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Onanisme et excès vénériens

■ (Ifouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, t. XXIV, p. 494-839).

31. Mémoire sur les ajfeelions syphilitiques précoces . du système osseux.

Ce travail est le premier de ceux que j’ai entrepris pour’ démontrer que l’infection de l’organisme par le virus syphilitique, quelles que soient la gravité, la forme, la localisation, tes tendances bénignes ou mauvaises, résolutives ou destructives de ses manifestations, est rapidement générale ; qu’aucune circonstance anatomique, aucune condition de structure spéciale ne peuvent mettre les tissus à l’abri de cette infection, et qu’il n’existe point dans l’économie de nqode fonctionnel qui possède la vertu de préserver certaines parties de l’organisme des atteintes du virus, en leur conférant, soit une immunité absolue, soit une immunité relative et variable suivant les différentes phases de la maladie constitutionnelle. — L’infection syphilitique, envisagée au point de vue de la topographie et de la chronologie des affections qu’elle suscite, n’offre pas les éléments d’une classification absolue. La division des accidents consécutifs de la syphilis en secondaires, tertiaires et même quaternaires est loin d’être toujours justifiée par les faits, et on ne peut invoquer en faveur de la fameuse division topo-chronologique aucune des lois physiologiques qui gouvernent le développement, la nutrition, la structure, et le fonctionnement des tissus et des appareils. — Des manifestations syphilitiques, qu’on a l’habitude de considérer comme tardives et d’appeler tertiaires, sur-

viennent parfois au début de la syphilis, dans les os et le périoste, dans les viscères splanchniques, dans les muscles, dans le tissu cellulaire, en un mot, à peu près dans toutes les parties constituantes de l’organisme. Il y a donc tout â la fois généralisation et simultanéité dans l’action du virus syphilitique.

Premièke partie. — Déterminations précoces de la syphilis sur le péricrâne. J’en ai rapporté six observations détaillées, recueillies par moi et j’y ai ajouté des.cas notés chez des enfants atteints de syphilis héréditaire. Puis j’ai tracé une description générale de ces nodosités péricrâniennes précoces. Leurs symptômes, leur processus, leur durée et leur terminaison ; leurs coïncidences spécifiques, leur diagnostic, leur pronostic et leur traitement sont étudiés sous toutes leurs faces et dans toutes leurs variétés.

Deuxième partie. — Périostite chondro-stemale ; — némalgies thoraciques et asthme symptomatiques du début de la syphilis.

Les névropathies cardio-pulmonaires qui signaient quetquefois i'invasion de la maladie conslilulionnelle, ont une pathogénie multiple. Parmi les causes les plus positives de la dyspnée complexe des syphilitiques, il faut mettre au premier, rang, la sternalgie, les névralgies costales et peut-être aussi un état morbide des muscles intercostaux et du diaphragme, semblable, à celui qui atteint à cette période beaucoup d’autres muscles de l’économie et, entre autres, le biceps brachial et les gastro-cnémiens. L’aglobulie, l’action du virus sur le muscle cardiaque lui-même, ne doivent-elles pas entrer en ligne de cpmple? — Mais au milieu de toutes ces causes, les affections périostiques des cOtep et du sternum, avec leurs douleurs irradiantes, sont les plus incontestables.

Troisième partie. — Périostases et exostoses précoces du tibia, du cubitus, de la clavicule, du maxillaire inférieur, etc. Sept observations recueillies dans les premières semaines de l’intoxication syphilitique généralisée. Par leur siège, ces déterminations prouvent de la manière la plus évidente que les accidents tertiaires précoces peuvent être la première manifestation de la syphilis, se montrer avant les accidents secondaires et à une époque extrêmement rapprochée du chancre.

Description générale. — Fréquence de ces déterminations en France et en Europe : elles sont relativement plus rares dans notre pays que dans lespayschauds. —Le mode inflammatoire aigu ne prédomine pas dans leurs symptômes, mais leur allure comme durée est toujours assez vive. L’os est beaucoup moins touché que le périoste;

dans les tendances générales de la maladie constitulionnelle.

