Mémoire sur l'excision du chancre syphilitique
(Gazetle des Hôpilaux, 1S8I. In^S-de 16 p., G. Masson, éditeur).
Peul-on pr'évenirrintoxication syphilitique, eii détruisant l’accident primitif à une époque très rapprochée de son début? Telle est la question que j’ai essayé de rfeoudre. Dans mes expériences j’ai toujours eu recours à l’excision. — Une première série d’excisions comprend six cas : l’insuccès de la méthode abortive y a été aussi complet que possible. L’opération avait été faite peut-être trop tard, lorsqu’il existait déjà l’adénopathie inguinale spéciflque. — Insuccès également dans un cas où le chancre âgé de quatre jours était encore sans adénopathie de voisinage.
L’observation la plus importante de ce mémoire, c’est celle où je pus taire l’excision du chancre syphilitique cinquante heures après SOU début : ii n’y avait pas trace d’adénopathie et l’accident primitif ne consistait qu’en une papule grosse comme la tête d’une épingle. Néanmoins, insuccès comme dans les cas précédents. — Considérations sur le processus de l’intoxication : la syphilis est-elle produite par un parasite? En laissant de côté celte hypothèse probable,mais non encore prouvée, on peut dire qu’il y a intoxication dès le moment de la contamination; mais l’empoisonnement del’économie pendant l’incubation chancreuse est incomplet, insuffisant et l’accident primitif qu’il suscite lui est indispensable pour aller plus avant dans les voies de l’infection progressive et de la diathèse. Le chancre est tout à la fois résultat et cause de l’intoxication générale.
22. Excision d’un chancre syphilitique à la quarante-huüieme heure de sa durée.
(Annales de dermatologie et de syphiligrapMe, 2' série, t. Il, 1881).
Dans ce fait que j’ai longuement décrit, l’excision que je pus faire par suite de circonstances Irèsfavorableset exceptionnelles, quarante-huit éeures après l'apparition d’une petite papule insignifiante, n’empêcha ni les néoplasies primitives et locales, ni l’empoisonnement. —, Il est vrai de dire que la syphilis consécutive s’est bornée jusqu’ici à des plaques muqueuses gutturales pendant les huit premiers mois de son existence. L’excision du chancre ■ atténuerait-elle les effets de l’intoxication? On pourrait le supposer d’après ce fait. Mais une syphilis ne peut pas se pronostiquer sûrement et à longue échéance d’après ses premières manifestations.
23. Mémoire sur les ulcérations non virulentes des organes génitaux.
[Oaiette desHipitaux, 1877. Ia-8” de 102 p., Adrien Delahaye, éditeur.)
Dans ce travail j’ai soumis à une étude clinique approfondie les
lésions ulcéreuses, érosives ou d’une autre nature, des organes sexuels, qui ne sont, ni le produit d’un virus, ni le résultat d’une contagion. Quoique cette classe d’affections soit incomparablement moins nombreuse que celle des affections vénériennes, elle mérite cependant d’être décrite, d’autant plus qu’il est fort difficile souvent d’arriver à un diagnostic précis et par, conséquent d’instituer une thérapeutique rationnelle. C’était un sujet neuf et qui n’avait point été traité avant moi. Aussi lui ai-je donné des développements considérables. Toutes les nuances de symptômes et de processus, ainsi que les différences de nature, les modes pathogéniques et les questions du diagnostic, exigent une analyse très minutieuse et une grande abondance de détails précis. 11 est difficile d’en faire un résumé succinct. Je me bornerai à dire que dans la première partie de ce travail j’ai décrit une affection que j’ai désignée sous le nom S affection furonculo-acnéiformeda gland. Dans la seconde partie, j’en ai décrit une autre qui est relativement assez fréquente et que je désigne sous le nom à’affecHon gangreneuse ou anthracdide du gland. La troisième partie est consacrée aux abcès non virulents du pénis; la quatrième à diverses autres affections non virulentes des organes génitaux et la cinquième à la sclérose non syphilitique du gland.
des chancres simples.
{Pngrês médical, 1874).
I. Symptômes généraux qui précèdent et accompagnent presque toujours l’invasion de la gangrène dans les balano-posthiles. Fièvre vive, étal saburrhal, prostration des forces et quelquefois phénomènes àtaxo-adynamiques avec agitation nocturne et délire. Diaphorèse abondante. Cet appareil morbide, qui dure de six à huit jours, disparaît comme par enchantement dès que la gangrène a produit tout son effet local.
II. Symptômes et processus de ta balano-posthite gangreneuse. — Phénomènes inflammatoires. Tension et gonflement des tissus, phlyctène, plaques noires, odeur gangreneuse, état ichoreux de la sécrétion balanopréputiale. Dans un assez grand nombre de cas, 'régularité du processus
en totalité ou en partie. — A partir du moment où la gangrène s’est établie, les produits morbides qui sortent de la cavité glando-préputiale ne sont plus inoculables.
