d’autant plus important à poser que, d’une manière générale, il s’agit d’une gêne myocardique intra-ventriculaire de mauvais augure; sans doute certains sujets, il faut le reconnaître, présentent, exceptionnellement, une intégrité cii'culatoire apparente, et quasi paradoxale. Néanmoins, on comprend les réserves qui peuvent être soulevées, spécialement en ce qui concerne l’éventualité d’assurances sur la vie. D’un autre côté, ce n’est là qu’un aspect de la question de l’insuffisance myocardique, et bien des patients (surtout ceux atteints de lésions valvulaires) meurent par le cœur sans avoir présenté de complexes atypiques. La méthode que nous avons étudiée n’en garde pas moins sa réelle valeur, et les études la concernant deviennent de plus en plus nombreuses chaque jour (2). Ainsi, progressivement, est en train de se constituer un véritable électrocardiopronostic d’insuffisance ventriculaire, auquel les médecins devront s’habituer à recourir.
10° Anomalies des complexes au cours de la fièvre typhoïde [185j. — Nous avons suivi au jour le jour le rythme cardiaque chez ii typhiques. Les formes .moyennes ne se sont accompagnées d’aucune modification ; par contre l’onde T