32. Cas de syphilis gommeuse précoce et réfractaire à l'iodure de, potassium.

(Gazette des mpitaux, 1 874. ln-8“ de 40 p., Adrien Delahaye, éditeur.)

Après avoir exposé dans tons ses détails ce fait curieux que j’ai suivi et traité pendant quatre ans, j’ai discuté ses particularités les plus frappantes et étudié dans l’ensemble de leur processus les syphilis qui arrivent d’emblée au tertiarisme grave et destructif.

Le chancre infectant le pins bénin peut donner lieu à une syphilis irrégulière. — Parmi les anomalies de la syphilis, il en est une qui consiste dans la brièveté et la bénignité des accidents cutanés et muqueux, et l’apparition précoce des productions gommeuses. — Les gommes ulcéreuses surviennent quelquefois trois mois après lé début du chancre. — Elles évoluent comme les gommes des syphilis anciennes; il y en a qui sont absolument réfractaires à l’iodure de potassium qui ne peut ni les prévenir ni

33. Mémoire sur les affections syphilitiques précoces, du tissu cellulaire sous-cutané.

(Annales de Deimalologieel de SjpMKarapMe, 2' série, 1.1". In-S» de 74 p.,

Dans celte monographie j’ai étudié, sous tous leurs modes, les néoplasies syphilitiques qui peuvent se produire au sein du tissu cellulaire sous-cutané pendant la phase"virulente delà maladie constitutionnelle, c’est-à-dire pendant ses deux ou trois premières années. Bien que ces lésions morbides appartiennent à la classe de celles qu’on désigne sous le nom de gommes, elles sont loin de se présenter toujours sous la forme concentrée et arrondie d’iine tumeur dont la tendance fatale est le ramollissement et l’ulcération. Aucun traité de syphiliographie et de dermatologie, ne contenant de chapitre ou même de réflexions se rattachant de près ou de loin à ce sujet, j'ai été obligé de rapporter un grand nombre de faits, pour établir sur des bases solides cette nouvelle espèce de manifestations syphilitiques.

Première partie : Exposition des faits. — Ils ont tous été recueillis par moi et comme ils présentent un grand nombre de variétés, je les ai divisés en trois séries à caractères plus oü moins tranchés.

Va première série comprend les cas où la néoplasie syphilitique est diffuse, confluente et présente la généralisation, la subacuité, le processus rapide, la tendance résolutive propres aux exanthèmes. J’ai donné à ces néoplasies sous-cutanées syphilitiques précoces le nom A’ Erythème noueux syphilitique, h. C'Mse dé leur ressemblance plus apparente, il est vrai, que réelle, avec l’érythème noueux vulgaire ou d’origine arthritique. Quatre faits que j’ai décrits dans toutes leurs particularités cliniques les plus minutieuses sont de nature à mettre hors de doute l’existence de cette éruption dermo-hypodermique et à en donner une idée nette. Ces nodosités et ces suffusions néoplasiques du tissu cellulaire sous-cutané et de la peau sont un peu disséminées partout et même confluentes comme les érythèmes qui se produisent sur les téguments pendant les premières semaines de l’intoxication. — Quatre observations.

La deuxième série est consacrée aux néoplasies circonscrites et résolutives du tissu cellulaire sous-cutané. J’én ai rapporté onze cas.

Ici encore les productions morbides sont quelquefois diffuses, étalées en plaques sous-dermiques, mais le plus souvent concentrées en tumeurs plus ou moins arrondies. Elles se rapprochent plus que celles de la série précédente de la gomme classique. Elles se ramollissent quelquefois, sans aboutir cependant à l’ulcération. Leur caractère est d'étre essentiellement résolutives et de n’affecter aucun caractère de généralisation systématique.

