MEMBRES
Synovite tuberculeuse à forme végétante et hyperplasique.
(Presse médicale, 1897, 24 juillet, n" 60, p. 37.)..
Chaque jour s’accentue le démembrement des néoplasmes au bénéfice des infections. Le lipome arborescent des articulations avait été décrit par Millier comme une tumeur; des observations récentes et encore peu nombreuses de Schmolk, de Volkmann, de Kouzime ont établi la nature infectieuse de cette
santé. Un jeune homme présentait une synovite chronique du genou; la synoviale était épaissie, l’articulation semblait remplie de corps étrangers.
sement extrême de l’aponévrose, recouvrant un faisceau musculaire sain, une hernie vraie par conséquent, peut être cependant la conséquence éloignée d'une rupture musculo-tendineuse ou musculaire.
J’ai observé un homme de 52 ans qui présentait à la partie supérieure et externe du biceps brachial une hernie musculaire. L’opération montra à son niveau un amincissement très accentué et circonscrit de l’aponévrose : au-dessous, le muscle était intact. Mais à quelques centimètres au-dessus, on trouvait sur le tendon de la longue portion du biceps un noyau cicatriciel, dont la dureté indiquait
gonflement, de l’impotence fonctionnelle pendant quelques semaines : il y avait eu rupture musculo-tendineuse. Ce n’est que quelques semaines avant l’entrée du malade à l’hôpital qu’avait paru la hernie. Celle-ci fut réparée par excision et suture de l'aponévrose et le résultat thérapeutique est resté très bon.
A ce propos, j’ai fait de nombreuses expériences sur la pathogénie des hernies musculaires et je suis arrivé à la conclusion suivante : la section sous-aponévrotique d’un tendon rend plus facile là production sur le même muscle mais à distance d’une hernie musculaire par perforation aponévrotique, ou rend celle-ci plus volumineuse l'orsqu’elle est déjà produite.
Dans l’histoire des hernies, il y a donc une place à faire pour celles qui sont la conséquence éloignée d’une rupture.
Ostéosarcome du bassin avec oblitération complète de la veine cave inférieure d’origine néoplasique.
(Bulletins de la SociéU anatomigue, 1888, p. .551.)
Un malade mourait, dans le service de mon maître le Prof. Le Dentu, en 1888, d’un ostéosarcome du bassin. A l’autopsie, nous trouvions, avec le néoplasme, une oblitération totale de la veine cave intérieure .C’était une thrombose d’origine néoplasique, tait rare et exceptionnel : les veines iliaques avaient été envahies de dehors en dedans, et les bourgeons avaient végété dans l’intérieur de la veine
Malgré l’étendue de cette oblitération veineuse, les troubles circulatoires n’avaient pas été très marqués pendant la vie; le développement considérable des vaisseaux pariétaux de l’abdomen et des azygos avait établi une suppléance compensatrice.
Ce fait confirme la doctrine de la propagation du sarcome par les veines ; les lymphatiques étaient relativement peu atteints,
Des résections dans l’ostéomyélite des os longs.
(Gaselte des hôpitaux, 1899, n- U3, p. 1301.)
La résection dans l’ostéomyélite a pour but de supprimer le loyer principal, le siège primitif de l’affection, et d’éviter pour l’avenir les suppurations qu’entraîne à sa suite la délimitation spontanée d’une nécrose. L’aspect séduisant sous lequel se présentent à première vue ces opérations, les résultats brillants qu’elles ont donnés, ne doivent pas taire oublier les graves conséquences auxquelles elles peuvent exposer, surtout dans leurs applications aux os longs des membres.
Dans ce travail, je m’attache à montrer les avantages et la supériorité d’une manière générale des trépanations, telles que les conseillait mon maitre M. le Prof. Lannelongue. Après avoir rapporté quelques cas observés dans son service, où la résection ne fut pas suivie de régénération osseuse, je termine par les conclu-
1“ La résection hâtive est une opération d’exception : elle convient aux formes exceptionnellement graves de l’ostéomyélite. Elle sera diaphysaire dans les pandiaphysites avec décollement périostique total ou presque total; elle.sera épiphysaire dans les ostéomyélites compliquées d’arthrite purulente, où celle-ci est la conséquence de lésions primitives ou secondaires de l’épiphyse.
