MATIÈRE MÉDICALE
Matériaux pour servir à l’histoire des Cinchona, Cinchona, robusta Trimen (en coUaboralion, avec M. Heikers),^ — Bull. Sc. Pharm., 7, p. 383-386, 1903.
Etude d’un hybride riche en Cinchonine et Cinchonidine dont la culture avait été proposée à une époque ou la culture du Quinquina ne donnait aucun bénélice aux planteurs.
La question des Quinquinas et les colonies françaises (en collaboration avec M. le P’’ Perrot). — Bull. Sc. Pharm., 14, p. 529-536, 1907; Quinzaine coloniale, 11 (2o sem.), p. 780-783, 1907.
Au cours de la direction de la thèse de M. Reimers (i) sur les Quinquinas de culture, en 1900, j’ai dû me familiariser avec les importantes questions intéressant la culture des Quinquinas. Je n’ai jamais cessé de m’y intéresser par la suite.
En 1907, avec M. le Perrot, nous recommandions la culture des Quinquinas par l’Administration partout où elle était possible dans nos colonies, pour les besoins de la colonie même. Déjà à cette époque, le côté commercial ne semblait guère devoir retenir notre attention. Nous faisions remarquer « qu’en cas de conflit entre grandes nations, il arriverait que le stock de quinine deviendrait insuffisant dans nos colonies privées de toute relation avec la Métropole, et que, dans ce cas, il serait bon qu'elles puissent s’approvisionner sur place.
Au cours de la guerre, l’approvisionnement en quinine du Service de Santé fut considérablement gêné par les exigences des pays producteurs, de sorte que la culture des Quinquinas que nous préconisions dans un but tout particulier doit être envisagée de nouveau en dehors de toute préoccupation commerciale. Les efforts de M. le Perrot et de l’Office des Matières premières se portent actuellement sur l’introduction de
1. M. N. Reimers : Les Quinquinas de culture, Paris, 1900, in-8", 220 p.
cette culture dans diverses- cdoiviés qui pourraient le cas échilant devenir régulateurs du marché de la Quinine, pour le plus grand profit de l’industrie française.
Sur une nouvelle gomme susceptible de diverses applications (en collaboration avec M. Lefèvre). — Congrès coloniaux français, XVP section, p. 15-2fi, 1904; Bull. Sc. Pharm., 10, p. 17-22, 1904.
La gomme d’Anogeissus pendilla Edgw. voisine de la Gomme Ghati produite par VAnogeissus latifolia Wall., mais s’en différenciant par sa solubilité, aurait des propriétés supérieures à la gomme ordinaire. La viscosité des solutions aqueuses pourrait la faire employer avec avantage dans la préparation des tablettes, émulsions, etc.
La fleur de Thé (en collaboration avec M. le P"' Perrot). — Bull. Sc. Pharm., 14, p. 392-396, 1907 ; Agricult. prat. des pays chauds, 9, p. 165-170, 1907.
La fleur de thé est récoltée et utilisée couramment au Tonkin et son introduction en France a été tentée vers 1906, lors de l’exposition coloniale de Marseille. Après étude anatomique, nous avons indiqué la composition chimique de cette matière première qui contient jusqu’à 2 pour 100 de caféine. '
Essai d’une terminologie des corps désignés généralement sous le nom de « tanins » (en collaboration avec M. le P” Perrot). — Bull. Sc. Pharm., 16, p. 189-191, 1909.
On sait combien il est difficile, en chimie végétale, de définir un tanin. Au point de vue de leur composition chimique, les corps désignés sous ce nom sont très différenls les uns des autres. Dans le but de faciliter l’entente au point de vue de la spécification et de l’analogie à établir entre ces différents produits, nous avons proposé une terminologie jaermettant d’éviter bien des confusions dans l’exposé des propriétés de ces corps.
Recherche de la colophane dans le baume de Tolu (en collaboration avec M. le pr Perrot). — Bull. Sc. Pharm., 15, p. 636, 1908.
Méthode rapide, pour rechercher de petites quantités de Colophane dans le baume de Tolu, basée sur la différence de solubilité de ces produits résineux dans le sulfure de carbone. L’extrait sulfo-carbonique évaporé est repris dans l’éther de pétrole sur lequel on fait la réaction à l’acétate de cuivre. On peut ainsi déceler 1 à 2 % de colophane dans le baume de Tolu.
Analyse d’une Scammonée naturelle (en collaboration ayec M. G. Fixi- TEAUx). — Bull. Sc. Pharm., 17, p. 16-16, 1910.
Examen d’une Scammonée naturelle authentique qui nous a permis de constater que le pouvoir rotatoire de la résine soluble dans l’éther ébiii de «U = —• 24“26. Cette analyse confirme l’opinion de M. Guigues qui prétend que la résine de Scammonée naturelle a un pouvoir rotatoire variant de Ku = — ISoaO à = — 25” sans jamais dépasser ce chiffre.