ABDOMEN ET BASSIN
voie mixte: abdomino-périnéale (Gaudioi'j Chalot), abdominosacrée (Quénu) qui permet d’enlever des.cancers hauts situés ainsi que les g^anglions atteints.
Malgré ces progrès, on peut se heurter à des contre-indications telles qu’il faille renoncer à tout traitement radical et se contenter d’une opération palliative, l’anus iliaque définitif. C’est la meilleure des opérations palliatives, et je ne cite que pour mémoire la rectotomie, la dilatation, le curage avec cautérisation.
Dans un dernier chapitre j’examine les indications opératoires :
1» D’après le siège du cancer (recto-pelvien, recto-périnéal, ano-rectal) on interviendra de façon différente. Les cancers situés à la limite du côlon pelvien et du rectum pelvien, c’est-à-dire audessus de la troisième sacrée, me paraissent justiciables de préférence de la voie haute préconisée par Gaudier, Chalot, Quénu.
20 Mais, au préalable, il faut bien s’assurer de la hauteur du néoplasme et je pense qu’il n’est pas de meilleur repère que la sensation de constriction du releveur, répondant au «bord supérieur du sphincter des classiques». (Morestin). J’ai pu fixer la hauteur de ce repère sur des rectums normaux de malades d’hôpital par des moulages à la cire molle.
30 Un autre point à rechercher c’est la mobilité de la tumeur, son extension aux organes voisins, ce qui m’amène à rappeler brièvement la marche du cancer rectal, sa longue indolence, si funeste (Kirmisson; qui permet l’évolution silencieuse. Aussi faudra-t-il faire de parti pris le toucher rectal dès les moindres troubles fonctionnels.
En possession de tous ces éléments, on peut se décider pour
abdomino-périnéale, aux cancers recto-pelviens la voie sacrée, aux recto-périnéaux et ano-rectaux l’amputation de Lisfranc ou de Quénu.
Mes recherches cadavériques et mes expériences sur le chien m’ont fait voir qu’il était plus simple et plus aisé d’utiliser l’incision de la taille préreclale pour aborder la tumeur par les faces antérieure et latérales, mesurant bien ainsi ses efforts à l’étendue
se multipliant, on revint à Pidée de Trélat, ïl e eo d op n i fit naître les procédés opératoires modernes (1).
deux muscles releveurs de l’anus et ischio-coccygien et leurs apo-
D’après Roux, Lesshaft et HoU, le releveur se compose de deux plans de fibres différentes par leurs insertions et leur direction, l’une externe, croisant l’axe du vagin sous un angle presque droit, l’autre interne, se dirigeant vers l’anus et s’y terminant.
Je montre alors le rôle électif de chacune de ces deux couches dans le soutien des organes génito-urinaires d’une part et du rectum d’autre part : releveur du vagin (couche interne), releveur de l’anus (couche externe).
Ce plancher pelvien n’est plus seulement la limite inférieure de la cavité abdominale, mais comme une paroi contractile et puissante, s’opposant par ses connexions avec les conduits qui la traversent à leur issue au dehors.
Une fois ces notions anatomiques rappelées, on peut aborder la pathogénie des prolapsus utéro-vaginal. Richelot a bien montré
tumeur rénale ou pararénaleje m’arrêtai au diagnostic de tumeur du mésocôlon ascendant, d’origine probablement lymphatique mais non d’une façon certaine d’après les caractères hîslolo-
Uncas d'hépaticotomie pour calcul. (Are/ut9e.« piotiir>c!ale’’àe chirurgie, octobre 1902, p. 637.)
Des opérations de chirurgie biliaire, l’hépalicotomie est la moins souvent pratiquée, puisqu’on n’en connaît que onze observations. C’est une intervention qui se décide, le ventre ouvert, alors que l’on pensait intervenir sur le cholédoque, comme dans le cas présent. En elle-même l’opération est simple ; après avoir récliné le foie, isolé par des compresses le canal cholédoque et l’hépatique, j’ai fait la taille de ce dernier pour en extraire un calcul gros comme une olive, et j’ai drainé, sans suture, comme dans la cholédochotomie.
Corps étrangers volumineux de l’intestin. (Communication i la Société de Chirurgie, 27 novembre 1901,M. Rochard, rapporteur.)
Le malade était porteur d’une tumeur dans le flanc droit, avec œdème de la paroi ; j’incisai, il s’écoula du pus à odeur fécaloïde et je fis venir par la plaie deux manches de cuiller en fer battu longues de 15 à 20- centimètres que le malade — un dégénéré — avait avalées avec des morceaux de verre et des chevilles de bois quelques mois auparavant. La fistule pyo-stercorale s’est fermée toute seule au bout de dix jours et depuis le malade n’a plus eu d’autre accident de migration de corps étranger. C’est un des plus volumineux corps étrangers connus qui ait cheminé dans l’intestin grêle et soit venu s’échapper au niveaii du cæcum.-