ANESTHÉSIE RÉGIONALE PAR VOIE RACHIDIENNE
Analgésie chirurgicale par les injections intra-rachidiennes de cocaïne. Société de Biologie, séance du ii novembre 1899, p. 882.
Analgésie chirurgicale par l’injection de cocaïne sous l’arachnoïde lombaire. Presse
Anesthésie par la cocaïne. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1899, p. 905 et p. 957.
Expériences sur l'injection sous-arachnoïdienne de cocaïne {en collaboration avec llAitio»), Bull, et Mém. de la Soc. de Biol., 3 novembre 1900.
Mécanisme de l’anesthésie par injection sous-arachnoidienne de cocaïne, p. 191 ;
Comptes rendus des séances de là Soc, de Biol, 1900, p. 1055.
L'anesthésie médullaire eu gynécologie (avec 3 figures). Bevue de Gynéc. et de Chir. abdominale, n‘ 4, juillet-août 1900, p, 683.
Bougie pour la stérilisation à froid des solutions de cocaïne. Bulletin de la Société de Chirurgie, 13 février 1901, p. 166.
A propos des injections épidurales sacro-coccygiennes.. Presse médieale, 11 mai 1901,
rachicocaïnisation.
3 décembre 1902, i
projectile ; on marque sur le thorax en avant le point d’entrée, en arrière le point de sortie de ce rayon normal (fig. 25).
On change alors la position du malade en le maintenant dans le même plan horizontal et on détermine an second rayon dans le même plan hahituellemcnt horizontal ou vertical, rayon normal dont on marque également les points d’entrée et desortie. On a donc dans le même plan deux rayons secroisantau niveau du projectile; pour que les repères cutanés ne s’effacent pas sous l’influence du brossage au moment de l’opération, on remplace les marques au crayon par deux pointes de feu superfi. cielles.
Application de l’apparàl. — La bande souple est appliquée sur la région examinée dont elle épouse rigoureusement tous les contours et on fait affleurer son bord garni d’encoches au mveau des quatre points de repère cutanés que l’on marque exactement sur la bande à l’aide d'un trait d’encre ou d’un index de 111. Puis on retire la bande en ayant soin de ne pas la déformer (flg. 25) et on réunit par deux fils les points de repère. Ces fils en s’entre-croisant déterminent le siège exact du corps étranger. C'est le point même du croisement. Par celle simple inspection du siège du projectile, le chirurgien sait déjà par quelle voie il l’allaquera.
Reste à fixer ce point de façon à pouvoir le déterminer à un moment quelconque pendant l’opération. Pour cela l’aiguille indicatrice est introduite au travers de la genouillère, et sa pointe est dirigée vers l’entre-croiseraent des fils ; au moment où elle l’affleure, on serre déflnilivement la vis de la genouillère. On fait enfin glisser l’index jusqu’à ce qu’il butte sur la genouillère en prenant bien soin que la pointe de l’aiguille indicatrice affleure toujours l’entre-croisement des fils (fig. 25).
Alors le tout est immobilisé dans cette attitude; les fils, désormais inutiles, sont enlevés et l’appareil stérilisé est prêt à servir pendant l’opération. Si alors, au cours de l’opération, le chirurgien désire contrôler la marche de son bistouri vers le projectile, il réapplique la bande en ayant soin de superposer exactement les repères marqués sur celte bande à ceux marqués sur la peau; enfonçant alors dans la genouillère l'aiguille indicatrice, la pointe conduit directement vers le projectile au niveau duquel elle vient s’arrêter. Tant que l’index placé sur l’aiguille n’est pas venu butter contre la genouillère, il faut inciser plus profondément; la pointe de l’aiguille indique à l’opérateur à la fois la distance à laquelle se trouve le projectile et la profondeur à laquelle on doit le trouver.
Présentation de radiographie de l’atlas et de l'axis. Bull, et Mém. de la Soc. de Chirurgie., 1810, p. 695 et 750.
Ces radiographies dues à M. .Aubourg ont été faites la bouche ouverte et à l’aide d’écrans phosphorescents permettant de réduire des neuf dixièmes le temps de
KYSTES HYDATIQUES
Traitement des kystes hydaticpies en général, par un procédé personnel. Bull, et Mém. de la Soc. de Cliir., 1899, pp. 38, 103,118 et 975.
