‹ Titres et travaux scientifiques de Albert GorisChapitre 15 sur 37 · H. — DIVERS · texte numérisé non relu

H. — DIVERS

Sur la valeur purgative du Polygonum cuspidatum Sieb. et Zucc. (en collaboration avec M. Crète). — Bull. Sc. Pharm., 14, p. 698-703, 1907.

Le Polygonum cuspidatum Sieb. et Zucc., cultivé dans beaucoup d’endroits pour son port ornemental, possède un rhizome volumineux qui pourrait être employé au même titre que la Rhubarbe, d’autant plus que sa rusticité en rend la culture très facile.

A la dose de 1 gramme à 1 gr. 50 la poudre provoque les mêmes effets que 0 gr. 76 à 1 gramme de poudre de Rhubarbe. Ce Polygonum doit son action à des glucosides anthraquinoniques que nous avons localisés et dont nous avons indiqué la répartition dans le rhizone ainsi que leur relation dans la cellule avec les composés tanniques.

Le produit de dédoublement de ce glucoside (polygonine) est bien de la Frangula-émodine (P. F. 253°) ainsi que l’avait signalé Perkin.

Sur la nupharine (en collaboration avec M. Crète). — Bull. Sc. Pharm., 17, p. 13-15, 1910.

La composition de la nupharine, alcaloïde retiré des rhizomes de Nuphar luteum L. par Grüning, était mal connue. Nous avons repris l’étude de cet alcaloïde et avons constaté que l’on peut obtenir un corps solide, blanc, très maniable, amorphe. Cet alcaloïde se décompose au contact de la baryte en donnant de l’aldéhyde cinnamique.

Depuis cette note nous avons préparé de plus grandes quantités de nupharine en vue d’en obtenir des sels cristallisés. Nos recherches jusqu’alors ont été infructueuses, malgré les nombreux fractionnements que nous avons pu faire. Nos échecs tiennent surtout à ce que la nupharine est un alcaloïde peu basique.

Notes sur la composition chimique des mousses [Sphagnum cymbiîolium Ehrh., Hypnum purum L.] (en collaboration avec M. Visohniao), — Associât, pour l'avancement des Sc., Tunis, 1913; Bull. Sc. Pharm., 20,

Les végétaux inférieurs, dont les échanges sont moins complexes que ceux des Phanérogames, devraient nous donner des indications sur la

formation et même la transformation des substances alimentaires ou de déchet.

Les difficultés rencontrées dans cette recherche (mélange fréquent des espèces, pénurie de matériaux) nous ont fait momentanément abandonner ce sujet. Nous avons pu toutefois isoler une petite quantité de saccharose des deux espèces de Mousses traitées : Sphagnum eymbifolium Khrh, et Hypnum purum L.

Une nouvelle plante à coumarine (en collaboration avec M. P. Guébin). — G. R. Ac. Sc., 170, p. 1067-1069, 1920.

Avec M. P. Guérin nous avons constaté dans le Melittis Melisophyllam,

L. la présence d’un glucoside dédoublable par l’émulsine en donnant de la coumarine que nous avons isolée. La présence de glucosides à coumarine si répandue dans les végétaux n’avait encore été mentionnée chez les Labiées que dans l’essence de Lavande officinale.

Sur la composition chimique du Monotropa Hypopitys L. — G. R. Ac. S., 176, p. 1826-1828, 1923.

Pendant plusieurs années, nous avons poursuivi l’étude de la composition chimique du Monotrapa Hypopitys L. et particulièrement du mode de production de l’essence.

En 1923, M. Bbidel signala la présence d’un glucoside : la Monotropéine. Nous avons confirmé l’existence et les caractères du corps isolé par

M. Bridec. Nous avons pu préparer une quantité assez appréciable d’essence dont la rectification nous a permis d’isoler le salicylate de méthyle.

La caractérisation de cet éther apporte une conclusion définitive aux recherches antérieures qui n’avaient lait que signaler l’existence probable de ce corps. A côté de cet éther, il en existe un second à odeur très différente.

Nous avons abandonné ces recherches, M. Bridel ayant la priorité dans l’étude chimique de cette plante.

Sur la composition chimique de la Clandestine (note préliminaire). — G. R. Ac. Sc., 178, p. 1203-1204, 1924.

La Clandestine (Lathrœa clandestina L.) renferme un glucoside qui est très probablement la méliatine, que nous avons caractérisée par les méthodes biochimiques.

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