‹ Titres et travaux scientifiques du Pr Edmond DelormeChapitre 5 sur 27 · I. - CHIRURGIE DES MEMBRES. - GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

I. - CHIRURGIE DES MEMBRES. - GÉNÉRALITÉS

Traumatismes, complications.

Remarques sue les effets des balles cuirassées de 8 millimètres, tirées A COURTE DISTANCE. (Mémoire lu à 1 Académie de médecine, le 27 janvier 1896, publié in Gazetle des Hôpitaux, 1896, p. 171, 177. — Observations et remarques.)

Chargé par M. le Ministre de la guerre de Freycinet, de donner, dans un hôpital de campagne transporté à Fourmies, mes soins aux blessés de l’écliautfourée de 1893, j’assurai leur guérison et étudiai avec soin leurs traumatismes.

Ils avaient été frappés, la plupart, à très courte distance ; ceux qui avaient été tirés à bout portant avaient succombé sur-le-champ.

Je relevai que—conformément à ce que m’avaient appris mes expériences cadavériques — l’ébranlement produit par la balle Lebel avait été faible, bien différent, par conséquent, de celui déterminé par la balle du fusil üras ; que les orifices cutanés étaient supérieurs aux dimensions de la balle ; que les trajets avaient été compliqués de corps étrangers vestimentaires, parfois de fragments d’enveloppe de la balle ; que les types des fractures des diaphyses et des épiphyses étaient conformes à ce que j’avais décrit. L’observation avait confirmé les données de l’expérimentation. Ces plaies saignèrent peu au début ; les fractures se consolidèrent simplement, sans réclamer d’intervention. Les '30 blessés gué-

Sun LA CONSERVATION DANS LES TRAUMATISMES PAR LES BALLES. (Communication à l’Académie de médecine et présentation du malade, in Bulletins et mémoires de l'Académie de médecine, 3 avril 1901, même communication et présentation du malade à la Société de Chirurgie.) Cette communication que j’ai faite à l’Académie de médecine et à la Société de Chirurgie avait une grande portée. Elle montrait, en s’appuyant

{Bulletins et mémoires de la Société de Chirurgie, 24 avril 1901.)

M. le D' L. Picqué, chirurgien des hôpitaux, avait posé à la Société de Chirurgie les questions suivantes : dans les Iraclures par armes à jeu, la résection diaphysaire typique doit-elle être conservée ; quelles sont ses indications; doit-on toujours lui préjérer l'esquillotomie économe? A ces questions, je ne pouvais manquer de répondre. Je résume ma communication :

Pour se rendre compte du degré d'utilité que pourrait avoir aujourd’hui cette opération (qui consiste dans l’ablation de toutes les esquilles, libres et adhérentes et dans la section horizontale des deux extrémités fragmentaires), il suflit de rechercher quel était le but poursuivi par ceux

Les pratiques antiseptiques et aseptiques ont imprimé à la marche de ces fractures des processus différents de ceux qu’observaient les anciens chirurgiens ; quant à 1 irritation mécanique, pour indiscutable qu’elle paraisse encore, son rôle est bien réduit. Je concluais donc :

1“ La résection diaphysaire primitive, appliquée aux fractures par balles, est une opération qui ne relève plus que de l'bistoire de la chirurgie d’armée ;

2“ Son but" qui était de p'révenir ou de limiter les accidents suppuratifs, n’est plus à poursuivre avec les procédés actuels de guérison des fractures par les balles et nos modes de traitement ;

3” Elle sacrifie les esquilles adhérentes au périoste, qui sont de beaucoup les plus nombreuses et les plus étendues et qui assurent la forma-

; 4° Remplaçant par deux surfaces horizontales les quatre surfaces obliques des fragments des fractures par perforation — les plus communes — elle réduit do 3/5 l’étendue, de la réparation fragmentaire, expose à la pseudarthrose ou aux retards de consolidation et prolonge le traitement ;

5° Si la balle a produit non une perte de substance circonférencielle, mais seulement une perte de substance partielle, la résection diaphysaire supprime inutilement une portion osseuse d’une longueur qui oscille entre 4 et 20 centimètres. Modifiant les rapports d’étendue des muscles et des os, elle trouble le fonctionnement des premiers et, pour le membre intérieur, rend la marche difficile, voire impossible ;

