I. Ilespiration normale
le tracé est caractérisé par l'existence de quatre lignes, qui sont successivement ; une ligne inclinée, représentant l’inspiration, une horizontale, représentant la période de plénitude du poumon, une nouvelle ligne inclinée, représentant l’expiration; enfin une horizontale, représentant la période do vacuité pulmonaire.
L’expiration et l’inspiration sont sensiblement égales de durée ;
cations dont les principales sont les accidents cardiaqnes. Cette notion de l’action do l’emphysfeme sur la tuberculose pulmonaire doit faire orienter le traitement de cette dernière, abstraction faite des soins à donner à l’état général, vers l’éducation des sommets pulmonaires par le port d’une ceinture abdominale, par le massage des muscles thoraciques et surtout par une gymnastique respiratoire métliodique.
Tuberculose et emphysème.
Onzette des Hôpitaux. Avril 1906.
Etude sur l'emphysème pulmonaire. Etiologie, clinique thérapeutique.
Reconnaître l’emphysème n’est pas toujours aussi aisé qu’il semblerait de prime abord.
La dyspnée d’effort, une poitrine un peu globuleuse, une légère bronchite, une expiration un peu poussée, voilà plus qu’il n’en faut pour faire le diagnostic d’emphysème. Et cependant, ces symptômes sontsouvent engendrés par des affections fort diverses. Les cardiopathies sans souffles bien nets, la surcharge graisseuse du cœur, l’aortite, l’artério-sclérose, voire môme un anévrysme
qu’en arrière.
Au doigt, on perçoit une élasticité plus grande, sauf cependant dam les points limités d’induration pulmonaire. C’est principalement en arriére, et plus souvent dans les fosses sus-épineuses que dans les régions sous-claviculaires que l’on sent une certaine résistance au doigt, et qu’on met en évidence une tonalité plus élevée.
Le doigt, mieux que l'oreille, dépiste les indurations sousjacentes à temphysème.
Personnellement, les observations que j’ai pu recueillir dans les hôpitaux, au nombre de plus de deux cents, montrent que
Suivant les indications spéciales, les stations utiles sont les Eauxlionnes, Allevard, le Mont-Dore, la Bourboule, Royat etc.
Hygiène. — L’emphysémateux, étant taré au point de vue respiratoire et dans son hématose, doit se ménager et prévenir tout ce qui peut faciliter ou accélérer l’évolution de sa lésion.
Vêtements, hahitation, alimentation, seront pour lui choisis avec précaution. Le climat a une importance spéciale, et les malades qui le pourront se trouveront hicn de séjourner l’hiver dans un climat tempéré et doux : Cannes, Menton, Nice, Beaulieu. Pau.
Médicaments. — Quant aux médicaments, ils s’adressent autant et plus à la cause de l’emphysème et aux lésions qui l’accompagnent qu’à l’emphysème lui-même. Dans 1 emphyseme pur, chez les asthmatiques héréditaires, les iodures, les alcalins, la strychnine ont donné les meilleurs résultats.
L’emphysème secondaire dos tuberculeux, au contraire, n’est pas justiciable de l’iodure, mais bien des préparations arsénicalcs, du tanin et, dans certains cas, de la strychnine et de la
Lorsque te cœur entre en scène et qu’il manifeste son insuffisance, il faut considérer le malade comme un cardiaque, car c’est là où se trouve le danger, et à ne pas hésiter à le mettre au régime lacté et à prescrire la digitale. '
IIP Congrès de l’Association internationale des médecins-experts de Compagnies d’assurances (Paris, 1904).
Rapport sur l’emphysème pulmonaire envisagé comme « risque taré ».
Pneumographie clinique.
Nous appliquons la plaque du pneumographe do Marey sur la partie supérieure du sternum en faisant passer le fil qui joint les doux tambours de cette plaque suivant une ligne passant immé-
diaifiment sous le sommet do I aisselle. Nous avons cherché à rendre les tracés plus nets en augmentant leur amplitude et nous avons remarqué que, chez un même malade, on obtient des tracés absolument comparables entre eux, mais plus étendus en comprimant la partie inférieure du thorax. Sur chaque sujet, nous avons donc pris les séries de tracés suivantes ;
1*Tracés pris la poitrine étant laissée complètement libre;
2* Tracés pris en appliquant autour do la taille, à la hauteur de Tombilic, un bandage de corps très serré.
