‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 8 sur 14 · APPAREIL CIRCULATOIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL CIRCULATOIRE

Cœur, Artères, Veines.

Sur l'aortite aiguë.

Bulleliii de la SocUti medicale des Héfilam, séance du 8 avril 1887.

L’aortito aiguë à elle seule peut sc manifester pur le syndrome complet de l’aiigine de poitrine. C’est ce que démontre l’observation d’un malade qui mourut au cours d’une crise d’angine de poitrine ; à l’autopsie on ne trouva aucune lésion cardiaque ; le myocarde et les valvules sont saines. Les coronaires sont sur tout leur parcours normales et perméables. Le plexus cardiaque ne

avons rencontré, comme facteurs étiologiques do ce trouble circulatoire, Fanémie et le surmenage.

Ces deux facteurs se sont trouvés souvent associés et c’est de leur combinaison que résulte la perturbation du rythme cardiaque, mais souvent aussi le rôle do l’un d’entre eux est nettement pré-

Nous avons rencontré la bradycardie chez une série do chlorotiques, chez plusieurs arlério scléreux, chez dos sujets qui venaient de suhir de fortes hémorragies, chez des malades atteints de pseudo-chloroses tuberculeuses; enfin chez des convalescents do maladies infectieuses, en particulier de rhumatisme articulaire aigu. Tous ces malades avaient un caractère commun dans leur état ; ils étaient profondément anémiques.

Nous avons également trouvé la bradycardie chez des sujets à la suite de surmenage intellectuel moral ou physique.

Comment peuvent agir l’anémie et le surmenage pour produire la bradycardie ?

Si l’on admet avec Charcot que le ralentissement du pouls relève souvent d’altérations nerveuses bulbaires, nous pourrons expliquer le mode d’action de l’anémie et du surmenage de la façon

L’anémie du sujet entraînera une anémie bulbaire ; or il est établi que l’anémie bulbaire est une cause de ralentissement du pouls ; le surmenage entraîne dos échanges nutritifs défectueux ; il en peut résulter la présence dans le sang de substances toxiques, nocives pour les centres nerveux pour le bulbe; le surmenage peut enfin agir d’une autre façon. Son action serait comparable à celles d’excitations nerveuses prolongées et répétées. Or la physiologie nous enseigne que ces excitations nerveuses mettent en jeu les centres frénatcurs du cœur.

Thrombophlébite de la veine porte et des veines mésaraïques.

Nécrose hémorrhagique d une anse d’intestin.

En collaboration avec M. Josoé, Soc.méd. des Hdpitaux. Séance du 13 juillet 1900.

La pyléphlébite détermine partots, quand les veines mésaràïques sont oblitérées, des altérations profondes do'Tintestin

La trombophlébite avec nécrose hémorragique d’une anse intestinale a toujours été jusqu’ici une trouvaille d’autopsie. Les signes cliniques sont trop vagues pour permettre un diagnostic ferme, ils peuvent peut-être permettre de soupçonner lacause des accidents.

L’apparition de douleurs violentes chez un ascitique doit attirer l’attention sur la possibilité de cette maladie.

Traitement méthodique du rétrécissement mitral.

Du massage dans la phlébite.

11 arrive souvent que deux mois après l’invasion d’une phlébite, le membre atteint reste tuméfié : les tissus sont épaissis, les jointures raides, l’hypertrophie du pannicule adipeux sous-cutané masque l’atrophie musculaire. Ces phénomènes sont justiciables du massage non pas vingt jours après le début de la plilébite, mais cinq h six semaines après celui-ci. Le massage s’explique surtout à ces cas de phlébite chronique avec lipomatose luxuriante et peau en pelure d’orange. Il empêche les malades de rester de véritables infirmes.

J’ai rapporté l’observation d’un malade (grand tabagique) que je suivais depuis longtemps et qui vient de succomber à des accidents d’angor pectoris. Si l’on peut objecter que tous les tabagiques ne font pas d’accidents cardiaques, je répondrai que le mode d’intoxication a une grande importance et c’est ainsi que chez les fumeurs de cigarettes qui inhalent la fumée, les accidents cardiaques se montrent de préférence.

A propos d’une communication de M. Rendu sur la péricardite tuberculeuse avec épanchement abondant. Guérison après ponction et injection de naphtol camphré.

5oc. méà. des llôpit. Séance du 22 mars 1901.

J’ai rapporté un cas déjà publié par moi de péricardite hémorragique tuberculeuse remarquable à divers points de vue ; l’absence du pouls paradoxal et la position genu-pectorale qui était seule tolérée par le malade.

