II. - CHIRURGIE DU CRANE ET DU RACHIS
Sur les plaies pénétranles du crâne par balles de revolver.
{Bull. Soc. Chir., 1900, p. 1001 et 1003.)
J .ors de la discussion de 1894, où la question de la conduite à tenir ■ dans les blessures pénétrantes du crâne par les balles de revolver avait été discutée et m’avait longuement arrêté, je m’étais montré très réservé dans les tentatives de recherches et j’avais tait ressortir leurs incertitudes et leurs dangers, alors qu’on n’avait aucun signe précis sur le siège occupé par la halle et les esquilles. Aujourd’hui que la radiographie fixe si aisément ce siège, l’abstention ne me semble plus devoir être aussi formelle. On peut tenter l’ablalion du projectile quand il est assez superficiel. Dans ce cas, on n’a pas à craindre de produire des dégâts dans la masse cérébrale. Quand il est profond, l’écartement des branches de la pince extractive expose à des dilacérations qui aggravent le trauma-
dans les cas de tumeurs cérébrales, [la Bull. Soc. Chir., 1911.)
, Relation de deux cas : tumeur bulbaire, large trépanation, mort très rapide ; tumeur centrale, pas d’amélioration. Je signale dans cette note la possibilité des infections par le bacille pyocyanique, pour lequel le liquide céphalo-rachidien constitue un bon milieu de culture.
A propos des troubles psychiques lardils conséculils aux traumatismes du crâne. (In Discussion. Soc. Chir., 28 avril 1909.)
Tandis que certains admettent une folie traumatique, une paralysie générale consécutive aux traumatismes du crâne, d’autres pensent qu’on n’a le droit de les attribuer aux traumatismes qu’autant qu’on a constaté l’absence de tout antécédent personnel (syphilis, alcoolisme, etc.) ou héréditaire, ou d’accident antérieur ; quelques-uns enfin nient l’existence de la paralysie générale traumatique.
Je rappelle que. pendant la guerre d’Amérique, presque tous les Irau-
L’expérience hautement recon trouver, sur les parties latéral limètres à donner au lambeau
RESTAURATION PALATINE PAR UN LAMBEAU LABio-juGAL. (Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 31 mars 1897, p. 251, avec figure, et , Gazelle des Hôpitaux, 1897, p. 390.)
J’ai employé mon procédé de lambeau palatin muco-jugal, avec un plein succès, sur un homme syphilitique qui présentait une perte de substance de la voûte palatine de 2 centimètres carrés environ, correspondant à la partie antérieure de la voûte et dont on avait tenté, en vain, l’oblitération par un lambeau muco-périostique palatin. Le lambeau arrondi avait presque 3 centimètres de diamètre et son pédicule la même étendue ; celui-ci répondait à la ligne médiane de la lèvre supérieure. Le lambeau, dont la surface cruentée restait buccale, fut fixé aux bords de la perte de substance décollés et avivés.
Le pédicule fut coupé plusieurs mois après l’opération. Le lambeau était alors bien pris, très réduit par le fait de sa rétraction ; il avait gagné en hauteur ce qu’il avait perdu en circonférence. Il comblait au delà toute l’épaisseur de la perforation.
La cicatrice de la joue et de la lèvre fut insignifiante et n’entraîna ni gêne, ni déformation.
Le résultat était donc très satisfaisant. Il fut jugé tel par les membres de la Société de chirurgie.