PRINCIPAUX TRAVAUX
Des inflammations canalicniaires chroniques des glandes salivaires avec infiltration de gaz dans les conduits excréteurs et les lobules glandulaires.
Les oanaliculites chroniques des glandes salivaires succèdent à une infection buccale. Il en résulte une dilatation du canal excréteur et de son orifice. L’affection est caractérisée par l’écoulement de pus par l’orifice lorsqu’on presse sur le canal ; elle se complique de fréquentes poussées inflammatoires plus ou moins aiguës dans la glande elle-même.
On constate parfois l’infiltration de gaz, la pénétration do l’air dans le canal, accident facile à reconnaître par la crépitation gazeuse que détermine la pression. A une période plui avancée, l’air pénètre jusque dans les premiers lobules de la glande ; enfin il peut infiltrer la glande entière, que le malade insuffle à volonté.
L’étiologie, dans tous ces cas, est bien différente des causes mécaniques qui produisent un résultat analogue chez les ouvriers verriers, fait déjà signalé par mon maître, M. le professeur Tillaux, et étudié récemment par M. Régnault.
L’infiltration gazeuse dans les oanaliculites chroniques semble n’être pas très rare ; j’ai pu en observer quatre cas en trois ans : une fois dans le canal de Wbarton (avec calcul), une lois dans le canal de Sténon, une fois dans le canal de Sténon et la partie moyenne de la parotide, une fois dans la parotide tout entière d’un côté et dans une portion de la parotidè opposée, cas absolument analogue à celui qui fut présenté en 1856 à la Société de chirurgie par Demarquay,
pement d’accidents basedowiens très accentues avec accès d’étouffement nocturnes, palpitations très accentuées, crises sudorales, tremblements très intenses,, titubation, tremblements généralisés entraînant une impotence presque absolue, tous accidents liés au développement d’une tumeur assez volumineuse du corps thyroïde et qui se sont amendés d’une façon frappante après ablation de la tumeur.
L’oppression, les accès de suffocation, le tremblement, .les palpitations, les troubles psychiques ont complètement disparu. Il persiste encore un peu d’hésitation de la marche, quelques troubles légers de titubation.
Sur un cas de myxœdÈme améliore par la grelTc thyroïdienne.
Bircher et Kocher ont essayé contre le myxœdème opératoire la transplantation de fragments sains de corps thyroïde, provenant d’un goitre extirpé (Samml. Klin. Vortz, 5 mars 1890). M. le professeur Lannelongue et M. Legroux, dans un cas d’idiotie avec cachexie pachydermique, ont greffé sous la peau du thorax un lobe de corps thyroïde de mouton (Société de biologie, 8 mars 1890).
La greffe thyroïdienne du mouton à l’homme a été faite, dans le myxœdème des adultes, par MM. Bettenoourt et Serrano (Congrès de Limoges, août 1890). C’est également dans un cas de cette affection que j’ai pratiqué, le 3 septembre 1890, la greffe du corps thyroïde d’un mouton chez une femme de 41 ans, dans le service de M. Merklen, à l’hôpital Saint-Antoine. J’ai suivi exactement la technique indiquée par mon maître, M. Lannelongue.
le bénéfice de l’opéfation. A mesure que se résorbait la greffe thyroïdienne, qui a fini par disparaître, les métrorragies reparaissaient, très modérées d’ailleurs et moins débilitantes que par le passé. Les injections sous-cutanées de liquide thyroïdien, essayées par M. Merklen, n’ont point donné de résultats. La
ment de l’épaule, descend en effet chez certains sujets jusque sur le septième espace et même sur la huitième côte ; l’incision dans le neuvième espace exposerait peut-être plus à la blessure
La gouttière postérieure du thorax répond à l’angle des
le point le plus déclive de la gouttière, (
6 ou 7 centimètres de la Ugne médiane.
Manuel opératoire. — Incision de 8 cent le bord supérieur de la neuvième côte, et
coulent des indications de procédés opératoires différents.
Après l’ouverture large, avec résection costale suffisante, d’une cavité récente, d’un foyer de gangrène limité, par exemple, les parties sphacélées s’éliminent rapidement, la désinfection est obtenue en quelques jours par un pansement bien fait ; on voit alors la paroi de la cavité bourgeonner, s’élever, venir peu à peu au contact de la paroi thoracique, elle-même déprimée, libérée par la résection costale. Dans ce
cas le poumon participe lui-même à la réparation ou, du moins.
Mais, pour les lésions profondes, il faut compter avec la propagation vers la périphérie des phénomènes d’auscultation, et je crois que lé degré de cette propagation dépend surtout de la sclérose pulmonaire et de la congestion.
Dans certains cas, la radioscopie stéréoscopique peut donner des notions précises sur le siège des lésions.
Les guérisons apparentes de pneumotomies pour dilata-
tion par le streptocoque à la suite d’une plaie de l’auriculaire avec arthrite suppurée. Incision de l’abcès du loie. Amputation du doigt. Guérison.
Examen du pus :
I pus du doigt. (Streptocoque.
(Staphylocoque doré.
(Colonies pures de streppus du foie. ( tocoques.
S Streptocoques à longues chaînettes.
Diplocoques et cocci.
.2»Examensurlamellesj /Streptocoques à chaî-
colorées. 1 1 nettes plus courtes,
\pusdufoie. < plus un bacille anaé- / robie non retrouvé \ dans les cultures.
{MM. Netter et Baillet.)