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LE TUBAGF DUODENAL EN PATHOLOGIE HÉPATIQUE ET BILIAIRE

Dans une série de recherches, effectuées avec Chabrol et Gambillard, nous avons appliqué' le tubage d’Einhorn à l’étude d’ün certain nombre de problèmes de physio-pathologie hépatique et biliaire.

Nous avons déjà exposé plus haut les résultats con-cernant les sels biliaires.

Nous envisagerons ici à la lumière des données du tubage duodénal :

1° Le pr'oblème de l’élimination pigmentêire, . avec les discussions que soulève l’étude de la polycholie, de l’acholie, de la rétention complète ou incomplète, sans oublier les controverses qui touchenit à la genèse de l’hydrobilirubine duodénale.

2° Le problème de l’éliminalio7i de la cholestérine et tes applications du tubage duodénal'au diagnostic de lai lithiase biliaire.

Enfin, nous exposerons rapidément les résultats que" nous avons obtenus au ppiot de vue thérapeutique parr le drainage médical des voies biliaires..

[. — Elimînatîou des pignieiUs biliaires.

Polycbolle. Rétention. Aeholie.

On emploie couramment en pathologie hépatique et en particulier dans l’étude des ictères les dénominations de polycholie, de rétention et d’acholie. Le tubage duodénal est venu, dans ces dernières années, apporter quelques précisions en même temps que quelques réserves à ces notions. Malheureusement, s’il est facile par le sondage d’Einhorn de recueillir des pigments biliaires, il est malaisé d’en apprécier la quantité. Sans doute, on peut évaluer, sans trop de difficulté, la teneur en bilirubine par litre de tel ou tel échantillon retiré par la sonde, mais, il reste impossible de mesurer le volume exact de la bile sécrétée, puisqu’une notable partie du contenu duodénal échappe au tubage et continue son chemin vers les segments inférieurs de l’intestin. Les chiffres enregistrés n’ont donc qu’une valeur toute relative et c’est avec ces réserves qu’on doit les accuedlir à l’état normal comme à l’état pathologique.

A l’état normal, nos recherches ont porté sur 14 sujets qui, tubés à jeun, sans épreuve de Meltzer-Lyon, nous ont donné les chiffres extrêmes de 1. p. 7000 à f p. 800. Le plus grand nombre d’entre eux sont compris entre t p. 2000 et 1 p. 3000. Le chiffre de 1 p. 800 reste exceptionnel. Quant aux chiffres de 1 p. 7000, il y a tout lieu de supposer qu’ils concernent des biles diluées recueillies par la sonde dans l’estomac. De nombreux examens radioscopiques nous ont montré en effet, par

la suite, qu’au dessous de I p. 4000, le plus souvent l’olive n’avait pas franclii le pylore.

A l’état pathologique, nos constatations peuvent se résumer dans le tableau suivant :.

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