‹ Titres et travaux scientifiques de Albert Goris (volume 2)Chapitre 9 sur 14 · C — OCH · texte numérisé non relu

C — OCH

Hc/\c—O — CH — CH —(CHOH) 3 — CH'O — CH — CH—(CHOH) 3

H 3 0-cl^jci

Essences de Primula officinalis. — L’essence de racines est constituée par le mélange des éthers méthyliques de l’acide fi-méthoxyrésorcylique, et de l’acide métaméthoxysalicylique; le premier domine : il représenté le camphre de Primula des auteurs.

L’essence de fleurs renferme les mêmes éthers que l’essence de . racines— fait d’un grand intérêt biologique — accompagnés de 10 à 15 °/ 0 de matière insaponifiable. r •

Etude de la primevérase. — Le ferment trouvé chez la Primula offici- fl nalis se rencontre chez d’autres plantes de la même famille, comme on le verra tout à l’heure. L’expérience montre qu’elle est différente de l’émulsine, de l’invertine, de la myrosinei

La nature des produits formés dans l’hydrolyse de nos glucosides S (éthers de l’acide p-rnéthoxyrésorcylique et de l’acide m-méthoxysali- 9 cylique) rapprochant ceux-ci des glucosides générateurs de salicylate fl de méthyle, il était particulièrement indiqué de soupçonner une parenté fl entre la bétulase ou gaulthérase et la primevérase.

En faisant réagir les poudres fermentaires préparées avec Primula■ fl officinalis Jacq, Monotropa hipopytis L., Gaullheria procumbensh., Betula » lenta L., sur les glucosides de la Primevère, et d’autre part, sur les fl

liquides préparés avec les mêmes plantes et renfermant leurs glucosides, on peut conclure qu’il y a, sinon identité, du moins parenté très voisine

entre ces ferments. ,

Chez le Primula officinalis, les essais de localisation montrent que le ferment existe surtout dans le cylindre central de la racine et dans les organes aériens, autour des faisceaux libéro-ligneux (hampe florale, pédoncule floral, pétiole, feuille), et dans les cellules épidermiques du calice et surtout de la corolle.

Répartition de la primevérase et des glucosides dans la famille des Primulacées. — La primevérase se retrouve chez d’autres Primulacées. Elle est accompagnée, chez certaines espèces, de principes dédoublables aux dépens desquels elle provoque la formation d’essences dont l’odeur rappelle ou non celle du Primula officinalis.. D’autre s espèces renferment le ferment, mais non les glucosides, et ne donnent pas d’essence.

L’odeur peut être variable, comme le montre le tableau suivant :

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