La troisième série contient les néoplasies précoces et ulcéreuses du tissu cellulaire sous-cutané. Il n’existe à peu près aucune différence entre ces productions gommeuses et celles qui surviennent, soit à la phase moyenne, soit aux périodes ultimes de la syphilis. 'Elles s’en distinguent toutefois par quelques-uns de leurs caractères : ainsi, à peine nées, elles passent pour ainsi dire sans transition, de la phase formative à la phase régressive et presque toutes en quinze jours ou trois semaines arrivent au ramollissement. Quelques-unes s’ulcèrent d’emblée; d’autres se ramollissent et s’ouvrent ou restent à l’état de cavités closes fluctuantes; enfin, à part quelques exceptions, elles cèdçnt merveilleusement à l’action curative de l’iodure de [lolassium. Six cas typiques peuvent donner l’idée de toutes leurs variétés de formes, de processus et de localisation.

Deuxième partie: Description générale des affections syphilitiques précoces du tissu cellulaire sous-cutané.

I. Dans le tissu conjonctif hypodermique, de même que dans beaucoup d'autres tissus et organes de i'économie, ii peut se produire des lésions, presque immédiatement après faccident primitif et pendant l’époque la plus active de la période virulente. La pathologie syphilitique de cè tissu commence donc beaucoup plus tOt qu’on ne l’a supposé jusqu’ici, et elle n’est pas exclusivement limitée aux phases les plus avancées de la maladie constitutionnelle.

je Au début de la syphilis, comme durant la

période

forme éruptive, de néoplasies variées sur les différentes parties du corps, mais principalementanx membres intérieurs et moins souvent aux supérieurs. Elle est souvent précédée et accompagnée de phénomènes fébriles et de perturbations rhumato-névralgiformes siégeant dans les parties qui vont devenir le siège de ces néoplasies aiguës. — Dans ces néoplasies qui sont presque aussi dermiques qu’hypodermiques, ii y a des plaques de véritable érythème noueux, des tumeurs sous-cutanées, des suffusions étendues, à apparence phlegmoneuse, etc. Mais la résolution est toujours la règle. Quelle que soit sa forme, son étendue, ses connexions étroites avec la peau et la vivacité de ses symptômes, la néoplasie reste toujours solide et ne subit à aucun degré la phase nécrobiotique qui conduit au ramollissement.

>t- Dans une seconde série de cas, les plaques, les nodosités, les tumeurs, les infiltrations se produisent isolément; aucune synergie éruptive ne préside à leur apparition. Elles sont insidieuses dans leur début et toujours indolentes et aplilegmasiques. — Elles tendent spontanément à la.résolution et leur durée est en général très courte. Quelquefois elles se ramollissent et forment des collections liquides sous-cutanées. Mais la peau qui les recouvre résiste et la résorption se fait sans suppuration et sans ulcé-

irudité,

aboutissent très vite à la suppuration. — La rapidité de leur trait le plus caractéristique. — La peau qui les recouvre est toujours envahie et elles sont l’origine de dermatoses ulcéreuses qui offrent souvent une grande ressemblance avec les formes primitivement ecthymateuses. — En se fondant sur leur marche, sur leur durée et sur la gravité des iésions qu'elles produisent, on peut en distinguer deux variétés. La première qui est bénigne, s’observe le plus communément; elle peut guérir spontanément en un ou deux mois et beaucoup plus vite quand on donne de l’iodure de potassium. -, La deuxième, qui est maligne, ne diffère que par sa précocité des plus mauvaises gommes de la phase tertiaire. Elle est très rare. Les produits morbides qui la constituent évoluent avec lenteur, mais ils n’ont aucune tendance k la résolution. Ils suppurent, s’ulcèrent, donnent lieu k des pertes de substances larges et profondes et se montrent souvent réfractaires à l’iodure de potassium, qui ne peut ni les prévenir ni les guérir.

