‹ Titres et travaux scientifiques de Th. TuffierChapitre 9 sur 51 · IV. — THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

IV. — THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE

de solutions physiologiques (en collaboration avec M. Duméd., 1896, 1119-1122 et Bail, el Mém. de la Soc. de Biol.,

Cette méthode thérapeutique nous a été suggérée par les expériences de .M. le professeur Dastre el de son préparateur M. Loye, qui ont établi en 1887 cl 1888 les lois de l’innocuité du lavage du sang.

Dans les hémorragies, le cœur se contractant à vide accélère ses battements; l’injection intraveineuse vient lui fournir un point d’appui ; elle agit donc ici en élevant la tension artérielle. Dans le choc traumatique, l’injection intraveineuse agit de la

Dans les infections, son mode d’action comprend ■ 1" élévation de la tension artérielle 1 2° élimination des toxines par les divers émoncloires, l’une étant la conséquence de l’autre. Le lavage du sang ne semble pas, en effet, être en cause. Les injections intraveineuses dans les infections produisent une élimination active parce que, relevant la tension artérielle qui était ahaissec, elles pci'nieltent aux divers émoncloires de l’économie la reprise de leurs fonctions. C’est ainsi qu’il se fait une poussée d’élimination par les reins (diurèse abondante), l’intestin (diarrhée), la peau (Irauspiralion).

Essais sur les ligatures vasculaires dans les tumeurs inopérables et dans ceitaines infections. Cong. franç. de Chir., 1897, p. i92.

Les tumeurs malignes, auxquelles je me suis adressé, sont des cancers de la langue et de tulérus. Les ligatures bilatérales des artères linguales ou carotide externe m’ont donné un succès opératoire parfait, mais des résultats purement palliatifs. Le premier opéré fut nettement amélioré au point de vue des douleurs et de la gêne fonctionnelle, mais la tumeur reprit sa marche envahissante.

Quatre fois cette opération a été répétée. Dans deux cas, douleurs et hémorragies

Radiothérapie et cane Sur la radiothérapie

la prcseiice (le globules blancs nombreux et de quelques globules lougfs.

Sur les coupes failcs au bout de huit jours, au niveau de la tumeur recouvn-le de la peau, il n’existe plus aucune modification, si ce n’est quelquefois un peu d’(»dbmo des parties superficielles du derme, et les cellules cancéreuses siluées tout à fait audessous de l’épiderme reslent en pleine! aclivile.

Au niveau des parties ulcérées ou abrasées. on voit que sur environ un millimétré de profondeur le tissu conjonctif de la tumeur s’est très nolablement hypertrophié cl les coupes à ce niveau montrent un tissu inflammatoire avec des cellules hypertrophiées, ramifiées et anastomosées de tissu conjonctif, des vaisseaux de nouvelle formation, des leucocytes disséminés entre les cellules, et des fibres de tissu conjonctif de nouvelle formation ; an milieu de ce tissu conjonctif, les cellules epithéliales restent intactes, et quelques-unes sont en kanokynèse.

Au bout de quinze jours, la partie superficielle de la tumeur est constituée sur une couche d’environ un millimètre par du tissu fibreux adulte très hypertrophié par rapport à celui des couches profondes qui n’ont pas été atteintes par l’étincelle. Au milieu de ce tissu fibreux les cellules néoplasiques sont comme étouffées, et en voie d’atrophie.

reuse, peut, par le mécanisme de rmflaramation, arriver à la destruction de ces cellules, mais son action reste localisée aux couches superficielles; et même, lorsque la cicatrisation est obtenue, elle peut, tout comme les rayons X, laisser au-dessous d’elle un cancer en évolution plus ou moins gêné par la gangue fibreuse sclérosée, comme on le voit dans la méthode sclérogène. Pour juger définilivement la question, il serail nécessaire d’examiner des tumeurs ou des cicatrices plusieurs mois après l’application

Radium. — Il a été appliqué à Beaujon par M. Dominici et suivani sa méthode des rayons y uUrapénétrants.

On a procédé de la façon suivante ;

1“ Pans deux cas, nous avons employé une toile radifère d’activité 500.000 — poids 4 centigrammes — surface engainée dans une capsule de plomb de 1 niillimèlrc d’épaisseur, qu’entourait une enveloppe de papier ayant aussi 1 millimètre d’épaisseur. Le tout était protégé par une double enveloppe de caoutchouc mince.

