DIVERS
De l’Exophtalmos intermittent ou « Exophtalmie à volonté ».
Ce travail est le résultat d’une circonstance fortuite.
Pendant ma première année d’internat, dans le service de mon regretté maître Gingeot, j’eus l’occasion d’observer un homme qui jouissait du singulier privilège de faire sortir son œil gauche de l’orbite à volonté. Il lui suffisait de baisser la tête un instant, de faire un effort quelconque, de retenir quelque temps sa respiration. Je soupçonnai dès lors que la cause de cette exophtalmie était d’origine veineuse et reconnaissait une stase dans les veines orbitaires; j’en acquis la certitude en la produisant moi-même par la simple compression de la veine jugulaire. (Les figures annexées au Mémoire et reproduites ici sont très démonstratives.)
Les recherches bibliographiques que je fis ensuite me permirent de reconnaître que, sans ra’en douter, j’avais contribué, parla constatation dusfÿne de la jugulaire., à élucider définitivement la nature d’une affection rare, sur la pathogénie de laquelle discutaient les oculistes. C’est ce qui me décida à publier un travail d'ensemble sur ce sujet. Je me bornerai à en transcrire ici
« ... Un fait reste certain : la nature veineuse du phénomène, prouvée par l’influénce immédiate de toutes les conditions qui portent entrave à la circulation de retour, et en particulier par la compression des jugulaires.
« L’exophtalmos intermittent garde définitivement la place que lui a assignée Yvert dans le groupe des tumeurs veineuses de l’orbite en communication directe avec la circulation veineuse intra-cranienne.
« 2® Les derniers doutes exprimés au sujet de la nature veineuse de ce phénomène (admise jusqu’ici par analogie avec les cas de dilatation veineuse visible à l’extérieur, sans exophtalmie), tombent devant les résultats fournis par la compression des jugulaires internes.
« 3® Cette nature veineuse n’implique pas, à. proprement parler, l’idée
menteux de l’œil.
«5“ L'exophtalmos intermittent est une affeetion bénigne, ii évolution lenté, stationnaire h dater de sa première apparition, sans retentissement sur la fooo-
■ « 6" Le diagnostic en est aisé, car il repose sur des symptémes caraotéris-
« 7“ Le traitement tient en un mot : abstention.
« 8" Étant donné que l’exophtalmie n’apparaît que dans des condiUons que le sujet peut provoquer ou éviter (tête en bas, effort, compression des jugulaires), je propose de substituer à la dénomination d’exophtalmos intermittent,
LYMPHADÉNIE GÉNÉRALISÉE.
Lymphadénie généralisée.
Cette observation est intéressante comme exemple de lymphadénie généralisée, à début amygdalien, compliquée dans le cours de son évolution de
leucocythémie, avec intégrité presque absolue des organes où le tissu lymphoïde n’existe pas à l’état normal.
Des injections sous-cutanées de térébenthine comme moyen de traitement de la pneumonie.
être obtenu sans la moindre suppuration, à i’aide de précautions aseptiques élémentaires et que le kyste pouvait ainsi être extrait sans difficulté après l’évacuation préaiable de son contenu liquéfié. j J’ai donné la technique de ce procédé, basé sur une expérience personnelie de trente cas de loupes radicalement guéries sans cicatrices,
PEUTIQUE.
Ce mode de traitement constitue pour moi le procédé de choix pour les loupes de dimensions moyenne qui siègent sur les parties découvertes.
Il n’est pas douloureux ; il n’est pas sanglant ; il n’est pas dangereux ; il est à la portée de tous ; enfin, et surtout, il ne laisse pas de cicatrices, ce qui le rend bien supérieur au procédé de destruction par les caustiques et même à l'ablation chirurgicale.
Manuel de thérapeutique, de MM. Debove et Achard.
Articles : Traitement des maladies de la plèvre.
Traitement de l'érysipèle.
Traitement des pyo-septicémics.