Les lieux malades que j’ai opérés et dont j’ai rapporté rhisloire avaient été traités par i’incision du kyste, le lavage de sa cavité au sublimé et la réducliondans l’abdomen sans aucun drainage. Le premier siégeait dans le cul-de-sac rétrovésical, le second était un énorme kyste du rein. Dans ces deux cas craignant de n’avoir pas enlevé la membrane germinative en entier, membrane qui adhérait dans les parties profondes, j'ai fait le frottage de la poche à la compresse, puis le lavage au sublimé; j’ai même laissé dans la cavité, avant de la fermer, quelques grammes de liqueur de van Swicten. Le résultat a été parfait dans les deux cas.
J’avais été guidé dans ce mode de trailement par la notion de l’asepsie des kystes bydatiques et par le danger de reproduction des vésicules, danser que le lavage au sublimé pouvait conjurer. Des perfectionnements ont été apportés dans cette méthode mais les grandes lignes sont restées les mêmes. Je croyais à ce moment que cette thérapeutique avait été appliquée par un chirurgien russe, mes collègues m’affirmèrent que son procédé était différent, ce qui me fit dire : « Si ce ri'cst pas la façon de faire de M. Bobroff, comme nos collègues l’ont affirmé, je le réclame à mon aelif ». Ce qui me parait le plus intéressant dans le trailement aseptique des kystes hydatiques par la méthode rapide, c'est de connaître les ré.sultats éloignés. Mes malades sont opérés depuis 7 et 18 mois, ils sont parfaitement guéris.
GOITRE EXOPHTALMIQUE
Traitement chirurgical du goitre exophtalmique. Bull, et Mém. de la Soc. de Ctiiy., 1895,
Présentation de deux malades opérés pour goitre exophtalmique. Bull, et Mém. de ta Soc.deChir.,mi,f.m.
Le 20 janvier 1897, après un nouvel essai de lliérapeutique médicale (thymus), la malade est dans un état de faiblesse, d’agitation et d’insomnie si déplorable, que j’acceptai de l’opérer. Hémithyroïdectomie après ligature préventive des vaisseaux. Cautérisation du pédicule au fer rouge. Les suites opératoires furent des plus, simples : le lendemain, la température, s’éleva à 38 degrés; le surlendemain, elle tombait à 57 degrés, le drainage ébïit supprimé et la malade demeura apyrétique.
Les suites thérapeutiques ont été des plus intéressantes. Dès le lendemain, l’aspect vultucux de la face avait disparu, l’état d’éréthisme des vaiss(!aux s’était flétri pour ne plus reparaître. L’exorbitisme et l’agitation ont persisté pendant environ trente-six heures. Le pouls a subi les modifications quotidiennes suivantes sans aucun parallélisme avec les modifications de température ; 125, 115, HO, 111,104. Le 5 février, il est à 80 et le 3 mars à 08-72. Trente-huit jours après l’opération, les yeux sont encore à fleur de tête, mais n’ont plus cet aspect spécial qu’ils présentaient, les vaisseaux du cou ne sont plus volumineux ; il n’y a plus de thrill ni de battement dans le lobe gauche. La malade n’a plus aucun tremblement, elle vaque à ses occupations. Elle a pu venir à la Société de Chirurgie sans dyspnée. Le sommeil est bon, l’appétit est revenu. 11 n’y a aucun accident nerveux.
J’insistais surtout dans cette communication sur certaines précautions techniques, que je considère comme fort importantes. J’évite avec grand soin la malaxation du corps thyroïde, ou Vécoulement du suc thyroïdien dans la plaie. La cautérisation au fer rouge des surfaces thyroïdiennes a été pratiquée dans ce but. Je suis convaincu que les morts rapides post-operaloires qui ont été si longtemps mystérieuses sont dues à l’empoisonnement thyroïdien aigu provoqué par les manœuvres opératoires (1895).
Goitre exophtalmique. Hémithyroïdectomie. Apparition brusque post-opératoire du signe de Jellinek. Bull, et Mém. de la Soc. Chirurgie, 24 mai 1911, p. 760.
Cette apparition, sous nos yeux, nous semble due à un fonciionnemeni vicariant des capsules surrénales, la synergie glandulaire thyro-surrénale étant brusquement troublée par la suppression partielle du corps thyroïde.