3“ Tracés pris en appliquant un bandage serré au niveau des dernières côtes.
Nous avons remarqué que les tracés des malades atteints de tuberculose pulmonaire chronique se présentent avec dos caractères spéciaux dès le début do l’alFection ; ces caractères persistent pendant la durée de l’évolution des lésions.
L’emphysème pulmonaire.
Arch. génér. deméd., 1903, n«41.
Très souvent l’emphysème pulmonaire est consécutif à l’évolution d’une tuberculose. Partiel, son action est loin d’être utile ; généralisée, ses effets sont favorables. Quoiqu’il ne soit pas toujours lié à une tuberculose, il constitue un excellent moyen do défense naturelle de l’organisme contre l’infection bacillaire.
Il a aussi quelques inconvénients : il empêche souvent le diagnostic précoce de la tuberculose et par suite l’application rapide d’une thérapeutique rationnelle ; il peut à la longue entraîner des complications cardiaques redoutables.
Tous les efforts du médecin devront tendre à reconnaître le plus tôt possible les tuberculoses sous-jacentes à l’emphysème.
De l’emphysème sous-cutané généralisé dans la tuberculose pulmonaire.
Miimoire de miiaiUe d’or, Î87C.
Conclusions :
(I L'emphysème sous-cutané généralisé est une lésion peu corn-
— iS —
robinet d’écoulement est ouvert, l’eau sort par gouttes pressées, puis par un jet continu, le vide se tait au niveau supérieur du liquide et l’épanchement pleural est attiré.
Pour simplifier encore l’appareil, nous avons même remplacé le flacon à robinet par une bouteille à goulot large. Cette bouteille est hermétiquement boucliée par un bouchon en caoutcliouc. Ce bouclion est traversé par deux tubes de verre. L’un de ces tubes, coudé à angle droit, s’engage par sa branche verticale dans le fond du flacon jusqu’au niveau du liquide et, par sa branche horizontale, se coiffe du tube en caoutchouc.
Le second tube est ouvert aux deux bouts : le bout intérieur plonge légèrement dans l’eau, le bout extérieur émerge de quelques centimètres au-dessus du bouclion.
Aussitôt que l’aiguille a pénétré dans l’e space intercostal, on pratique le vide préalable, en renversant la bouteille sur son bouchon. Le liquide s’écoule dans une cuvette qui repose sur le plancher. L’écoulement du liquide pleural se fait àjet continu par une aspiration douce, lente et méthodique; il s’arrête, à volonté, par une simple pression, sur le caoutchouc.
Hydropneumothorax traumatique droit ayant déterminé un déplacement permanent du cœur à dreite.
L’étude de ce cas permet d’affirmer que le cœur peut être fixé à droite par des adhérences fibreuses en quelques semaines.
Un jeune homme de vingt ans reçoit un coup de timon de -voilure dans la partie antérieure du thorax du côté droit.
Le malade a, les jours suivants, des hémoptysies, de l’emphysème sous-cutané et un liydropneumotliorax. Cet liydropneumothorax ne provoque pas de déviation du cœur.
Au bout de cinq semaines, on constate un aplatissement et une rétraction do la paroi thoracique b droite. Cette région vibre mal et est mate. A l’auscultation on y perçoit un souffle à timbre ampliorique au sommet qui fait place à la base b une simple diminution du murmure vésiculaire. Il n’y a pas de liquide dans les plèvres.
Nous conseillons les injections sous-cutanées d’eau distillée au point douloureux, qui soulagent et peuvent être plus facilement répétées que les injections de morphine. On peut employer également la compresse de Priessnitz qui calme parfois dos douleurs
Otite purulente chronique tuberculeuse.
Toute otite purulente chronique ayant débuté dans Tenfance doit attirer l’attention des médecins. Il n’est pas rare en effet do constater, chez des sujets atteints d'otorrhée chronique, l’éclosion d’une méningite tuberculeuse. Certains de ces écoulements sont en effet de nature bacillaire et à ce titre contagieux. Ils réclament un traitement actif et des mesures prophylactiques.