Dans le premier cas, l’appareil est laissé en place douze heures, — les séances ont été faites à six jours d’intervalle ; dans le second, — une seule applicalion de vingtdeux heures a été laite. L’appareil ainsi monté laissait filtrer un rayonnement ultrapénétrant, dont l’intensité était de 5500 à 4000 ;

l’urine des cancéreux de mon service, le pouvoir amylolitique. Ce le d’un sujet à l’autre, ne m’a pas paru se différencier de celui des stalé, d’autre part, chez les trois malades traités, que l’injection de une inlluence sur le taux de l’amylasé.

et je n’ai mémo noté, contrairement à Bergell, aucune moditiuation de l’état général, si ce n’est une poussée de purpura des membres inférieurs, apiès la deuxième injection. Je dois ajouter, cependant, qu’à l’autopsie de ce malade, j’ai trouvé du côté du foie des lésions dégénératives telles que je me demande si elles n’ont pas été provoquées par

aussi complète qüe possible du néoplasme. Comme le radium, elle donne des cicàlrisations rapides et des cicalrices remarquablement souples. ' :

L’qir chaud donne des résultals sensiblement égaux, mais il est d’une application plus difficile et nécessite plusieurs séances opératoires: nous n’avons vu aucun cas deguérison par cet agent.

La sérothérapie du cancer n’existe pas encore, tous les sérums en injections souscutanées sont susceptibles de modifier l’évolution du cancer sans pouvoir arrêter sa marche définitive, leur action s’épuisant rapidement,

La trypsine, les ferments glycolytiques ne donnent aucun résullat, et les principes mêmes de ces méthodes de traitement nous paraissent erronés.

Les extraits hépatiques en injections locales ont une action destructive avec élection sur les cellules cancéreuses, mais ils-présentent des dangers, car ils peuvent agir comme produits cytotoxiques des cellules hépatiques. .

Radiumthérapie dans les sarcomes. Bull, et Mem. de la Soc. de Chirurgie, tO décembre

J’insiste sur la différence des résultats thérapeutiques obtenus dans les épithéliomas et dans les sarcomes, ccux-ci élant trop variables cliniquement et anatomiquement.-Aussi ne fout-il pas juger de la valeur d’un agent thérapeutique, radium ou autre, par certains cas surprenants de guérison de sarcomes.

A propos de la fulguration dans le cancer. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 19 mai 1909.

Essais d’immunisation contre le cancer. Considérations personnelles. Journal médical fronpais, n" 7, juillet 1911.

Traitement dn cancer inopérable. Œuvre médico-chirurgicale, mars 1911.

Dans celte monographie nous avons rassemblé les différents agents thérapeutiques mis en œuvre pour apporter une survie ou une atnélioràtion chaque fois qu’il nous est impossible de tenter une exérèse totale d’un cancer épithélial (foyer primitif et propagations secondaires).

Après avoir passé en revue les différentes méthodes agissant sur le néoplasme, soit directement, soit à distance, nous avons étudié les divers palliatifs mis en œuvre pour remédier à la douleur, aux hémorragies, aux infections ou aux complications mécaniques (sténoses, compressions).

11 résulte de cette étude que la la limite de l’opérabilité n’a pas été très reculée

par les reclietches'modernes-et quB les dilïerenls spécifiques, sérums ou vaccins, ont tous fait faillite.

■ -Par contre, le traitement palliatif a trouvé dans Icradium, les rayons X ou les caustiques physicochimiques de puissants adjuvants et la recherche attentive des causes de la douleur permet souvent de soulager et d’améliorer ces cas désespérés.- -

TÉTANOS ET SÉROTHÉRAPIE ANTITÉTANIQUE

atique (Discussion).

nouvellu iiijeciion et surtout chaque cliangemcht de la voie d’introduction, aggravait l’état de la patiente. Tel est aussi le cas d’un tétanique soigne par nous, chez qui les injections sous-cutanées de sérum antitétanique Turent suivies à chaque fois d’une aggravation si nette des accidents qu’on me pria d’abandonner cette médication.

A propos du tétanos. Bull, et Mém. de la Soc. de Ckir., 28 mai t012.

l’insiste sur ce fait que si le traitement du tétanos est souvent trop atténué, il est dans d’autre cas trop rigoureux et dangereux du fait d’accidents anaphylactiques, il serait donc nécessaire d’avoir une méthode précisé.

L’HYPERËmiE VEINEUSE DANS LES INFECTIONS AIGUËS DES PARTIES MOLLES

Page 1