2° La résection précoce doit être une opération rare; elle convient aux seuls cas que la trépanation ou l’évidement n’ont pu modifier heureusement, et dont la gravité persistante conduirait à l’amputation.
3» Enfin les résections tardives peuvent et doivent être d’application courante; elles conviennent à toutes les nécroses, reliquats d’une ostéomyélite aiguë, subaiguë ou prolongée, et dont l’étendue doit retarder la délimitation spontanée.
Des sarcomes primitifs de ia clavicule.
(Archives internationales des Seienees médicales, janvier 1896, n* 1.)
On n’a que rarement l’occasion de voir un sarcome de la clavicule et d’enlever cet os en totalité. Si dans les nécroses, si dans les ostéites tuberculeuses primitives ou secondaires, on enlève souvent une partie de la clavicule, l’ablation est en général sous-périostée et presque toujours partielle. La régénération, plus ou moins complète, qui suit l’opération ne permet pas de juger des résultats fonctionnels
horizontale, et av( larche qui consolide
arthropathie tabétique til
la quatrième suivie d’intervention; elle est d’autant plus importante que l’action devait se limiter aux paires inférieures, les plus rarement atteintes et certes les plus difficiles à aborder. J’ai fait la libération des trois dernières paires, je n’ai pas fait de résection et le résultat a été ce qu’il aurait été après une intervention semblable sur un nerf quelconque, il a été médiocre.
A l’incision unique ou oblique, je préfère une double incision, dont l’une oblique, suit le bord postérieur du sterno-mastoïdien, l’autre horizontale suit la clavicule de dedans en dehors et va presque à la coracoïde. Le lambeau triangulaire ainsi limité est relevé et laisse un jour minime sur un foyer où il est nécessaire de voir et de ne pas agir à l’aveugle. L’opérateur se place du côté de la tête, détail très important, qui permet au regard de plonger derrière la clavicule et d’y suivre les organes recherchés.
CHIRURGIE ARDOMINALE
Nouveau procédé d’hépatopexie,
(CitEviLLiEB, Technique de l'hêpatopexie. Procédé de Legueu.
Paris, Carré et Naud, 1898.)
Les différents procédés jusqu’alors utilisés pour la fixation du foie mobile ne me semblaient pas capables d’assurer une solidité suffisante. La plupart des auteurs, en effet, passent les fils superficiellement dans le parenchyme hépatique ; la prise est minime, on est obligé de multiplier le nombre de ces fils.
J’ai pensé obtenir un meilleur résultat en passant dans toute l’épaisseur du foie, du haut en bas, de la face supérieure à la face intérieure, un fil unique mais
Fio. 18 (sehémallque). - Coupe Iramvene du foie (F).
1, 2, 3, 4, Passage des fils ; - V, Vésicule biliaire.
double, et qui après avoir traversé de droite à gauche la face inférieure du foie, va ressortir à gauche sur la face supérieure. Pour que la vésicule biliaire ne soit pas comprise dans cette anse, je la contourne en taisant passer le fil au-dessus d’elle dans l’épaisseur même du parenchyme hépatique (flg. 48).
Ainsi disposé, le fil soulève à la manière d’un échelon le foie tout entier; les deux chefs de droite sont passés à travers les derniers espaces intercostaux et noués entre eux : les deux chefs de gauche sont passés aussi haut que possible dans la paroi abdominale, sous la peau bien entendu, et le foie est ainsi solidement
J’ai mis deux fois ce procédé tout au long dans la thèse de mon i
pratique ; les ve Chevallier, dhine solidité j
tiens sont publiées es deux malades la l’opération remonte
Beux cas d'hépatectomie pour syphilis.
{XIV’ Congrès de Chirurgie. Paris, idOi, p. 607.)
nature probalement syphilitique : dans un cas d’ailleurs, l’examen histologique a confirmé mes suppositions.
L’intérêt de ces opérations, qui furent toutes les deux suivies de succès, réside surtout dans la largeur de l’exerèse hépatique que j’ai dû faire, et dans le procédé d’hémostase auquel j’ai ou recours.
J’ai dû, à l’improviste, le composer extemporanément lorsqu’au cours d’une laparotomie je me suis trouvé en présence d’une lobe hépatique à enlever : il consiste exclusivement à solidariser entre eux tous les fils en U qui sont placés autour de la tranche hépatique à sectionner.
