CRANE ET CERVEAU MOELLE, NERFS PHÉRIPHËRIQUES
Le pronostic est des plus bénins; c’est la guérison pour la périphérie de l’amnésie et l’incurabilité pour le centre: la rééducation est rapide.
A quelles lésions faut-il attribuer ces amnésies? Le choc peut avoir dissocié les éléments nerveux.
C’est l’opinion du plus grand nombre de physiologistes; les neurones, les éléments nerveux qui sont juxtaposés se disjoignent. Dans le groupement cellulaire des associations indispensables au fonctionnement de la mémoire, des cellules de jonctions ont été
Pour Cornil, jamais les éléments nerveux ne sont touchés; ce sont les vaisseaux, ce sont les capillaires qui, sous l’inllnence du traumatisme, subissent une ectasie, une deformation ou une rupture; ce sont ces lésions qui provoquent l’interruption des fibres psycho-motrices soit directement, soit par des troubles de nutrition, troubles particulièrement graves pour les nerfs charges d’enregistrer constamment le présent.
Le psychologue voit là un trouble de dynamisme, c’est-à-dire que le fonctionnement cérébral est inhibé par suite de l'accident:
Les neuropathologistes s’entendent assez volontiers sur nos autres intcrprclalions.
11 y, a eu, au moment de l’accident, une émotion vive qui a paralysé, inhibé le centre nerveux ; la preuve que c’est sans lésion anatomique réelte, c’est qu’une émotion morale vive, une douleur subite, une peur brusque, un choc sur un point extracranien peuvent donner les mêmes accidents d’amnésie.
Cela est vrai dans une certaine mesure, mais je ne crois pas qu’on puisse interpréter les amnésies antérogrades et rétrogrades par l’émotion.
Des suites éloignées des traumatismes de la moelle, en partioulier dans les fractures du rachis (en coiiaboration avec M. Haliio»). Iconogr. de la Salpétrière, 1888.
Nous avons reuni les observations de troubles nerveux tardifs dans les fraelures du.rachis, et nous avons montré des cas d’amélioration lente et progressive des symptômes de paralysie. Dans certains cas cette diminution des symptômes parait coïncider avec la croissance du sujet qui amène une décompression. Dans une deuxième partie nous avons cherché à mettre en lumière ce que peut le traitement chirurgical dans ces graves lésions. Nos conclusions étaient les suivantes : le traitement chirurgical des troubles. nerveux consécutifs aux fractures du rachis consiste dans la trépanation et dans la réduction tardives, celle-ci devant être maintenue ensuite par l’extension continue ou l’application du corset de Sayie; toutefois, comme le succès dè l’intervention tardive est loin d’être constant et reste presque toujours imparfait, une intervention précoce serait peut-être préférable. Le chirurgien pourra prévenir les accidents plutôt