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LMNCISION DU CUL-DE-SAC POSTÉRIEUR DANS LES SUPPURATIONS PELVIENNES

L’incision du cul-de-sac postérieur dans les suppurations pelviennes. Bull, et Mém. de

la Soc. de Chir., 1898, 27 juillet, pp. 796-799, et Thèse de Hodriguez, Paris, 1894-95, n" 28t.

Dès 1894, j’avais fait faire une thèse par mon élève Rodriguez sur ITncision du culde-sac postérieur et le drainage péri-utérin dans les suppurations et hématomes pelviens. Celte question fut discutée quatre ans plus tard à la Société de Chirurgie alors que chaque chirurgien traitait les collections pelviennes un peu suivant ses préférences, donnant ainsi une place plus ou moins grande à l’hystéreclomie vaginale, à la colpotomie. 5 la laparotomie.

J’ai motitie que ces collections filaient complexes et d origine variable et j’ai précisé dans cette communication un certain nombre de points que j’avais déjà étudiés dans la thèse de mon élève Rodriguez (1894).

11 est nécessaire d’établir cliniqnement différentes classes parmi ces collections et de distinguer les hématocèles suppurées, les salpingites, la pelvipéritonite, la périmétrite ; il faut surtout liien séparer les formes aiguës et chroniques de ces lésions. La colpotomie donne d’excellents résultats dans les coUeclions postérieures graves et aiguës dont les parois sont minces. Par contre, les poches de salpingites libres n'en relèvent qu’à titre exceptionnel. Dans tous les autres cas, si la colpotomie ne peut toujours constituer le traitement total, elle permet cependant souvent la guérison si l’on a la prudence de bien veiller au traitement post-opératoire. Mais môme lorsqu’elle n’est pas suivie d’un succès complet, elle constitue un premier temps, très utile, permettant la cessation des phénomènes aigus ou l’amélioration notable des lésions, une opération

de pratiquer la colpotomie à la base du col et d’aborder les collections latérales à leur partie postérieure; l’incision doit en être large, le drainage prolongé et impeccable. Nous nous servons à cet usage d’un tube en ï.

Le traitement post-opératoire doit être minutieux, le repos, une évacuation régulière de l’intestin en sont les conditions indispensables, il doit être prolongé très long¬

temps sous peine de récidives. Ces cas, surtout quand les malades peuvent se soigner pendant longtemps, donnent dos résultats favorables, et l’hystérectomie n’intervient alors que rarement, car les phénomènes septicémiques finissent par s’éteindre. Ces propositions qui datent de vingt ans sont actuellement classiques.

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