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ORGANIQUES DANS LEUR TAUX ALCOOLIQUE

La recherche systématique de l’alcool dans le sang de sujets autopsiés fournit de tels renseignements à la justice qu’il faut souhaiter voir cette pratique se généraliser. Il serait vain cependant d’exiger que chaque médecin légiste possédât l’appareillage nécessaire et connût suffisamment la méthode.

Par contre, il faut chercher à lui donner la possibilité de conserver dans leur taux alcoolique les liquides cadavériques qu’il pourra, le cas échéant, envoyer dans un laboratoire

de Médecine legale ou réserver en vue d’une contre- expertise.

Nous nous sommes proposé de rechercher une substance conservatrice réalisant ce hut.

La putréfaction est le grand ennemi de la médecine légale. Vis-à-vis des liquides organiques alcooliques, elle intervient seulement après plusieurs jours (Balthazard) soit en donnant naissance à des produits volatils oxydables qui en imposent pour de l’alcool, soit en détruisant une partie de' celui-ci.

L’antiseptique approprié à la conservation in vitro du taux de l’alcool dans le sang doit posséder les qualités suivantes:

1" celle d’empêcher ou d’arrêter la putréfaction;

2“ celle de ne pas se combiner à l’alcool:

3“ celle de ne pas donner naissance pendant la distillation à des produits volatils oxydables;

4“ celle de ne pas modifier par sa masse le taux alcoolique.

A vrai dire, nous ne connaissons pas, à l’heure actuelle, d’antiseptique aussi parfait.

De nos essais sur différentes substances, il nous a paru que le cyanure mercurique protège le mieux de la putréfaction le sang et les urines et ne modifie pas sensiblement leur taux alcoolique à la condition d’user de ce produit à petites doses sous forme de papier cyanuré et de pratiquer une deuxième distillation en milieu alcalin des liquides conservés.

L’ÉTAT D’IVRESSE - SON IMPORTANCE JUDICIAIRE SON DIAGNOSTIC MÉDICO-LÉGAL

Cette étude s’adresse particulièrement aux magistrats et aux avocats.

Le monde du Palais — nous avons eu l’occasion de nous en rendre compte ■— néglige souvent cette preuve magistrale de la démonstration d’un état d’ivresse qui constitue.

dans bien des affaires judiciaires, un facteur d’aggravation ou d’atténuation de la culpabilité.

L’accusation comme la défense, le demandeur comme le défendeur, ont souvent le plus grand intérêt à faire préciser si le coupable ou la victime était ivre au moment des faits déférés aux tribunaux.

Jusqu’alors, c’était l’enquête policière, difficile et aléatoire, qui devait résoudre la question. Il en résultait souvent des incertitudes et même des malentendus et des erreurs.

De nos jours, nous disposons, pour le diagnostic de l’état d’ivresse, de méthodes scientifiques bien étudiées qui méritent d’entrer dans la pratique médico-judiciaire, puisque la Justice trouve en elles un instrument d’investigation précieux et sûr.

Notre travail est divisé en deux parties:

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