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l’os était minime. Il s’agit surtout d’une périostose hj-pertropliianto.
Cette ostéo-périostose blennorrhagique est profondément différente des périostites blennorrhagiques haliituellement observées aux épiphyses et aux petits os de la main et du pied.
Ostéo-périostose hypertrophiante blennorrhagique du fémur.
A côté de la forme aiguë d’ostéopathie blennorrhagique, nous avons décrit une forme chronique à laquelle nous avons donné le nom A’ostéo-périostose /lypertrophiante et qui peut porter exclusivement sur la diapliyse du fémur. Dans un cas, l’hypertrophie do la diaphyse fémorale apparut consécutivement à un rhumatisme blennorrhagique déformant. Lapalpation montrait l’existence d'une tuméfaction ovoïde du fémur, très dure et régulière, faisant corps avec l’os qui paraissait de ce fait plus que doublé de volume.
Absolument indolore, cette tuméfaction occupait la plus grande partie de la diaphyse fémorale, et se prolongeait sur les condyles ainsi que sur les plateaux du tibia également hypertrophiés.
La radiographie montrait que la part qui revenait à l'os dans cette augmentation considérable de volume, était minime et qu’il s’agissait en réalité d’une ostéo-périostose hypertrophiante. Cette forme dikphysaire de l’os téo-périostose hypertrophiante doit être rapprochée des autres déterminations blennorrhagiques portant sur les os du pied et de la main. Elle diffère de la talalgie avec hyperostose, décrite par Jacquet, en ce que celle-ci est généralement très douloureuse, alors qu’elle est généralement indolore au moins au bout d’un certain temps.
Une fois développée, l’ostéo-périostose hypertrophiante a une marche essentiellement chronique et s’accompagne d’une atrophiemusculaire très marquée. Dans la forme diaphysaire, nous l’avons
vue cependant régresser assez rapidement à la suite de la simple
immobilisation dans une gouttière plâtrée.
Les ongles des doigts sont trîis convexes, en verre de montre; ceux des orteils sont striés longitudinalement et comparables à
Les réflexes rotuliens sont abolis.
L’intelligence est normale; dès son jeune âge,le malade a montré un goût très vif pour la musique.
Ce malade ressemblant beaucoup à son frfere, il est permis de penser que, dans ce cas comme dans ceux do Marie, l’affection est héréditaire.
De l’ostéo-périostose hypertrophiante blennorrhagique de la diaphyse fémorale.
En collaboration avec .11. Comuier. In Bail, médical, 26 janvier 1907.
Nous avons précédemment mis en lumière l’existence d”ost<!opériostose diaphtjsaire au cours de la blennorrhagie. Elle mérite une place à côté de l’ostéopériostite aiguë et de l’ostéite hyperostosante de Jacquet, dont le type le mieux connu est la calcanéite ossifiante. Les auteurs ont surtout étudié les ostéites ou les ostéopériostites développées au voisinage d’articulations atteintes d’arthropathies blcnnorrhagiques et avant notre mémoire de 1900 on n’avait pas publié de cas net A’osléo-périostose diaphysaire. Dans un nouveau cas, qui tait l'objet de ce travail, il existait un ïonflement énorme de toute la partie intérieure et moyenne du fémur; cette tuméfaction à maximum juxta-rotulien se continuait sur la diaphyse fémorale, pour se perdre à la pointe du triangle de Scarpa.
La diaphyse fémorale avait un volume double de la normale ; sa consistance était uniformément dure et il n’existait aucun point de saillie. La déformation en gigot du membre était si accusée, l’hypertrophie apparente du membre si marquée, que l’on pouvait penser à un sarcome du fémur. Sous l’influence des massages, après une période de repos, l’atrophie du quadriceps, qui était considérable, disparut à peu près complètement, mais il persista un certain degré de tuméfaction de la diaphyse fémorale. 11 faut noter que l’apparition de la tuméfaction diaphysaire coïncida avec des phénomènes alarmants do température, et que, malgré ces