‹ Titres et travaux scientifiques de Albert GorisChapitre 27 sur 37 · RECHERCHES SUR LA MORPHINE, SES PRÉPARATIONS, SES DÉRIVÉS · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LA MORPHINE, SES PRÉPARATIONS, SES DÉRIVÉS

Sur la présence

boration avec

de la morphine dans le latex frais du Pavot (en colla- M. Visciiniag). — BulL Sc. Pharm., 22, p. 257 ^ ,

Sur l’extrait aqueux d’opium (en collaboration avec M. Ciui-meta). - Bull. Sc. Pharm., 38, p. 466 , 476, 1931.

Etude critique des méthodes de dosage de l’opium (en collaboration avec Fourmont). — Bull. Sc. Pharm., à l’imprimerie.

Altération spontanée des solutions de Chl. d’Héroïne (en collaboration avec M“'= FodbmontJ. — Bull. Sc. Pharm., 38, p. 273-279, 1931.

La plupart des Traités de Matière Médicale rapportent que l’opium fraîchement récolté est exempt de morphine. Par suite d’une fermentation, la proportion d’alcaloïde s’élèverait peu à peu pour atteindre le maximum environ un mois après la récolte. Cette opinion implique que l’alcaloïde du latex frais est différent de la morphine et qu’une fermentation, survenant après la récolte, est indispensable pour que cet alcaloïde inconnu se transforme en morphine.

Ces assertions sont complètement erronées. Les dosages de la morphine effectués dans le latex frais du pavot, vingt-quatre heures après la lécolte, et sur un produit de môme provenance conservé pendant un an, nous ont donné 11,60 % dans le premier cas, 11,25 et 11,70 dans le second cas, chiffres rapportés au produit séché à 100°. Dans une première expérience nous avons trouvé 18,90 pour le latex frais et 17,70 % pour l’opium. (Le chiffre du premier dosage était un peu fort, car la morphine isolée laissait un faihle résidu insoluble dans l’eau de chaux.)

Les pavots traités ayant été cultivés aux environs de Paris, ces dosages confirment le fait que l’opium indigène est aussi riche en morphine que l’opium turc.

L’exploitation en est cependant rendue difficile par les conditions climatériques trop variables, plus encore que par le prix de la main-d’œuvre.

Expert près de la Société des Nations, de la Commission chargée de la standardisation du dosage de l’opium et de ses préparations nous avons été amené avec Mlle Fourmont à vérifier les principaux procédés de dosage de l’opium et de ses préparations et à en faire un exposé critique.

Au cours de ces recherches le sort de la Narcotine dans les préparations nous avait fortement pféoccupé. Avec M. Chai,meta nous avons pu constater que dans la préparation de l’extrait, la Narcotine reste presque entièrement dans les marcs. La reprise par l’eau de l’extrait n’enlève que très peu de narcotine. Il faut attribuer ce fait à ce que la narcotine est une base faible qui ne se dissout que dans une solution aqueuse à pu faible, pn 3,5 environ.

On constate un fait analogue sur le Laudanum de Sydenham (expérience inédite), l’alcool à 30° ayant un pu plus élevé que l’eau et le faible degré de cet alcool ne facilitant pas la dissolution des principes alcaloïques.

Les solutions de chl. d’Héroïne (chl. de diacétylmorphine) à 1 % en ampoules s’altèrent très rapidement môme dans des verres neutres, et stérilisées par tyndallisation. Il se forme d’abord la monodiétylmorphine, puis l’altération est beaucoup plus profonde. Il faudra donc éviter l’em-

ploi de verres alcalins, de stériliser à l’autoclave et il sera prudent de renouveler fréquemment cette préparation.

action phylactique de certains alcaloïdes

Page 1