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CIR

Stovdine.

La découverte de la stovaïne eut un certain retentissement,, principalement en Allemagne, où on avait tenté, non sans

quelques résiiltals intéressants (eucaïne), de trouver un succédané à la cocaïne. D’autre pari, il semblait que pour la première fois (si l’on met à part des tentatives très localisées), un effort sérieux était tenté par l’industrie française pour réagir contre la singulière apathie avec laquelle on laissait aux Allemands l’initiative des recherches systématiques poursuivies avec des buts thérapeutiques bien déterminés. 11 n’est pas surprenant que l'industrie allemande ait réagi, et bientôt la novocaïne et l’alypine furent introduites dans la thérapeutique pour concurrencer la stovaïne. Ce n’est pas à moi, on le conçoit, de décider lequel des trois médicaments est le meilleur ; ma conviction est que l’anesthésique idéal est encore àtrouver et qu’il peut être trouvé.

Mes recherches sur les amino-alcools n’ont pas abouti immédiatement à la stovaïne et n’ont pas été limitées à ceux qui possèdent une fonction alcoolique tertiaire, ni à leurs dérivés benzoylés, mais j’ai préparé également des isomères à fonction alcoolique secondaire (soit en position 2, soit en position 3 par rapport à la fonction basique) et aussi de nombreux dérivés autres que les éthers benzoylés, en particulier des amines, des uréthanes, etc.

Sans entrer dans trop de détails au sujet de la préparation de ces substances et dé leurs propriétés, je me bornerai à détacher ce qu’il y a de plus caractéristique dans mes recherches.

En premier lieu, comme je viens de le dire, il m’a semblé utile de comparer à la stovaïne les dérivés benzoylés d’aminoalcools différant les uns des autres par la nature et surtout par la position de la fonction alcoolique.

En second lieu j’ai fait varier l’acide éthérifiant la fonction alcoolique pour voir l’influence de ces changements sur les propriétés physiologiques.

En troisième lieu (en collaboration avec M. Tiffeneau) nous avons fait l’étude théorique de l’action des amines sur les halohydrines.

Enfin, j’ai appliqué les diverses méthodes de préparation des amino-alcools à un cas particulièrement intéressant : à la synthèse de Vephédrine, alcaloïde naturel, employé en chirurgie oculaire comme ’mydriatique.

Ce sont ces diverses recherches que je vais résumer.

1" Ainino-alcools dérivant de l’épichlorhydrine.

L’action des dérivés organo-magnésiens sur l’épichlorhydrine donne des chlorhydrines du type suivant

R.CH* —CHOH —CH‘C1

conduisant aux amino-alcools :

CH

R.CH= —CHOU —CIP —

'CH

Cette réaction, "appliquée pour la première fois par Jositch à la série grasse, ne fournit pas cependant dans cette série le résultat attendu et aboutit simplement à la formation d’un dérivé dihalogéné de la glycérine. J’ai montré que, par contre, dans la série aromatique, elle suivait un cours normal et conduisait à la chlorhydrine cherchée. Cette réaction n’étant pas d’une application générale n’a d’intérêt que dans le cas des éphédrines synthétiques.

2“ Amino-alcools dérivant de la chloropropaldéhyde.

La chloropropaldéhyde s’obtient aisément en traitant l’acroléine par l’acide chlorhydrique gazeux. L’action des organomagnésiens donne des chlorhydrines du type :

R.CnOH.CH”--CH*Cl

dont dérivent les amino-alcools :

'CH

Ces amino-alcools sont intéressants à plus d’un titre.

D’abord ce sont ceux qui se rapprochent le plus de la tropa-

cocaïne, ainsi que l’on peut s’on rendre compte en comparant les deux formules suivantes ;

CIP-CH-CH' GIP-CH'

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