Ces faits de syphilis méconnue ne sont pas très rares, et mon élève Steiner eh a rassemblé un certain nombre dans sa thèse (Tumeurs du foie opérées n’ayant été reconnues syphilitiques qu’après l’intervention. Thèse de doctorat. Paris, 1902).
Chirurgie des voies biliaires.
(lluUetim et Mémoires de la Société, de Chirurgie, t. XXIX, ItlOS, p. 672.)
Au cours d’une discussion sur la lithiase du cholédoque, j’ai apporté une observation de pancréatite chronique avec ictère complet par rétention, simulant un. calcul. Au cours de l’opération, constatant une tumeur de la tête du pancréas, je pensai à un cancer. L’évolution ultérieure de la maladie, la guérison complète de la malade, guérison vérifiée à plusieurs années de distance, me montra qu’il ne
, En ce qui concerne la suture du cholédoque, j’ai montré que dans les cas où cette suture se présentait comme assez facile, ce qui est assez rare, il n’y a aucune raison pour ne pas la faire, et il y a même de bonnes raisons pour la tenter. J’ai guéri ainsi en neuf jours, par la cholédochotomie avec suture, une fistule biliaire qui datait de plusieurs années et était entretenue par la permanence d’un calcul
tution des ligaments brisés ou du moins leur continuité avec le foie, s'il ne fau* ■ait pas essayer la péritonisation de l’organe. Autant que j’ai pu en juger, il me irait très difficile de pratiquer cette péritonisation avec les lambeaux déchirés du jament. Mais il serait plus facile de l’obtenir en appliquant le foie à la face infésure du diaphragme par une hépatopexie très solide.
Dans les plaies de l’abdomen, la laparotomie est nécessaire; elle ne l’est pas moins quand le foie est lésé. Je rapporte dans cette communication quatre observations avec trois guérisons qui viennent montrer que dans les plaies du toie, le succès appartient surtout aux laparotomies précoces, pratiquées de bonne heure : dans le plus grand nombre' des cas, il suffira de mettre un tamponnement pour guérir le malade plutôt que de recourir à des sutures qui sont toujours corn-
Depuis lors, la connaissance plus parfaite de l’appendicite a permis de mieux distinguer les formes graves, et- les divergences d’opinion et de pratique sont devenues moins profondes. Mais rnes conclusions en ce,qui concerne l’expectation sont toujours vraies ; elle doit être très minutieuse, très efficace sous peine d’être très dangereuse, et j’ai vu depuis lors deux malades qui sont morts dans mon service sous une teinporisation imparfaitement surveillée.
Enfin, dans la thèse de mon élève Bordesoule (Thèse de doctorat, Paris, 1905. Sur la phlébite après ïappendicectomie à froid), j’ai montré que la phlébite était plus fréquente après l’appendicectomie qu’àprès beaucoup d'autres opérations chirurgicales, ,et rapporté quelques observations à l'appui.
croirais infiniment plus simple de pratiquer en deux temps l'opération que de courir le risque de chercher difficilement par la voie indirecte lombaire un appendice un tant soit peu adhérent.
Cette contre-indication me parait formelle : au contraire, dans la limite des indications que je pose et que j’utilise, l’appendicectomie lombaire reste un complément opératoire sans gravité.
L’opération est ainsi conduite :
Le flanc soulevé par le coussin, est incisé : la graisse périrénale apparaît, le rein lui-même se laisse deviner.
Dans l’angle antérieur et supérieur de la plaie, par conséquent au voisinage de l’épine iliaque antérieure et supérieure, en dehors du côlon, qu’on ne devine guère, mais qui doit nécessairement être retombé un peu vers la ligne médiane, je saisis avec la pince la face postérieure du péritoine; sur ce pli, je fais une
, Avec une longue pince, je vais le long du côlon descendant, saisir, sous le contrôle de la vue, qui s’oriente un peu, les premiers segments du côlon ou du cæcum ; celui-ci, saisi dans la pince, se retourne, et, en se relevant vers la plaie, ramène avec lui l’appendice, que vous extériorisez. L’extraction est toute instrumentale, sans manipulation, sans tâtonnement.