6” La résection diaphysaire primitive appliquée aux fractures par balles est une opéralion à abandonner comme pratique générale ;

7” J’ajouterai même, sans m’étendre«sur les considérants de cette formule thérapeutique que j’ai développée ailleurs, que les résections diaphysaires, secondaire et ultérieure, doivent rester des opérations d’exception que remplacent avantageusement l’évidement ou l’esquillotomie. Ces interventions limitent les dégâts à l'ablation de quelques esquilles ou de portions d’esquilles, aux extrémités fragmentaires dénudées ou nécrosées, ou, encore, à des lamelles nécrotiques détachées des bords des fissures. Et c’est tout ce qu’il y a à faire.

Ce mémoire est important, car il détermine avec précision ce qu’il

faut attendre d’une méthode qui, de temps en temps, trouve encore des protagonistes.

Plaie du bras droit par coup de sabre, section de l’artère humérale, hémorragie considérable, hémostase retardée, guérison. {Bull. Soc. Chir., 1902, p. 95 ; présentation du malade.)

Un sous-officier reçoit, au Sénégal, un coup d’arme tranchante qui intéresse les parties molles antérieures du bras, un peu au-dessus du coude. L’artère humérale est sectionnée, une syncope arrête l’hémorragie. Au bout de quelques instants, son lieutenant applique un lien circulaire au-dessus de la plaie. A l’ambulance, il n’est point fait de ligature. Récidive hémorragique. La guérison s’obtient néanmoins, mais avec une cicatrice étendue, rétractile, s’opposant aux mouvements de flexion du bras. Ayant été appelé à en faire l’ablation, je recueille l’observation intéressante du malade.

Sur les lypes des {raclures des diaphyses par armes à (eu. (Congrès de Madrid, 1903.)

Travail de vulgarisation.

Sur une variété de (raclure de la hanche par arme à (eu. (Bulletins de la Société de Médecine militaire (rançaise, avril 1911.)

Cette variété non décrite de fracture de la tête et du col chirurgical (fracture de l’éperon) contre-indique la résection. Elle est produite par une balle qui traverse ce col de part en part. Le fragment supérieur comprend la tête fémorale, unieeà la moitié interne du col chirurgical.

SUR i.E TRAITE.MENT DES FRACTURES. (Mémoire lu à la Société de Chirurgie, in Bulletins de la Société de Chirurgie, repris in extenso dans la Gazette des Hôpitaux, 1900.)

La radiographie, malgré les erreurs auxquelles prête son interprétation, a accusé un fait indéniable : la difformité des cals d’un nombre considérable de fracturés.

à Roux qui l’employa sans réussir. Il est heureux que je n'aie pas connu ce qu’en disent ceux qui ont signalé sa tentative, car les critiques qu’ils lui ont adressées et qui étaient justifiées à la période préantiseptique m’eussent détourné de son emploi.

Il me semble très digne d’être préconisé dans les fractures par les armes de guerre produites à courtes distances et siégeant à proximité de l’épiphyse et dans le cas où le foyer de la fracture, ayant été à tort débarrassé de ses esquilles latérales, n’est plus représenté que par un fragment long, aigu, peu apte à se coapter à l’autre fragment plus ou moins

— Observation. {Bull. Soc. Ckir.,

cal, suture, gre(le osseuse. Guérison 1894, p. 709.)

Sur la Iraciure du cubitus avec luxation de la tête du radius en avant. (In Bull Soc. Chir., 1902.)

Sur les fractures axdes. leurs signes. {Bull. Soc. Chir., 1902, p. 623.)

Luxation sous-épineuse de l'épaule compliquée de fracture de la tête humérale, ablation du fragment capital, irréductible, guérison avec conservation presque intégrale des mouvements. {Bulletins de la Société de Chirurgie, 1895, et Gazette des Hôpitaux, 1805, p. 388.)

Les exemples de ces luxations en arrière sont rares ; celles compliquées de fracture tout exceptionnelles. Me basant sur l’excellent résultat obtenu chez mon blessé, je trace les règles de conduite du chirurgien dans ces cas. Je me montre partisan de l’ablation de la tête luxée.