III. Pathogénie des balano-poslhites gangreneuses. — Les causes vitales et organiques priment les causes mécaniques. Généralisation et acuité de l’inflammation glando-préputiale. — Multiplication des chancres. — Leurs complications. — Tuméfaction du gland et engorgement du prépuce. — Pression que ces deux organes exercent l’un sur l’autre; elle est à soit maximum au niveau de la couronne. — Causes constitutionnelles : cachexie, glucosurie.— Toutes les diverses espèces de balano-posthites, simples, hlennorrhagiques, syphilitiques, glucosuriques, peuvent se compliquer de gangrène. — Difficulté dans beaucoup de cas de diagnostiquer la cause première de l’affection.
IV. Complications des balano-posthites gangreneuses ; hémorrhagies. Les abcès, les lymphites et les bubons chancrelleux ne se produisent plus àpartir du moment où la gangrène a éteint instantanément le principe de la virulence.
2ü.' Traitement (te la balano-posthite et du phimosis symptomatiques des chancres simples.
{Bulletin de thérapeutique, août 1874. Br. ia-S”, 10 p-, Doin, éditeur.)
Envisagés au point de vue du traitement, le phimosis et la balanoposthite symptomatiques des chancres simples, peuvent se diviser en trois catégories qui correspondent à trois degrés de l’étendue et de la gravité des accidents.
1" DEOnÉ. Phimosis avec chancres simples limités à l'orifice préputial et balano-posthite quiriest que catarrhale ou légèrement infammatoire. — Cautériser les chancres avec une solution de chlorure de zinc i saturation ; — injections détersives ii grande eau, suivies, une ou deux fois par jour, d'une injection au nitrate d’argent dans la cavité glando-préputiale. Le litre de l’injection variera de un trentième à un centième suivant les cas. Lorsque les ulcérations virulentes sont réduites par ce irailemenl à l’état d’ulcération commune, et que rien n’indique qu’il s’en est formé plus haut, on peut pratiquer l’opération de la circoncision pour remédier J la persistance du phimosis fréquente eh pareil cas. — Procédés opératoires. Précautions à prendre dans les circoncisions faites peu de temps après le début de l’affection.
2* DEOBÈ. Phimosis et balano-posthite symptomatiques de chancres simples situés profondément dam la cavité glando-préputiale, sur la couronne ou dam le sillon. — Le traitement est diflicile, car une double alternative également fécheuse se présente : traitement palliatif, toujours très long, attendu qu’on ne pont pas attaquer directement par des caustiques énergiques les chancres
lèvres de la plaie s’inoculer, parce que le processus érysipélato-phlegmoneux et la gangrène, éteignent rapidement dans les chancrelles toul piincipe virulent et inoculable. Quand la gangrène a produit tout son effet et qu’on est arrivé trop lard pour la prévenir, il faut régulariser, s’il y a lieu, par des.excisions, les désordres qu’elle a produits dans le prépuce. Pour procéder à celle opéralion il n’est pas nécessaire d’attendre que les lambeaux soient cicatrisés, puisque la gangrène a fait disparaître tout danger d’inocu-
'26. Leçon sur la balano-poslhite et le phimosis symptomatiques des chancres infectants.
{aaattedeslMpitaiix, Î876. Ia-8“ de 46 p., Adrien Delahaye, éditeur).
J’ai décrit toutes les variétés, tous les degrés, toutes les formes de cette affeclion dont on méconnaît trop souvent la nature virulente. Ce sont, dans la grande majorité des cas, les chancres syphilitiques balano-préputiaux qui produisent ces balano-posthites avec phimosis, généralement bénignes, que l’on prend pour des balano-posthites simples, etc., etc. Étude complète du diagnostic, souvent difficile, et des complications. Traitement.
27. Des synovites tendineuses symptomatiques de la syphilis et de la blennorrhagie.
{Note lue à la Société de médecine de Paris, février 1873. Gazette des Mpitaux,
Après avoir rapporté deux de ces singulières déterminalions de la syphilis et de la blennorrhagie, j’ai étudié le mode pathogénique, fort obscur de leurs causes constitutionnelles. Dans un de ces fails, l’affection synoviale, ainsi
CosciusiOBS :
n’agit sur l’organisme qu’en dégagent du chloroforme dans le milieu alcalin
Jf- Le chloralllmlteson action aux phénomènes nerveux de la vie de relation, et en particulier à ceux que les centres affectés à la sensibilité tiennent sous leur dépendance.
^ Il ne trouble pas d’une manière notable les grandes fonctions de la vie végétative, telles que la respiration, la circulation, les sécrétions, etc.
^ Un de ses grands avantages sur les autres narcotiques et en particulier sur l’opium, c’est qu’il n’apporte aucun trouble sérieux dans l'accomplissement des fonctions digestives.