MALADIES INFECTIEUSES
Érysipèle, Pneumococcie.
Érysipèle à répétition.
Étude clinique et bactériologique. Société médicale des Hôpitaux, 1891.
J’ai publié avec Fernand Widal l’observation d’une malade de mon service à l’hôpilal Cochin, dont l’hisloire nous a semblé présenter un intérêt particulier. Après avoir souffert de près de cinquante poussées très légères, cette femme fut prise d’un érysipèle confluent avec état typhique extrêmement grave, coïncidant avec l’apparition d’une néphrite.
Chez cette malade, en ensemençant du sang retiré de la plaque érysipélateuse, pendant une poussée légère, nous avons obtenu des cultures pures d’un streptocoque doué d’une extrême virulence et déterminant chez le lapin un érysipèle d’une gravité cxcep-
Lcs poussées éphémères atténuées et déformées cliniquement au point que certains médecins n’ont voulu y voir que de simples plaques d’érythème ou de lymphangite relèvent donc bien, comme l’ont montré cos expériences, du môme microbe que l’érysipèle typique.
localisation assez singulière et non encore signalée, du rhumatisme. Cette localisation xyphoïdienne est tantôt isolée, tantôt associée à d’autres déterminations.
Associée, elle passe tacilement inaperçue ; isolée, elle peut être prise soit pour une douleur gastrique, soit pour une névralgie thoracique.
L’examen méthodique de la région permet seul d'affirmer le diagnostic. La pression est souvent fort douloureuse à l’endroit précis de l’interligne articulaire. Cette douleur s’exagère lorsqu’on essaie de mobiliser l’appendice xyphoïde: elle s’accroît aussi sous l’inlluence dos mouvements respiratoires et même lors de la dis-
Le rhumatisme est soulagé par l’application d’un petit vésicatoire mieux que par la médication salicylée.
Nous n’osions espérer démontrer la réalité do cette détermination par une autopsie lorsqu’un malade, atteint de cette affection, a succombé à la rupture d’un anévrysme.
Nous avons constaté l’existence, au-dessus de l’articulation sterno-xyphoïdienne, d’un gonflement périosté et de deux petites exostoses. Le cartilage intra-arliculaire était rosé. Il y avait donc là des traces certaines d’un travail inflammatoire.
Discussion à propos des accidents de la sérothérapie antidiphtérique.
BxUti médicale des Hopitauo. 7 février 1896.
Deux observations me semblent intéressantes à rapporter : Il s’agit de deux enfants atteints de diphtérie, l’un d’une angine et d’un croup assez marqué pour nécessiter le tubage, l’autre d’une angine très bénigne.
L’examen dos urines fait avant l’injection de sérum est négatif. Le lendemain do l’injection on trouve des traces d’albumine qui persiste quelques jours.
Dans l’une de ces deux observations, l’injection de sérum fut pratiquée seulement le 9" jour de la diphtérie. L’albuminurie n’était pas apparue. Quelques heures après l’injection de sérum, l’albuminurie, très discrète d’ailleurs, survint.
particuliers : de la diphtérie ou de l’injection de sérum?
sur les fièvres typhoïdes à début brusque.
BulUtm de la SociéU médicale des Bipitam. Séance du 8 juin 1900, p. 728.
Au cours de la discussion, j’ai apporté trois observations de fièvre typhoïde à début brusque. Ce début se fit dans ces trois cas par un frisson de la céphalée avec sensations de chaleur et de malaise. L’invasion, au dire des malades eux-mêmes, fut brutale, soudaine. L’un de ces malades, la veille, avait dansé jusqu’à une heure avancée. Ces débuts brusques, en effet, surviennent à la suite d’exercices physiques violents.
Paralysie faciale survenue, sans aphasie, dans le cours d’une pneumenie.
En collaboration avec M. Delamare. In Journal de Slédecine et de Chirurgie de
Contrairement aux autres paralysies toxi-infectieuses, il est rare que les paralysies pneumoniques affectent le type parcellaire. Dans les cas publiés jusqu’à présent, la monoplégie faciale accompagnait toujours l’aphasie.
Dans notre observation, il s’agit au contraire d’une paralysie du facial inférieur gauche, survenue sans aphasie, ni autres complications dans le cours (au cinquième jour) d’une pneumonie du sommet droit. Il y avait une parésie linguale très légère. 11 n’y avait ni troubles sensoriels, ni troubles sensitifs, ni vasomoteurs. ni trophiques, ni cérébraux. Cotte paralysie faciale
il importe de remarquer l'intégrité de la fibre musculaire cardiaque.
Étant donnée celte intégrité, il semble difficile d’admettre que la seule petite embolie stapliylococcique, observée sur un grand nombre de coupes, permette d’expliquer les symptômes d’insuffisance myocardique aiguë mortelle qui terminferent la scène clinique.
Il paraît plus rationnel d’admettre que ces sy'mptômcs ont relevé, au moins en partie, des lésions bulbaires microscopiques.
Et de fait, sur certaines coupes de bulbe, nous trouvons quatre abcès (dans l’olive, à la partie latérale moyenne et dans les noyaux des pneumogastriques.)
récidivant.
récidiver. L’absence de récidive ne sermt pas un caractère distinctif de cette maladie infeetieuse.
A propos d’une communication de MM. Widal et Faure-Beaulieu, sur l’endocardite blennorrhagique.
Société méd. des Hâp. Séance du 30 juin 1905.
J’ai rapporté une observation d’un malade qui, à la suite d’une gonococcio uréthrale ordinaire d’allure, eut un rhumatisme du coude gauche. Quelques jours après il eut des frissons répétés et le malade présenta un état général infectieux alarmant : frissons, albuminurie, hypertrophie de la rate. Un souffle d’insuffisance mitrale et d’insuffisance aortique apparut. Le malade mourut en