Chez mon opéré, le résultat obtenu fut remarquable quant à la force et à la mobilité du membre.

Hracture du col anatomique avec luxation ou glissement de la tête dans

Vaisselle. (Note, Bulletins de Va Société de Chirurgie, 1898, p, 782.) Luxations récidivantes de l’épaule. (In Bull. Soc. Chir., 14 juin 1905.)

Devant la faillite au moins partielle de la capsulorraphie, il est encore utile de s’arrêter aux moyens mécaniques qui empêchent le malade de faire des mouvements d’abduction étendus, mouvements dans lesquels se reproduit la luxation. Je décris les moyens, dont l’un personnel, que je dus employer chez un capitaine de cavalerie chez lequel la luxation s’était reproduite quatorze fois.

iatique traitée par la décapitation fémorale. (In Bulletins de !e Chirurgie, 1896, et Gazette des Hôpitaux, 1896, p. 593.)

du médecin, que ceux qui sont atteints de névrite périphérique traumatique, en raison de l’intensité, de la continuité des douleurs qu’ils éprouvent, de l’insuffisance habituelle, des conséquences graves de l’abus des calmants ou de la gravité des moyens chirurgicaux ordinairement employés pour les calmer (névrotomie, nevrectoime. amputation).

Le mode de traitement que j'ai préconisé est simple, à la portée de tous ; les succès qu’il m’a donnés jusqu’ici ont été assez nets, assez durables pour qu’on puisse avoir toute confiance dans sa valeur. Le professeur Raymond, dans ses cliniques à la Salpêtrière, donnait bonne place à CO traitement dans la thérapeutique des névrites périphériques

Il consiste dans une compression exercée par le chirurgien, de toutes ses forces, sur tous les points de la zone hypéresthésiée, sur ou près de la plaie ou de la cicatrice, en commençant par les zones les plus douloureuses auxquelles je réserve le maximum de pression.

Mon mémoire, auquel l’Académie de Médecine a décerné le prix Desportes, renferme les observations détaillées d’un certain nombre de malades traités avec succès par ce procédé.

Le premier, traité en 1893, portait, depuis 1870, une cicatrice cheloïdienne du cou consécutive à un coup de feu. Il était atteint d’un véritable tétanos sensoriel. Sept fois il avait subi l’ablation de sa chéloïde sans résultat. En deux séances de compression, sa guérison a été obtenue et s’est maintenue.

Je donne, dans ce mémoire, une indication sur un mode d’anesthésie de la peau, par le pincement, qui peut être un moyen « de réserve ». L’anesthésie cutanée est assez complète pour autoriser à pratiquer des opérations superficielles.

Cicatrice douloureuse d’un doigt, douleurs persistantes et irradiées depuis quinze mois, compression énergique, guérison. — Observation, In Gazette des Hôpitaux, 1895.)

Névrite traumatique ascendante, guérison par la compression lorcêe. (Observation lue à l’Académie de Médecine, 18 mai 1895, publiée in Gazette des Hôpitaux, 1895.)

grave de l'œil par un corps contondant, rupture •nie de l'iris, iridectomie, guérison sans trouble de la Chir., 1902, p. 183.)

■natique de certains goitres exophtatmiques. {Rappor ; de M. le Médecin-major de 1” classe Léniez, Bull. I, p. 829.)

:s des testicules, orchite traumatique. {Bull. Soc. i

luxations du nerl cubitat. (Bull. Soc. Chir., 1890, p: scites. (Note, Bull. Soc. Chir., 1906, p. 1139.)

:ur les résultats de l'amputation du pied par le procé iuüetins et Mémoires de ta Société de Chirurgie, 1897 es résultats remarquables et constants que m'a fournis neu oratiauée en France. Je -.innale une modificalioi

Sur le lélanos, son imitemenl, sa pathogénie. (Discussions à la Société de Chirurgie, 1896, p. 194 ; 1901, p. 806 ; 1907, p. 543, Soc. Méd. milit. française, 1911.)

Dans les discussions de la Société de Chirurgie sur le tétanos, auxquelles j ai pris part, la valeur thérapeutique et préventive du sérum antitétanique a été très étudiée. Son inefficacité curatrice a été admise par

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