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MÉDECINE INFANTILE

Etude statistique du Pavillon de la Diphtérie de l’hôpital des Enfants-Malades, du 1 er mai 1902 au 1 er mai 1903 (Service . de M. Marfan). — Bulletins de la Société médicale des hôpitaux^ 22 janvier 1904.

l’hôpital des Enfants-Malades, nous avons pu observer 1.142 enfants atteints de diphtérie et étudier les principaux caractères de cette maladie pendant cette période. Semblable étude étant faite chaque année, il est possible ainsi de suivre les principales modifications de la diphtérie à Paris.

Pendant cette année 1902-1903 la marche générale de la diphtérie a présenté deux caractères importants : d’une part,la-diminution progressive des cas d’angines malignes dont une véritable épidémie avait sévi pendant l’année 1901-1902 et,d'autre part,l'augmentation . considérable des cas de croup, qui, à certains moments de l’année.

La mortalité générale pendant cette période s’est élevée à la proportion de 15,8 0/0. Mais si l’on défalque de ce chiffre, le très grand

chiffres sont un peu inférieurs à ceux des années précédentes.

En 1899 mortalité globale 20,2 et mortalité réduite 13,7 En 1900 » 23,1 » 15,2 .

En 1901 » 21 » 12,3

L’étude des cas de laryngites diphtériques, nous a conduit au point de vue thérapeutique, à mettre en évidence les résultats favorables que fournit le tubage prolongé au delà de 48 heures, fait actuelle-

ment bien admis. Enfin l’étude des laryngites diphtériques ou non diphtériques au cours de la rougeole nous a permis de montrer que le tubage ne présente pas dans la rougeole les dangers, ni la gravité qu’on a voulu lui attribuer et qu’il est encore préférable à la tra-

Quelques faits d’abcès juxta-laryngês.

du pharynx, ou d’abcès s’étant développés primitivement dans le tissu cellulaire périlaryngien.

.4 Le plus souvent il s’agit d’une trouvaille de trachéotomie, car ces abcès ne présentent guère de symptomatologie spéciale. Pas de tuméfaction de la- région antérieure du cou, pas de rougeur, pas de fluctuation, pas d’empâtement. Les signes fonctionnels sont plus marqués, le tirage et les accès de suffocation sont extrêmement intenses, lés enfants sont envoyés au pavillon de la diphtérie pour être intubés immédiatement : et surtout, c’est le point le plus important,

Dès qu’ils sont détubés le tirage reprend et on est obligé de les retuber précipitamment.

d’une laryngite sous-glottique décrite laquelle les ulcérations qui siègent coïde, peuvent amener la nécrose de de nos observations, et la propagatioi

l’influence fâcheuse que peut avoir sur un larynx œdématié et ulcéré la présence d’un tube pendant plusieurs jours consécutifs, il ne faut

cas de laryngites diphtériques, la présence prolongée d’un tube dans que dans ces cas c’est à la nature même de cette laryngite sous-glot-

tique, à ses caractères dé laryngite ulcéreuse, aux infections secondaires surajoutées qu’il convient de rapporter la production dfe 'ces abcès juxta-laryngés.

Lésions tuberculeuses osseuses et articulaires multiples chez un nourrisson. — Société de Pédiatrie, 23 février 1904.

Il s’agit d’un enfant de six mois, présentant au niveau du crâne, tuméfactions multiples, de^olume variable (les plus grosses atteiconstatait en outre l’existence de manifestations syphilitiques telles, avait des fissures aux lèvres.

Ces abcès multiples constatés chez ce nourrisson étaient-ils une collections y révéla la présence de bacilles tuberculeux nombreux,

l’inoculation au cobaye confirmèrent l’origine tuberculeuse de ces lésions. Il est d’ailleurs vraisemblable d’admettre, pour expliquer les différentes manifestations que présentait cet enfant, la coexistence d’une bacillémie atténuée produisant ces lésions tuberculeuses et de l’hérédo-syphilis.

L’anémie à type chlorotique de la première enfance.

Thèse, 1906.

Pendant nos deux années d’internat à l’hôpital des Enfants-Malades, nous avons eu l’occasion d’examiner le sang d’un grand nombre d’enfants atteints d’anémies diverses et en particulier d’anémies chroniques : au cours de ces recherches notre attention a été attirée sur une forme d'anémie spéciale par ses caractères cliniques et bématologiques, autant que par son évolution et dont la description ne paraissait pas avoir encore été faite. Une seule observation publiée en 1903 par Hallé et Jolly sous le titre de « Un cas de chlorose du jeune âge », pourrait en être rapprochée.

chairs sonjfc molles et flasques mais le tissu graisseux sous-cutané

un des éléments les plus importants pour le diagnostic clinique,: en effet, toutes les autres formes d’anémies chroniques de la première enfance s’accompagnent toujours d’un certain degré d’amaigrissement, d’atrophie générale ou d’hypotrophie : dans l’anémie à, type chlorotique au contraire, il y a une dissociation complète entre l’anémie et l’état général. ■ . j |

souffles extra-cardiaques, plus fréquents dans cette variété d'anémie que dans toute autre, quelques troubles digestifs légers,'qui le plus souvent accompagnent l’anémie plutôt qu’ils ne l’ont précédée : enfin des troubles du caractère, irritabilité, mais surtout apathie extrême. Si l’on recherche dans l’examen physique la cause de cette pâleur

de l’expliquer : la rate et le foie ne sont pas augmentés de volume, pas de traces de rachitisme, pas de signes de tuberculose, pas de syphilis héréditaire. En résumé, la pâleur est le symptôme unique

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