111. L’époque d’apparition des néoplasies hypodermiques précoces est en moyenne :'A. pour l’érythème noueux-syphilitique, le quatrième mois après le début du chancre ; — B. pour les néoplasies circonscrites sous-cutanées et dermiques’qui aboutissent è la résolution, le cinquième mois après le début du chancre; — D, pour les néoplasies précoces et cependant ulcéreuses de l’hypoderme, le neuvième mois après le début de l’accident primitif, L’intervalle le pl’us court entre c'e dernier et l'apparition des néoplasies a été de deux mois, et le plus long de quinze mois, — Aussi, comme coïncidence pathologique delà sypfiiloseprécoce hypodermique, observe-t-on

— ÜO —

pendant l’époque la plus active de la période virulente.

34. Des laryngopathies pendant les premières phases' de la syphilis. '

Annales des maladies de l’weille et du larynx, 1876. In-S» de 70 p., En collaboration

Première partie comprenant l’exposition et l’analyse de quatorze faits avec l’examen laryngosoopique et la description de toutes les altérations superficielles du larynx qu’on observe dans les deux ou trois premières années de la syphilis. — Tableau synoptique de ces quatorze observations.

Deuxième partie. —Description générale des laryngopathies secondaires. Nous nous sommes surtout attachés à prouver Tèxistence des plaques muqueuses du larynx à cette phase de la syphilis. Elles se présentent sous forme d’exfoliations ovalaires, à bords unis, dentelés, parfois épais ou même végétants, etc. On ne les rencontre que sur les cordes vocales, jamais à l’entrée du larynx. Leur évolution est indépendante de la syphilide papuleuse du pharynx. — Nous avons ensuite étudié toutes les questions qui se rattachent aux symptômes, au processus, à l’étiologie, au diagnostic et au traitement des diverses formes de la laryngopathie syphilitique secondaire.

35. Leçons sur les laryngopathies syphilitiques graves, comphquées de phlegmon peri-laryngien.

Dans ce travail, j’ai décrit les lésions et les accidents que produit la syphilis tertiaire dans le larynx lorsque le processus envahit le territoire péri-laryngien et suscite des phénomènes de compression sur l’organe vocal. J’ai traité aussi incidemment la question desglossopa- Ihies diffuses et des glossopathies profondes qui se propagent jusqu’au larynx, etc., etc.

36. Mémoire sur les a/fectiom syphilitiques précoces des centres nerveux.

{Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, l" série, 1874-1.879. In-8" de 200 p.,

Dans cet ouvrage j’ai démontré que les déterminations de la syphilis sur les centres nerveux pouvaient se produire à une époque très rapprochée de l’accident primitif, pendant toute la durée et même pendant les premiers mois de la période virulente; qu’elles étaient, alors contemporaines des poussées les plus superficielles et les plus généralisées de la maladie constitutionnelle sur la peau et sur les muqueuses, et que de toutes les manifestations viscérales graves, elles étaient les plus nombreuses et certainement les plus précoces.

Première partie.— Elle comprend sept observationslesplusauthentiques parmi celles qu'il m’a été permis d’observer, et qui ne peuvent laisser aucun doute sur l’origine syphilitique des accidents nerveux graves et variés qui se sont produits dans les premières périodes de la phase virulente. Chacune de ces observations a été étudiée, analysée et oom'mentée minutieusement au double point de vue de la clinique et de la physiologie pathologique. A ces observations, je pourrais en ajouter beaucoup d’autres qui n’ont fait que confirmer l’exactitude de ce que j’établissais alors, à savoir que la sypMlose cérébro-spinale est la plus commune, la plus grave et la plus précoce de toutes les déterminations viscérales de la syphilis.

Deuxième partie. — Description générale des syphiloses précoces du névraxe.