Traitement des maladies de la peau. — Articles ; Acné, Cancrolde, Chéloïde, Eethyma, Éruptions médicamenteuses. Érythèmes, Folliculites et Sycosis, Herpès, Ichtyose et Kératose pilaire, Kératodermie plantaire et palmaire. Lichen plan, Nœvi, Phliriase, Pityriasis versicolor. Pityriasis rosé de Gibert, Psoriasis, Purpura, Sclérodermie, Urticaire, Zona.
PATHOLOGIE DES CAPSULES SURRÉNALES DU CORPS thyroïde
9“ Les surrénalites chroniques d'origine inïectieuse et l’insulfisauce surrénale lente [Archims générales de médecine, 5 janvier 1904).
Dans cette série de travaux je me suis efforcé de montrer, soit en collaboration avec M. Léon Bernard, soit pour mon compte personnel, que la j)athologie des capsules surrénales était dominée par l’existence d’un syndrome commun à toutes leurs lésions destructives et relevant de leur insuffisance. Je me suis particulièrement attaché à l’étude des accidents aigus qui caractérisent en clinique cette insuffisance. J’ai cherché à établir qu’au point de vue nosographique, le syndrome d’ihsufflsance devait en quelque sorte ouvrir le chapitre de la pathologie des capsules surrénales dont la maladie d’Addison semblait résumer jusqu’alors toute l’histoire clinique.
La Faculté de médecine ayant mis au concours pour le Prix Saintour en 1902, la question toute d’actualité de l’insuffisance surrénale, nohs avons, M. Léon Bernard et moi, présenté un mémoire qui a été couronné et dont nous avons extrait un volume, édité par l’Encyclopédie Léauté. Dans ce livre, nous exposons, sous une forme didac-
et sur nos propres recherches cliniques. 11 représente la première monographie écrite
ports de l’insuffisance surrénale aiguë ou lente avec les maladies infectieuses, et, tout récemment, sur une forme pseudo-méningitique du syndrome d’insuffisance surrénale aiguë. De l’ensomblo de ces travaux se dégage toute une série de considérations que je m’efforcerai de résumer aussi brièvement que possible.
Introduction
La physiologie nous enseigne que la destruction complète des capsules surrénales est incompatible avec la vie et que la mort de l’animal acapsulé survient rapidement à la suite d’accidents suffisamment constants dans leur
pendant la vie. D'autre part, pour beaucoup d’auteurs, il y a synonymie entre les deux termes : maladie d'Addison et lésion des capsules surrénales ; si bien qu’il suffit de trouver à, l’autopsie une lésion des capsules surrénales pour porter le diagnostic rétrospectif de maladie d’Addison, même si les symptômes observés pendant la vie sont différents, de loin ou de près, de ceux qui constituent, nosographiquemenl, le syndrome qu’a décrit Addison sous le nom de maladie bronzée.
D’où il résulte qu’étant posées ces deux équations ;
dandulaire, a provoquer rinsuffisance suri lans la pathologie des capsules surrénales, aire pure, dégagé de toute association m
le l’insuffisance capsulaire.
Il domine la pathologie des capsules s leurs lésions, dont il est l’aboutissant presqi Il se présente sous des aspects variés, s la prédominance de telles ou telles de ses
h existe à l’état d’ébauche dans la malai
plus net, au cours de cette même maladie passagers ou terminaux. Enfin il se préset
, éclatant en pleine santé, chez des
Aussi bien convient-il tout d’abord de décrire les symptômes que provoquent les lésions des capsules surrénales, en discutant la pathogénie de chacun d’eux ; on arrive ainsi à distinguer les symptômes qui sont fonction d’insuffisance capsulaire de ceux qui relèvent d’une autre origine. Cette différenciation analytique permet de comprendre les affinités qui réunissent ces symptômes en groupements synthétiques; il devient alors possible de dégager le syndrome de l’insuffisance surrénale dans les diverses modalités qu’il peut revêtir, soit dégagé de toute association morbide (syndrome d’insuffisance capsulaire pore), soit enclavé en quelque sorte dans un complexus morbide plus large (maladie bronzée d’Addison).