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DANS L’INTOXICATION ALCOOLIQUE DU SANG

Dans les expertises médico-légales, le dosage de l’alcool porte sur le sang total. Prélevé dans le cœur, sur le cadavre, le sang total n’est plus constitué par le plasma et les globules dans des proportions bien définies. Il arrive parfois qu’on recueille une véritable purée de globules.

Or, Walter Miles aurait constaté que le plasma contient plus d’alcool que les globules dans le rapport de 2 à 1.

On conçoit les inconvénients qu’une telle constatation comporterait pour les dosages médico-légaux. C’est pourquoi nous avons tenu à contrôler le fait.

L’expérience a été entreprise sur un chien de 9 kg. 600, auquel nous avons fait ingérer une solution alcoolique à 10 %, à raison de 4 c. c. d’alcool absolu par kilogramme du poids du corps.

Le sang total, prélevé une heure après le début de l’intoxication, contenait 3,88 c. c. d’alcool absolu pour 1.000. Or, il existait 0,43 c. c. d’alcool dans 100 c. c. de plasma et 0,35 c. c. dans 100 c. c. de globules.

Le rapport entre la teneur alcoolique respective des globules et du plasma n’est pas de 1 sur 2, mais de 4 sur 5.

Comme on le voit, l’erreur qui peut-être commise dans un dosage médico-légal qui porterait sur un prélèvement de sang très riche en globules n’est pas bien grande et peut être pratiquement négligée.

L’INSULINE ÈXERCE-T-ELLE UNE INFLUENCE SUR LA COMBUSTION INTRA-ORGANIQUE DE L’ALCOOL?

Les physiologistes ont démontré que 88 à 98 % de l’alcool ingéré est comburé dans l’organisme (GRÉHANT). Mais nous ne sommes pas encore renseignés sur le mécanisme de cette combustion.

On pouvait donc se demander si l’insuline n’exerce pas une action destructrice sur l’alcool au meme titre que sur ses voisins chimiques, les glycoses.

Nous avons pensé être renseigné sur ce point en entreprenant quelques expériences sur les cobayes dont nous connaissons bien la marche de l’intoxication alcoolique.

Un tableau inscrit au mémoire indique les conditions expérimentales et les résultats obtenus.

En admettant, a priori, que l’insuline participe à la combustion de l’alcool ou la facilite, nous devrions constater qu’après deux heures, le taux alcoolique du sang est moindre chez les animaux insulinisés que chez les témoins.

Les résultats montrent qu’il n’en est rien : les taux alcooliques varient de 1,3 à 1,5 pour 1.000 dans les deux catégories d’animaux. En outre, l’abaissement glycémique est proportionnellement de meme intensité, que le sang eût contenu de l’alcool ou non.

Par conséquent, il semble bien que l’insuline se comporte de la même façon sur un organisme exempt ou imprégné d'alcool et qu’elle reste complètement étrangère' à la combustion de celui-ci.

influence de la submersion sur la teneur

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