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MÉTHODE DE BIER

La Méthode de Bier, Soc. de Chir., 1907, p, 315;.in Petite Chirurgie pratique, 3“ édition, Paris, 1910.

Nous avons étudié dans plusieurs communications le résultat que donne dans les infections des parties molles des membres la méthode de Vhyperémie veineuse (bande élastique et ventouse), et nous avons insisté sur la néce.ssité d’une technique rigoureuse conforme à celle préconisée par l’auteur; la compression se mesurera d’abord, avec quelque habitude, au doigt et ensuite à la sensation accusée par le patient : celuici ne doit éprouver aucune gène douloureuse. La bande ne sera jamais appliquée sur la lésion elle-même — qu’on couvrira seulement d’une compresse de gaze-sèche-destinée à la mettre à l’abri de l’air, — mais à 12 ou 13 centimètres au moins de cètlc lésion. Le temps d’application de la bande qui, au début, variera de vingt à vingt-deux heures sur vingt-quatre, sera ensuite diminue progressivement jusqu’à n’ôtre plus que de douze heures par jour. Quant au nombre des séances, il sera proportionné à la durée de l’inflammation; l’application de la bande devra être continuée un peu au delà

la racine des membres, il peut être avantageux de remplacer la bande par un gros

Les elTels produits par la bande élastique, sur les parties molles situées au-dessous d’elle, sont la coloration rouge foncé que prennent rapidement les téguments; l’élévalion de température au toucher et la disparition de la douleur dans les vingt-quatre heui’es. Très rapidement la fievre tombe ; parfois celte chute de la température est

Dans un cas de perte de substance de la partie supérieure du libia consécutive à une ostéomyélite prolongée, j’ai comblé la cavité, suivant le procédé de Chaput, avec un large fragment de tissu cellulaire graisseux emprunté à la fesse. La guérison a été rapide.

Le plus grand nombre d’opérations que j ai pratiquées comme transplanta lion d’organe a trait à l'omire. Les organes greffés, tantôt immédiatement après leur extirpation, tantôt après conservation en cold storage (à la glacière), à la face profonde du tissu cellulaire sous-cutané de l’abdomen ou sous le péritoine, l’ovaire grclfé est le siège de phénomènes congestifs qui peuvent ne se manifester que plusieurs mois après

Enfin, j’ai remplacé une portion d’urètre réséquée pour rétrécissement par un segment de veine saphène. L’opération a parfaitement réussi, njais le malade a gardé une fistulette à la jonction de la greffe et de l’urètre normal et le trajet fistuleux du périnée a donné passage à un petit fragment grisâtre qui pourrait être le segment greffé. Cette observation reste, de ce fait, insufllsante pour entraîner la conviction.

Des moyens préventifs de l'infection opératoire. Presse médicale, 20 octobre 1909, n" 79.

Des soins ante et post-opératoires en chirurgie abdominale. Rapport au 22“ Congrès de l'Association française de chirurgie (1909) (en collaboration avec G. de Roiiïii.i.e), 75 pages.

Nous avons passe en revue, dans leurs grandes lignes, les divers acies ante et post-opératoires en fouillant plus spécialement certains points et surtout les moyens prévenlifs de l'infection et les accidents tardifs du chloroforme. Nous ne donnerons ici que le résumé d’un certain nombre de points particuliers de notre pratique ou de nos recherches experimentales.

Stérilisation du milieu opératoire. — Nous saturons l’air de la salle d’opérations avec la vapeur d’eau surchauffée (p. 4).

Administration d'un purgatif. — il nous semble plus logique de donner le purgalif deux jours avant l’opération. Le purgatif détermine une entérite toxique et il provoque une déshydratation qui trouble les échanges cellules (p. 7). Cette spoliation aqueuse est particulièrement ù redouter chez les diabétiques (p. 12).