Section I. — Recherches slalistiques sur la précocité des alîeclions syphilitiques des centres nerveux. Précocité du p-emier degré: j’ai englobé sous ce litre les cas dans lesquels les accidents cérébraux sont survenus dans la première année de la syphilis, ou, si l'on veut, dont Virtcubalion n'a pas dépassé douze mois : sur 168 cas cette incubation do la syphiloso cérébrospinale, a été d’une année ou de moins d’une année, 53 fois: minimum 1 mois dans trois cas; maximum l'2 mois dans 20 cas. Dès l’explosion des accidenls vraiment constitutionnels, le cerveau, mais beaucoup plus rarement la moelle épinière, peuvent être endommagés, quelquefois d’une façon légère, mais presque toujours avec autant de gravité qu’aux époques les plus reculées de la diathèse.

Précocité du degré, comprenant les cas qui surviennent dans le cours

sur 168 syphiloses cérébro-spinales. La précocité du premier degré est deux fois plus nombreuse que celle du deuxième, quoiqu’elle comprenne une année de plus. — Après les deux premières années de la syphilis, on trouve dans les 168 cas, 28 syphiloses du névraxe, les 4', 5' et 6" années; 28 également dans les 7", 8", 9' et 10' années, 11 de la 10* à la IS* année, et 10 de la 16' à la 20’ année. 11 faut faire des restrictions sur ces résultats et ne par leur donner une signification trop absolue, car on ne doit pas perdre de vue que, dans l’ensemble des syphilis, celles qui ont 1, 2, 3 ans d’ilge, sont infiniment plus nombreuses, à n’importe quel moment, que les syphilis âgées de 10,18, 2b, 30 ou 40 ans, etc., etc. — Tout en tenant compte des nombreuses erreurs que peuvent contenir les statistiques, on doit conclure que : Parmi tes syphiloses tertiaires et viscérales, aucune ne l'emporte comme précocité surles syphiloses cérébro-spinales.

Section II. — Considératiom sur les formes symptomatiques des syphiloses cérébro-spinales précoces. Le caractère prédominant des syphiloses cérébro-spinales, c’est la complexité et la diffusion des phénomènes. De là, difficulté de les soumettre à une classification rigoureuse. Les prodromes ne font presque jamais défaut : leur uniformité constante contraste avec le nombre infiniment varié des névropathies dont ils font présager l’imminence. Cérébropathies, myélopathies, cérébro-myélopathies ; troubles du mouvement, de la sensibilité des sens et des phénomènes psychiques; — dépression et excitation fonctionnelles, c’est-à-dire paralysies, convulsions, contractures; — enfin associations phénoménales, telles que l’aphasie et l’hémiplégie droite : voilà quelles sont les grandes localisations, les formes symptomatiques, les syndromes les plus communs des déterminations de la syphilis sur le névraxe.

Analyse symptomatique des observations qui me sont personnelles: parmi les syphiloses encéphaliques, celle qui s’est produite le plus fréquemment, c’est la cérébropathie dans laquelle la paralysie de tout le côté droit se combine d’une manière à peu près constante avec l’embarras ou la perte de la parole. La syphilose avec phénomènes épileptiformes circonscrits ou

signes et la pathogénie des syphiloses cérébro-spinales précoces. Les causes occasionnelles et étrangères à la syphilis n’occupent qu’une place peu importante dans l’éliologie. Les névropathies spécifiques procèdent directement de la maladie constitutionnelle qui les crée par un acte de spontanéité élective dont nous sommes incapables jusqu’à présent de pénétrer le mystère. — L’accident primitif est presque toujours bénin. Les syphilis graves ou malignes ne prédisposent pas aux cérébropathies.

Phénomènes prémonitoires des syphiloses cérébi'o-spinales. -r- Phénomènes névralgiformes et céphalées atroces à redoublements nocturnes; — accès vertigineux, éblouissements, sensations étranges dans l’intérieur du crâne; — insomnie ou somnolence invincible; — indécision et incohérence des mouvements ; — diminution ou trouble d’une ou de plusieurs facultés intellectuelles et en particulier de la mémoire ; — affaiblissement du pouvoir sexuel ; — troubles de la vue,,diplopie ; — parésie de la vessie et du rectum; — douleurs en ceinture. — Les troubles de la sensibilité générale et de la sensibilité sensorielle sont loin de fournir des signes aussi certains que.les troubles de la motilité. — Les prodromes manquent quelquefois.

