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I 1. — ÉTUDE CRITIQUE DES DOCUMENTS

Nous avons recueilli dans la littérature médicale 118 observations d péritonites puerpérales généralisées, chirurgicalement traitées. A ces lli

péritonite est consécutive à une perforation utérine, te pronostic devient beaucoup meilleur quand il s’agit d’une lésion secondaire à une infection annexielle (rompue ou non).

V. 'Variétés anatomiques de la péritonite généralisée. — La façon dont le péritoine a réagi influe grandement sur le pronostic opératoire.

a) PérUonile suraiguë. L’intervention chirurgicale, — logiquement tentée, puisque sans elle la malade est fatalement condamnée, — ne compte pas

b) Péritonite aiguë diHuse. Un succès, en pareil cas, ne peut être escompté qu'à titre tout-à-fail exceptionnel.

c) Péritonite phlegmoneuse à grand épanchement purulent. — Les opérations faites en pareils cas, donneront une proportion appréciable de gué-

d) Péritonite généralisée à kystes purulents mulliptes. — Dans des cas assez rares la cavité péritonéale est divisée par des adhérences en plusieurs loges purulentes. Le nombre de ces loyers est parfois considérable. Sur 10

observations dé cc genre, recueillies par nous, l’intervention a été suivie 8 lois de guérison.

tions, 18 seulement comportent un examen bactériologique ; sur ces 18 cas, 11 lois la péritonite fut causée par le streptocoque pyogène. Ces 11 cas d'intection streptococcique ont fourni :

8 guérisons : 4 dans les infections streptococciques pures.

4 dans les infections streptococciques associées.

3 morts : 2 dans les infections streptococciques pures.

1 dans les infections streptococciques associées.

Les autres cas terminés par la guérison avaient été causés :

1 fois par le diplostreptocoque de VValthard ;

1 lois par le gonocoque ;

2 fois par des infections polymicrobiennes.

Les cas non streptococciques terminés par la mort relevaient :

1 fois d'une infection mixte ;

3 fois du gonocoque.

. Ces faits nous mo ntrent que la péritonite streptococcique est capable de guérir par l’intervention chirurgicale.

Evolution post-opératoire des cas mortels. — Le temps écoulé entre l’intci’vcntion et la mort est consigné dans 38 observations qui nous montrent que la malade a succombé :

3 lois immédiatement après l’opération ;

14 fois quelques heures après l’opération ;

10 fois le lendemain de l’opération ;

4 fois deux jours après l’opération ;

1 fois trois jours après l’opération ;

4 fois quatre jours après l’opération ;

1 lois douze jours après l’opération ;

1 fois quinze jours après l’opération.

17 fois par conséquent, l’intervention a été suivie de mort rapide. Cette éventualité peut se produire dans trois conditions :

a) La malade a été opérée trop tard (les auteurs consignent plusieurs fois, dans leui-s observations, qu’ils sont intervenus in extremis).

P) La malade a été opérée promptement, mais on lui a lait subir un traumatisme chirurgical en désaccord avec ses forces : c’est on particulier ce que l’on a observé après maintes hystérectomies. En effet, l’ablation de l’utérus qui. n’a été pratiquée que dans 35 % de ces 38 observations a un passif de 43,6 % de morts rapides post-opératoires.

v) Il s'agit d’une péritonite suraiguë, hypertoxique : c’est le cas notamment de deux observations où l’opération, faite le jour même du diagnostic de la péritonite, a été suivie de mort au bout de quelques heures.

Il est bien entendu qu’on aura recours, concurremment à l'ensemble du traitement général en tisage : méthode de Murphy, huile camphrée à hautes doses, etc., etc. Nous ne nous proposions, ici, que la simple étude du traitement opératoire proprement dite.

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