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XVI. — SÉCRÉTION URINAIRE

1” Dosage de l’azote total des urines par l'hypobromite de sodium titré — en collaboration avec M. Gb. Bichet (Soc. de Biol., 28 février 1885).

2° Expériences sur la courbe horaire de l’urée et le dosage de l'azote total de l’urine — en collaboration avec M. Ch. Bichet (Soc. de Biol, 11 février 1887).

Il a été beaucoup question, dans ces dernières années, du dosage des matériaux azotés dé l’urine au moyen du procédé de dosage de l’azote imaginé

par le chimiste danois Kjeldahl. Nous avons été des premiers, M. le professeur Ch. Richet et moi, à appliquer ce procédé à l’étude des variations de l’azote urinaire; en même temps nous dosions l’urée et les matières extractives. Nous avons pu ainsi déterminer les variations horaires de l’azote uréique, de l’azote total et des matières extractives de nos urines, recueillies toutes les heures, pendant plusieurs jours consécutifs, et en restant soumis à la même alimenta-

Ces nombreux dosages montrent que l’eau des boissons s’élimine très vite après le repas, environ toujours une heure après. Au contraire l’élimination maxima de l’urée se fait de 3 à 4 heures après l’ingestion des aliments. Nos courbes prouvent aussi que, si on laisse de côté l’influence des repas et de l’élimination exagérée qui les suit, il apparaît pour l’eau comme pour l’azote un taux d’excrétion diurne et un taux d’excrétion nocturne, ce dernier étant notablement plus faible que le premier. Pour des personnes de poids différent, mais soumises à une alimentation identique, la quantité absolue d’azote éliminé est à peu près la même.

3" Sur les relations qui existent entre l’acidité de l’urine et la digestion stomacale — en collaboration avec M. E. Lambling {Berne biol. du Nord de la France , octobre 1888).

Nous avons repris l’étude de ces relations signalées par Bence-Jones, puis observées par Gorgés, en 1879. Par d’assez nombreuses expériences faites sur un certain nombre de sujets en bonne santé, nous confirmons le fait encore contesté du renversement de la réaction acide de l’urine, vers la 4' ou la 5” heure après le repas et nous en déterminons les conditions : la quantité de principes acides éliminés par heure va en diminuant et, si l’alimentation n’est pas fortement azotée, la réaction devient même alcaline vers la 4' ou 5“ heure qui suit le repas. Ce minimum correspond sansdoute au maximum de la sécrétion gastrique et ne persiste que pendant une heure environ, si la digestion se fait normalement.

Nous proposons d’appliquer ces faits h l’étude et au diagnostic de l’hyperchlorhydrie. On sait que cette forme de dyspepsie est caractérisée par ce fait, que la sécrétion d’acide chlorhydrique est encore à son maximum plusieurs heures après l’achèvement de la digestion stomacale. 11 est à présumer que le minimum de l’acidité urinaire doit persister également pendant un temps beaucoup plus long. On voit l’intérêt pratique et à la fois la valeur théorique de cette observation.

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