Hémophilie. — Nous avons fait exécuter un certain nombre d’expériences pour contrôler les résultats de Wright concernant le métabolisme du calcium et nous avons été amenés à constater que l’action indéniable des sels de chaux in vitro sur la coagulation ne se retrouvait pas in vivo d’une façon constante (p. 16).

Moyens préventifs généraux de Vinfection opératoire (p. 17 à 28). — On a fait de nombreux essais pour rendre le sujet réfractaire à l’infection chirurgicale et, pour cela, on a fait toute une série de recherches, les unes tendant à immuniser le malade, les autres à augmenter la résistance.

Immunisation. — Elle peut être passive ou active. Elle suppose connu l’agent d’infection, alors que nous ne sommes pas fixés sur la totalité de la flore bactérienne. Cependant, en ne tenant comple que du streptocoque, du staphylocoque et du colibacille, il existe un certain nombre d’expériences et de faits cliniques dignes d’intérét, mais au total, il résulte de nos propres travaux et du grand nombre de mémoires que nous avons lus que, si les résultats expérimentaux sont encourageants, les faits cliniques sont trop peu nombreux et trop voisins de ce que l’on observe sans vaccination préopératoire pour avoir une valeur.

Leucothérapie préventive. — 11 s’agit là de mettre l’homme en état de plus grande résistance et tous ces procédés visent à créer une teucocytose préliminaire pour réaliser la leucoprophylaxie. Les agents de leucoprophylaxie générale (acide nucléinique, sérum de cheval), ceux de leucoprophylaxie locale ont évidemment donné des résultats intéressants et la leucocytose est incontestable. Mais la leucoprophylaxie locale en matière de chirurgie abdominale est d’une application particulièrement difficile et surtout il faut se demander si ces globules blancs constituent une armée contre les microbes ou un troupeau banal. 11 est difficile de se renseigner. Les r^ullats sont fort discordants. Nul agent préventif n’a fait ses preuves.

Pansement. — Nous nous sommes suffisamment étendus sur ce point dans notre Petite chirurgie pour n’y point revenir.

Lever des opérées. — Nous ne sommes pas partisans du lever précoce.

Désunion des plaies. — Elle est toujours en rapport avec une infection légère, inaperçue au thermomètre.

Accidents graves tardifs de l’intoxication anesthésique. — La forme normale de l’intoxication anesthésique se révèle cliniquement par quelques accidents bénins. L’intoxication grave apparaît au bout d’un certain temps après une accalmie Irompeuse et se caractérise par des phénomènes nerveux (délire, terreurs, Ircmblements), circulatoires (hypotension, arythmie, tachycardie), respiratoires (polypnée irrégulière), vomissements, ictère inconstant, oligurie, hyperazolurie, acétonurie, albuminurie. Le plus souvent, terminaison par coma et mort du troisième au septième jour.

A l’autopsie, on trouve un gros foie gras ou un foie d’ictère grave que j’ai assimilé au foie de l’intoxication phosphorée.

J’ai passé en revue les diverses pathogénies de ces accidents et j’en ai tiré des dédiiclinns prophylactiques (nécessite d investigations multiples des fonctions hépatiques, condamnation du jeilne préanesthesique, régime préopératoire riche en hydrate

— Sade carbone) et thérapeutiques (administration libérale du glucose, bicarbonalc de soude.

La transfusion du sang. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 14 mai 1912, p. 657, et 2 juillet 1912 ; Presse médicale, n» 62, 1912.

J’ai communiqué à la Sociélé de Chirurgie les cinq premières observations de transfusion que j ai pratiquées dans mon service et j’ai publié ma technique détaillée.

c, Pinces spéciales pour saisir les vaisseaux.

avec de nombreuses figures, dans la Presse médicale. 11 s’agit d’une opération qui doit être connue de tout médecin, au même titre que les autres opérations dites de petite chirurgie.

Mes cinq cas se rapportaient à une hémorragie post-opératoire (cholécystectomie), une hypotension extrême après pneumotoiue pour gangrène pulmonaire, une anémie

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