Le choc traumatique. — Son traitement
(Clin, chir., 1904, VI, p. 62.)
La conception du choc traumatique, telle que l’avaient établie les chirurgiens anglais, était fortement battue en brèche en France. Aux yeux de certains chirurgiens, ceux qui l’avaient décrit avaientété le jouet d’une apparence. On ne devait plus y voir que le produit complexe de l’.hémorragie, de l’anesthésie et de l’infection.
Il était nécessaire de réagir contre «ette tendance.
Dans une première leçon, j’ai essayé de différenciation cli-
«ig'HC du choc ; j’ai’montré comment'^expérimentation en avait révélé la physiologie pathdlsgigue, quelle’physionomie il présentait à la suite des lésions des menlbres et des manœuvres expérimentales ou opératoires exercées sur la-séreuse péritonéale et les oi^anes abdominaux. . J’ai'terminé par un parallèle de la théorie nerveuse et de \sl théorie de fauteintoxication. Cette dernière, contenue implicitement dans les expériences de Brown-Séquard, reprise et confirmée par H. Roger, ressort avec plus d’ampleur et de certitude apparente de celles de Philippen. Ces expé- ' rienoes ne sont,pas contraires à l’idée que le choc réside essentiellement dans une perturbation de l’influence du système nerveux, mais elles tendent à prouver que cette perturbation amène un ralentissement ou un arrêt des transmutations chimiques de l’organisme. Telle serait la source de l’auto-intoxication, et, comme celle-ci est sous la dépendance d’un trouble profond des fonctions nerveuses, c’eSt ce trouble qui domine la scène, et c’est en lui que réside le choc lui-même.
Donc, quelque interprétation qù’on lui donne, le choc traumatique existe bien tel qu’il a été compris et affirmé.
Dans une seconde leçon, j'ai montré les emprunts faits par la physiologie à la clinique pour révéler le véritable mécanisme du choc; .j’sà étudié au point de vue clinique le choc abdominal externe et interne;,j’ai recherché les rapports du choc avec les conditions extrinsèques et intrinsèques dans lesquelles se trouve le malade (durée de l’opération, température du milieu, hémorragie, anesthésie, état des organes, infections préexistantes, infections dont l'intervention est l’occasion).
Enfin, dans une troisième leçon, j’ai groupé, tout. ce. qui a été ditet écrit sur le traitement du choc, et j’ai fait connaître d’intéressantes recherches poursuivies à l’étranger sur ce sujet. Puis j’ai discuté la question de savoir dans quelle mesure le choc -causé par un traumatisme .accidentel constituait une contre-indication à toute intervention primitive.
J’ignore si cette étude approfondie a ramené vers la croyance au choc les esprits qui s’en étaient éloignés; mais j’estime avoir fait œuvre utile en mettantda question au point, en soutenant les données cliniques 'par l’appoint très important que l’expérimentation leur :a fourni dans ces dernières années.
répithélloma.
16ï — Des rapports de la leukokératose avec
{Congrès franç. de ckir., Lyon, 1894, p. 78.)
17. — Nouvelles considérations relatives à répltkélioma leucoplaslque.
{Congrès franç. de ehir., 189.6, p. 17.)