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TUBE DIGESTIF ET PÉRITOINE

Appendicite et colique de plomb.

des signes d’appendicile, alors qu’il était simplement atteint de colique de plomb, ainsi que permirent de le reconnaître l’intégrité de l’appendice et les stigmates de saturnisme expliqués par sa profession de plombier.

Devant la Société médicale des hôpitaux, trois mois plus tard (16 juin 1899), M, Le Gendre confirmait mes conclusions en apportant de nouvelles observations à leur appui. Enfin, cette année même (1903), M. Apert vint à nouveau communiquer é la même Société des faits analogues.

D’autre part, à côté des considérations relatives à la difficulté et à la nécessité d’établir ches un saturnin le diagnostic entre la colique de plomb et l’appendicite, ces observations suscitent, ainsi que je l’ai dit dans mon travail, et ainsi que M. Le Gendre l’a rappelé, une autre déduction. Il est permis, en effet, de se demander s’il n’y a pas lé plus qu’une simple coïncidence et si l’absorption du plomb par les voies digestives ne peut pas provoquer l’apparition de lésions plus ou moins profondes de la muqueuse intestinale, et jouer, pour ainsi dire, un rôle immédiat dans la produclion des localisations inflammatoires appendiculaires. S’il en était ainsi, de semblables faits seraient bien, au sens propre du mot, des coligues de plomb, dont l’appendicite ne serait qu’une complication. — Il n’y a là qu’une hypothèse, que je me propose de vérifier par des recherches anatomiques et expérimentales.

que la présence d’une péritonite sus-hépatiqu€^ enkystée peut simule matité à laquelle elle donne lieu, un épancherimnt pleural, erreur i été commise pendant la vie de la malade.

Péritonite tuberculeuse ou cirrhose alcoolique ? Inoscopie autopsie confirmative.

grand intérêt. Une jeune fille entre à l’hêpital, en proie îi une dyspnée intense, s’accompagnant de tirage sus et sous-sternal. Elle n’a pas d’angine, pas de coryza, pas d’adénopathie. L’examen laryngoscopique montre les signes d’une compression récurrentielle double ; il n’y a pas de croup. La trachéotomie, faite d’urgence, provoqne le rejet de fausses membranes, dont l’examen bactériologique montre la nature diphtérique. Après trois injections de sérum, la

malade rejette par la canule un moule trachéo-bronchique canaliculée long de quinze centimètres. Elle succombe le sixième jour, emportée par l’urémie. L’autopsie confirme le diagnostic de compression récurrentielle par deux gros ganglions péritrachéaux et montre des lésions étendues à tout l’arbre bronchique avec/"opers de pneumonie lobulaire où le bacille diphtérique existe seul à l'étal de pureté.

Dothiènentérie à manifestations méningées prédominantes chez un homme qui s’était tiré, six semaines auparavant, une balle de revolver dans la tête. — Difficultés du diagnostic.

ISociéU médicale des hôpitaux, janvier 1901), en collaboration avec M. Henri Bernard,

■ Cette observation est intéressante pour les raisons suivantes : i" Le diagnostic était entouré de difficultés insurmontables ; la dothiénen--

IILITIQUE

térie ne se manifesta que par des accidents méningés cérébro-spinaux i début brusque, qu’il était logique de rattacher à une propagation aux méninges et à l’encéphale d’un foyer d’infection locale entretenu par la balle logée dans la cavité crânienne ; il ne put être fait que tardivement par l’épreuve du sérodiagnostic.

2» Ces accidents méningés, complication de la dothiénentérie, guérirent radicalement par régression progressive ; favorisés par les tares nerveuses

se demander s’ils relevaient simplement du méningisme ou n’étaient pas le fait d’une méningite vraie, cérébro-spinale, éberthienne ou secondaire..

Méningite cérébro-spinale à staphylocoque chez deux typhiques. Contagiosité possible.

Dans oq mémoire, nous étudions deux cas de fièvre typhoïde compliqués de méningite cérébro-spinale ; l’examen du liquide céphalo-rachidien montra la présence, à l’état de pureté, du slaphylococcus citreus, qui se retrouvait également dans le pus d’un abcès du poumon, chez l’un des deux malades; ces deux cas,.d’autre part, se sont produits presque simultanément chez deux malades voisins de lit; si bien qu’il est permis de considérer le staphylococous. citreus comme l’agent essentiel de la complication méningée, et de regarder, celle-ci comme la manifestation d’une véritable contagion.

Ces observations ne sont pas, d’ailleurs, isolées ; dans l'épidémie de 1898- 1899, M. Netter a rencontré, quatre cas de méningite cérébro-spinale 4 staphylocoque pur ; un de ces cas était survenu au cours d’une fièvre typhoïde.

Deuxième cas de névrite syphilitique du nerf cubital.

C’est le cas' d’une femme de trente-cinq ans, qui, pendant le stade roséo. lique d’une syphilis récente, fut atteinte de névralgie faciale droite, de névralgies intercostales et surtout de névrite du cubital droit, avec parésie, diminution de la sensibilité, douleurs et atrophie musculaire.

■ Cette observation est rapportée eu détail dans la thèse du D'Ghampenier, « Des névrites syphilitiques et en particulier de la névrite cubitale de la période secondaire », inspirée par M. le P' Gaucher (1895).

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