Symptômes des syphiloses, cérébro-spinales confirmées. Paralysie des muscles moteurs de l'œil : — Diplopie, — mydriase, — névrite optique. Combinaison de ces phénomènes avec d’autres symptômes cérébro-spinaux. — Hémiplégie faciale : on l’a souvent attribuée, sans raison, à la syphilis. Lorsque la syphilis la produit, elle limite rarement son action au nerf facial. — Crises épileptiformes : L’épilepsie généralisée, mais surtout Y épilepsie partielle est éminemment syphilitique. Au même titre que la paralysie et l’aphasie, elle traduit un désordre matériel produit par l’action diathésique sur tel ou tel point de l’écorce cérébrale. L’épilepsie et les syphiloses méningoencéphaliques diffuses sont, contrairement à ce qu’on pouvait présumer, plus rares dans les déterminations cérébro-spinales précoces, que dans la période moyenne ou tardive de l’évolution diathésique. - Syphilo-psychoses. Dans tous les cas, j’ai observé que le moral et l’intelligence étaient, plus ou moins ébranlés, et même atteints quelquefois au point de ne s’en pouvoir pas relever ; mais l’affection mentale n’était qu’une épisode de l’encéphalopathie spécifique, une sorte de décadence qui marchait parallèlement à celle des autres fonctions

nerveuses et qui, loin de dominer celte dernière, lui semblait plutôt subordonnée. Les conceptions délirantes à direction fixe et invariable sontrares dans les syphiloses cérébrales. Ce qui caractérise leur état mental, c’est surtout l’hébétude, l’abrutissement, l’absurdité, la bizarrerie, l’incohérence des idées, l’affaiblissement progressif de la mémoire et de toutes les autres facultés psychiques. L’état mental du ramollissement est beaucoup plus commun que celui de la folie proprement dite dans les syphiloses cérébrales. 11 est rare que les troubles psychiques occupent à eux seuls et exclusivement toute la scène pathologique dans le vaste complexus pathologique de cette affection. — Les syphiloses cérébro-spinales peuvent simuler la vraie paralysie générale et la vraie ataxie locomotrice; mais elles s’en distinguent par l’absence d’une systématisation invariable de quelques-uns ou de la totalité des accidents qui leur sont propres — Paralysies syphilitiqties d’origine centrale : Paralysies localisées, partielles, disséminées sur les différentes parties du corps. Hémiplégies comprenant tout un côté du corps : Elles sont très communes dans la syphilis çt elles frappent en général brusquement. Caractères' de l’attaque : absence habituelle de perte de connaissance et abolition incomplète de la motilité ; parésie plutôt que paralysie. Fréquence des paralysies alternes. La sensibilité est toujours beaucoup moins atteinte que la motilité. Importance de la syndrome aphasie et liémi-plégie droite.

Anatomie pathologique. — Comme les syphiloses cérébo-spinales précoces sont aussi graves que les tardives, on est autorisé à supposer qu'elles sont produites par les mêmes lésions. Celles qui semblent prédominer sont les altéralions de l'écorcè et les lésions des artères du cerveau. — Artérite syphilitique; comment elle est constituée : gommes des artères, endartérite, péri-artérite.Oblitération complète ou incomplète du vaisseau, ischémie puis nécrobiose consécutive dans la sphère de distribution du vaisseau. Prédilection inexpliquée de. la syphilis pour les artères du cerveau. — Lésions gommeuses : sclérose spécifique des méninges. Inflammation et ramollissement consécutifs. Ces deux dernières-lésions, d’ordre commun, sont toujours le terme auquel aboutissent, pour désorganiser l’encéphale, les lésions spécifiques à toutes les périodes de la syphilis.

