THÉRAPEUTIQUE DES FRACTURES ET RADIOGRAPHIE
Étude clinique et radiographique sur ia réduction des fractures. Bull, et Mém. de la
J’apporte ici le résultat de 45 cas de fractures examinées dans mon service de Lariboisière. J’ai fait pratiquer les radiographies avant, pendant et après la réduction et la mise de i’appareil; et à nouveau au moment où ie malade quittait l’hépitai. Et j'ai comparé les épreuves avec les résultats fonctionnels lointains.
J’ai été frappé de la difficulté et la rareté d'une réduction exacte des fragments. Pour les épiphyses, le fait est évident. Mais, même pour les diaphyses, le chevauchement est rarement corrigé, malgré des réductions répétées sous chloroforme ou inalgié l’application la plus correctement dirigée des appareils classiques de contention ou d’extension. Les tractions, mômes violentes, tirent sur la peau, sur les muscles,
Mais, si la correction et la coaptation exactes sont presque impossibles, noire action est réelle sur la direction des fragments et nos appareils corrigent le déplacement angulaire et latéral. Cette correction incomplète est la plupart du temps suffisante, h donner un bon résultat fonctionnel.
Mais si cette réduction parfaite n’est pas indispensable pour les diaphyses, il n’en est pas de même poür les épiphyses, où le bon fonctionnement de la jointure exige
Cliir.,
Sur la radiographie dans les fractures (Discussion). Bull, et Mem. de la Soc. de 1900, p. 363.
Réduction des fractures et radiographie. Presse médicale, 10 janvier 1900, p. 17.
Réduction des fractures sous la radiographie; influence des appareils sur cette réduction. XIll' Congrès international de médecine, section de Chirurgie générale. Paris, 1900. Comptes rendus, Paris, 1901.
On a été très surpris quand j’ai montré à l’aide de la radiographie que la réduction des fractures était imparfaite, surtout au point de vue de la correction du chevauchement; car cliniquement cette réduction paraissait excellente cl les résnllals fonctionnels satisfaisants.
On m’a alors accusé de ne pas savoir faire la réduction. Puis, quand on a vu que mes resnllats elaiciit semblables à ceux de tous les chirurgiens qui voulaient bien vérifier par les rayons X leurs tentatives de réduction, on a accusé la radiographie de donner des images fausses, en modifiant la position des fragments.
Je précise, dans cette communication quelques points de technique radiologique ; position de la source lumineuse, de la plaque, du membre fracturé, et j’insiste surtout sur la nécessité de faire 2 épreuves, l’une de face, l’autre de profil.
TRAITEiVIENT SANGLANT DES FRACTURES
Traitement opératoire de certaines fractures récentes comminiitives du coude par l'ouverture du foyer et renchevillement des fragments. Bull, el Mém. de la Soc. de Chir., fO mai 1895, p. 320.
Dans cette communication, je rapportais trois observations d’intervention sanglante dans des fractures du coude (1893). Dans deux cas il s’agissait de fractures articulaires mal léduites. J’ouvris le lover de Iraclurc, opérai la réduction et obtins la coaptation définitive ou moyen d’une cheville d’os de veau non décalcifiée. Dans le troisième cas, j’opérai la résection d’un cal situé à la partie antérieure de l’humérus et qui empêchait les mouvements de flexion. Dans les trois cas, le résultat thera|iculique fut très satisfaisant (1893).
bien des procédés, mais surtout par enchevillement pour les épiphyses, et suture au fil d’argent pour des diaphyses, en ayant soin de plaeer les fds le plus près possible des surfaces cruenlées pour qu’ils aient le minimum de longueur.
Puis réunion avec ou sans drainage. Souvent l'application d’un appareil est indis, pensable. Les indications opératoires étaient délicates à fixer à celte époque dans un chapitre d’attente, et je n’étais d'avis d’intervenir que dans les cas de fracture ouverte ou dans les fractures épiphysaires. Quant aux fractures des diaphyses, je n’avais alors d’expérience que pour les fractures obliques de jambes ou les fractures de cuisse.
Le traitement des fractures des membres (en collaboration avec mon interne M. Loubet). Rapport présenté au Congrès belge de Chirurgie, tenu à Bruxelles du 8 au 10 septembre 1902, avec 10 Og. radiographiques.
pour colle plus brillante de la chirurgie abdominale et viscérale. Cependant aucune
n’est plus utile puisqu’elle s’adresse i des gens dans la force de l’âge et dont la vie est souvent liée h la bonne fonction d’un membre.
Notre éminent collègue, M. Lucas-Championnière, rendit un grand service en rompant, par ses attaques réitéiées, avec la méthode d’immobilisation univoque et prolongée, mais nous pensons que la coaptation exode des fragments est un facteur important, sinon capital, pour l’avenir fonctionnel d’un membre et nous devons en poursuivie la réalisation. Le manque de coaptation entraîne les cals volumineux et
j’ni pu m’en convaincre au cours de nombreuses interventions. Je crois qu’elle est l’ôrigihe (le l’absence de consolidation des fractures de la rotule, bien plus que toutes les autres causes invoquées. L’ouverture de l’articulation permet de remédier à cet inconvcmeiit et de coapter directement ou indirectement les surfaces osseuses. Dans la plupart des cas, on peut se contenter d’une suture périphérique au catgut, sans qu’il soit besoin d’employer aucun fil métallique intra-osseux. Le cerclage est réservé aux fractures comminutives.