Hérédité veineuse. Phlébites familiales.

Première indication. (Mémoire original.)

L’hérédité veineuse mérite une place à, célé de l’iiérédilé cardiaque sur laquelle j’ai, le premier, insisté (Voy. Hérédité du rétrécissement mitral; Thèse de Serein, 1896) et de l’hérédité artérielle si admirablement mise en relief par Huchard dans son élude sur l’aortisme héréditaire.

Depuis longtemps nous sommes frappés par la fréquence des phlébites familiales chez les arthritiques.

On peut, en effet, invoquer une vraie hérédité, nous allions dire une vraie diathèse veineuse ; cette hérédité se caractérise par un défaut de résistance des parois veineuses qui les prédispose aux phlébectasies et aux inflammations. Cette malformation, une fois constituée, persiste indéfiniment et tend à s’accentuer.

La dystrophie du tissu conjonclivo-élastique permet les dilatations; ces dilatations facilitent la tâche des germes infectieux.

Des observations publiées dans cette étude, il ressort qu’il existe, dans certaines familles, un véritable état i’arthritisme veineux grâce auquel les veines sont plus vulnérables.

Cet état explique la récidive facile et fréquente de certaines phlébites obstétricales récidive qui se produit parfois malgré les soins antiseptiques les plus minutieux.

La notion de l'hérédité veineuse comporte un enseignement. L’hygiène des familles dans lesquelles on l’observe doit être rigoureuse. La diététique doit s’inspirer des règles exposées dans le Traité de thérapeutique de Robin, (llirtz, Traitement des phlébites.)

La balnéothérapie, le massage, une gymnastique méthodique seront recommandés non seulement aux malades, mais encore â leur descendance.

De la phlébite rhumatismale.

Lorsque la phlébite se montre au milieu d’une attaque de rhumatisme, on ne saurait lui'refuser son certificat d’origine. Mais la

assez nombreuses, la symptomatologie de cette affection est assez peu précise.

Avec le rétrécissement tricuspidicn coexistent souvent d’autres lésions ; rétrécissement de l’artbre pulmonaire et rétrécissement mitral par exemple ; ces lésions s’étagent les unes derrière les autres et se suppriment les unes aux autres la faculté de produire des bruits anormaux,

On conçoit déjà la difficulté de faire le diagnostic d’un rétrécissement tricuspidicn. Ajoutons que si ce rétrécissement provoque des bruits anormaux, on sera naturellement tenté de les mettre sur le compte d’une lésion mitrale.

11 ne faut donc pas croire que c’est par l’auscultation du

nostic est l’examen des artères et l’interprétation des signes périphériques.

. Il n’est pas d’insuffisance aortique qui ne s'accompagne du pouls caractéristique, bondissant et déprcssible et qui ne donne sur tracé sphygmograpbique le crochet caractéristique.

Après avoir rappelé un certain nombre de faits de rélrécissement mitral et de phlébite où l'hérédité était manifeste, j’ai exposé dans cette leçon clinique ce que je désigne sous le nom dv syndrome angio-spasmodique. Celui-ci n’avait été vu qu’en partie par Maurice Raynaud dans sa variété périphérique, à savoirl’asphyifie symétrique des extrémités. Or, ce syndrome se retrouve au niveau du cerveau, du foie, du rein, de l’estomac, du cœur, de la moelle, dans de nombreuses manifestations morbides, notamment dans l’hystérie, la migraine ophtalmique, le glaucome, la neurasthénie, l’ictère émotif, la glycosurie passagère, l’albuminurie imermittentc, l’ulcère stomacal, l’angine de poitrine fausse, la paralysie périodique familiale. Il est souvent révélé ou exagéré par des intoxications, tabac, thé, oxyde de carbone, ou des infections, surtout la syphilis. Et par de nombreux faits j’ai mis hors de doute que l’angiospasme est familial et héréditaire, en montrant ses diverses manifestations se succéder dans plusieurs générations.

L’hérédité y étant évidente, le traitement visera non seulement les symptômes angiospasmodiques, mais surtout l’angiospasmodique et sa descendance.

Congrès international de médecine. Paris, 1900. Pathologie

Les deux malades sont morts d'une crise d’angor. Il s’agissait de grands fumeurs de cigarettes inhalant la fumée^ ce qui semble avoir une certaine importance dans la production des accidents.

L’artério-sclérose. Etiologie et symptomatologie.

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