— Variétés pathogéniques des hémiplégies syphilitiques: 1“ hémiplégies lentes dans leur développement; elles proviennent de la compression d’une tumeur gommeuse sur les conducteurs nerveux

eux-mémes; 2“ hémiplégies brusques : elles sont la conséquence d’un ramollissement local du cerveau, consécutif à une artérite de la cérébrale moyenne ou d’une de ses branches ; 3» hémiplégies convulsives : elles sont presque toujours transitoires ; leur cause organique, c’est l’hyperplasie gommeuse des méninges et de la couche corticale sousjacente qui a mis en état d’instabililé fonctionnelle la substance grise et l’a poussée à une décharge nerveuse (convulsion épileptiforme), suivie d’un épuisement passager des fibres du corps strié, etc. De ces trois variétés pathogéniques, la deuxième, c’est-à-dire l’hémiplégie totale ou partielle apoplectiforme est la plus commune. A cette variété appartient l’aphasie qui résulte presque toujours d’une thrombose spécifique de l’artère cérébrale moyenne gauche; — l’aphasie épileptique se rencontre aussi assez souvent ; elle est en général transitoire comme l’hémiplégie correspondante. — J’ai fait ressortir et j’ai cherché à expliquer l’affinité élective si singulière de la syphilis pour le côté gauche du cerveau. — Puis j’ai établi deux grandes variétés d’encéphalopathies syphilitiques : les unes par ischémie et ramollissement se rattachent à l’artérite gommeuse ; les autres dépendent de méningo-encéphalites circonscrites, etc. — Dans les premières : paralysies hémiplégiques ou alternes sous forme d’attaque, aphasie, dépression des fonctions cérébrales ; dans les secondes : troubles psychiques, convulsions épileptiformes, altérations sensorielles, etc. — Parmi ces dernières, celles de la vue occupent la première place ; névrite optique et presque toujours double, mêmeavec une tumeur unilatérale; elle indique la nature générale de la lésion, tandis que la convulsion en indique le siège.

t. A une époque très rapprochée de l’accident primitif, la syphilis peut

* Les syphiloses cérébro-spinales précoces, sont celles qui se développent pendant la période virulente de la maladie, c’est-à-dire pendant les deux

Jé II y a des degrés dans la précocité des syphiloses cérébro-spinales: le premier comprend celles qui surviennent dans les douze premiers mois ; le deuxième, celles qui se développent dans la deuxième et la froisième année de la maladie constitutionnelle. Les stastisliques sembleraient prouver ‘que celles du premier degré sont plus communes que celles du second, mais ces résultats n’ont que peu d’importance.

mination sur le névraxe, sans subir de sa part aucun changement dans leurs formes, leurs degrés, leur processus et leur topographie.

Jf. La précocité des syphiloses cérébro-spinales ne fournil aucune indication particulière au point de vue du traitement. Quel que soit l’ége de la maladie constilulionnelie, les manifestations sur les centres nerveux réclament la même médication spécifique. Les circonstances propres i ia détermination elle-même fournissent les indications secondaires relatives au choix, aux doses et aux combinaisons des deux agents spécifiques.

37. Contribution à l’étude des amblyopies symptomatiques de la sypMlose cérébrale,

{France médicale, 1878. Br. in-S» de 10 p., Adrien Delahaye, éditeur).

J’ai cherché dans ce travail à interpréter, surtout au point de vue pathogénique, les troubles de la vue qui surviennent dans le cours des 'encéphalopathies syphilitiques ou après leur guérison.

Il a pour base un fait d’aphasie et d’hémiplégie syphilitique droite survenues au septième mois du chancre. — Guérison. Mais, i la quatrième année de la syphilis, affaiblissement de la vision des deux côtés et atrophie papillaire double. J’ai été conduit par la discussion physiologique des causes de celle amblyopie à, admettre que l’atrophie papillaire double devait se rattacher è une lésion des circonvolutions frontales gauches, voisine de celle qui avait produit autrefois l’hémiplégie et l'aphasie. Cette manière de voir est fondée sur les travaux de M. Luys, relatifs aux modifications qui suniennent dans Vétat de l'écorce cérébrale par suite de la disparition des diltérenles catégories d’incitations périphériques, et sur l'existence de fibi'es commissu-

38. Localisation de la syphüose corticale du cerveau. Aphasie et hémiplégie droite syphilitiques à forme intermittente.

Je me suis proposé, dans ce travail, de déterminer, par l’application de la physiologie pathologique à l’analyse médicale, le siège qu’occupent les lésions syphilitiques dans les différents foyers de la substance corticale du cerveau, et de distinguer les syphilopathies du névraxe, des névropathies hystériques et des névropathies systématisées et bulbo-spinales, telles que l'ataxie locomotrice et la paralysie labio-glosso-pharyngée, etc.

PaEMiÉBE LEQON. — Vers le quinzième mois d’une syphilis ulcéro-gom- .ineuse, céphalée prodromique d’une encéphalopathie spécifique qui éclata

rophique, de la

paralysie générale spinale; — avec ceux des lésions en foyer du bulbe, (hémorrhagie, tumeurs cancéreuse et tuberculeuse). — Elude des centres fonctionnels de la couche corticale. La parésie labio-pharyngée du malade se rattachait probablement à une détermination de la syphilis sur le. centre moteur de la langue, des mâchoires et des lèvres, qui occupe la troisième circonvolution frontale ii sa partie postérieure, près de la scissure de Sylvius.

brachiule. Le malade était névropathe. — Transfert de la paralysie brachiale du bras droit'sur le bras gauche, au moyen de l’aimant, puis avec le diapason. Dans le transfert par cet æsthésiogène, le côté gauche devint le siège d’une hémianesthésie sensitivo-sensorielle complète, en outre du transfert de l’étal local du membre supérieur droil. C’est là exactement ce qui se voit chez les hystériques. Chez eux, lorsque la diathèse n’est manifestée par aucun signe présent ou certain, on peut toujours, au moyen d’un æsthésiogène convenable, évoquer les symptômes qui existaient en puissance et par suite établir le diagnostic. Guérison progressive de la paralysie brachiale droite, obtenue sans le secours des spécifiques, par des transferts répétés sur le bras gauche.

DEUNiiME PARTIE. — Chez un second, malade, également syphilitique, paralysie dans les deux membres droits, avec hémianesthésie complète, diminution de l’ouïe et de la vue et achromatisme du même côté. Le sujet avait eu autrefois des attaques d’épilepsie avant sa syphilis. Tentatives inutiles pour obtenir le transfert par l’aimant et le diapason. — Succès complet au bout de trois quarts d'Iieure avec le bain électrique. — Guérison au bout de vingt séances, sans le secours des spécifiques.

Troisième partie. — Considérations palhogéniques sur les paralysies qui surviennent chez des syphilitiques atteints de névropathies hystéro-épileptiques, avant ou depuis l’invasion de la maladie constitutionnelle. Analyse des signes qui permettent de.rattacher les paralysies à la névropathie hystéroépileptique ou à la syphilis. Valeur diagnostique et thérapeutique du transfert de l’affection locale obtenu par les æsthésiogènes. L’affection transposée n’a qu’une durée temporaire et lorsqu’elle revient à son siège primitif, c’est toujours avec une atténuation relativement à l’état antérieur. Par la répétition do ce double déplacement, la somme totale des atténuations ainsi obtenues finit par arriver à la disparition complète de l’affection du côté malade. Le transfert s’effectue sur le côté sain, sans aucun dommage per-

Ainsi : 1" la syphilis peut être compliquée d’une névropathie qui produit des paralysies pseudo-syphilitiques ; 2" les ælhésiogènes permettent de reconnaître et de guérir cette complication sans le secours des spécifiques.

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