A partir de ce moment, l’ablation de l’appendice s’effectue comme elle le serait d’un autre côté. L’nppendice est lié, cautérisé; son moignon est enfoui; et
les régions iliaques. La brèche péritonéale est suturée au catgut et, le temps appendiculairé de l’opération étant terminé, il est possible de pratiquer la néphropexie, comme si celle-ci était le premier et le seul temps de l’acte opératoire.
Je n’ai jamais vu aucune complication sérieuse à la suite de cette opération.
A propos de l'appendicite traumatique.
(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 1. XXXIII, 1907, p. 344.)
L’appendicite traumatique existe-t-elle î
Une enfant de 10 ans reçut d’un de ses camarades un coup de pied dans le ventre. Le lendemain vendredi, elle commence à souffrir, et je l’opérais le lundi suivant d’une appendicite suppurée, sans aucune trace de contusions superficielle. L’enfant guérit.
A part la notion du traumatisme, cette observation est celle d’une appendicite vulgaire, quelconque.
Dans une discussion où l’appendicite traumatique était en cause, j’ai cité
rare des traumatismes de l’abdomen. I faite sur cette question; tous les arti négligent ou mettent au second plan 1 La cause de ces éclatements est touj^
peau souple et dépressible et fait éclater Le péritoine est toujours déchiré ei la brèche, l’intestin s’engage sous la pe!
Aussi quand le malade ne meurt pas d péritonite, il persiste une éventration.
Au palper, on perçoit sous une vc ns lequel les doigts ou la main pi
les traitant des contusions de l’abdomen 3 lésions pariétales.
ijours une contusion limitée à un point de la paroi, se coiffe de la
même temps que le muscle, et à traveri U, dans le foyer d’hématome musculaire s suites de ses lésions viscérales et de si
it la I
Quand il n’y a pas de lésic guérir; mais quand il y a perforation in sans opération.
11 y a donc deux raisons d’opérer
La laparotomie doit être faite répare par la suture des éléments
e raison de contusion abdominale, et travers le foyer de rupture qu’on
Dans une autre observation, il- s’agissait d’une malade de soixante et un ans chez laquelle, malgré la réduction d’une hernie étranglée, tous les phénomènes d’occlusion persistèrent. La laparotomie, pratiquée le sixième jour, montra qu’il n’existait aucun étranglement, aucun obstacle mécanique. On frouvait, sur l’intestin grêle, la trace de l’étranglement, sous forme d’un sillon circulaire; mais, à ce niveau cependant, le calibre de l’intestin n’était pas effacé, bien que la dilatation s’arrêtât juste à cet endroit. Après la laparotomie, le cours des matières se rétablit rapidement. C’est un cas de paralysie réflexe de l’intestin, consécutive à un étran-
de quelques jours, bien que la malade lût à la diète absolue, se produisit et la mort survint.
Cet exemple très net d’une complication rare des opératU macale aiguë post-opératoire, fut communiqué par moi à la avec une autre observation que m’avait envoyée Bockard {
Pathogénie des parotidites post-opératoires.
En collaboralion avec Monet.
(BuUHim et Mémoires de la Société de Chirurgie, t. XXXHI, 1908, p. lOM.
La Gynécologie, 1908, n“ 1, p. 20.)
Parmi les complications qui viennent parfois à l’improviste troubler les suites d’une opération, que l'on avait des raisons d’espérer très favorables, se trouve la parotidite.
De nombreuses théories ont été successivement proposées pour en expliquer la pathogénie. La théorie de la décharge microbienne. (Bouchard), la théorie de la lymphangite et de Vadéno-phlegmon, la théorie de la sympathie génito-salioaire, la théorie du. traumatisme opératoire ont successivement été abandonnées pour la théorie de l’infection buccale émise par Chassaignac en 1859 et qui a reçu de Claisse et Dupré une éclatante comfirmation.
rimentation ne nous a pas permis de légitimer cette supposition. Jamais nous n’avons pu produire la parotidite par la malaxation de son tissu.
Nous avons de même réduit à néant l’influence invoquée d'une relation génitale. Chez le chien, l’excitation électrique de la glande génitale ne modifie ni le rythme ni la quantité du débit salivaire parotidien préalablement établi soit par la pilocarpine, soit par l’excitation directe de l’auriculo-temporal.
B WiriiyiiwîtwMfijtJi®!)!!™
Dans des expériences que l’un de nous a faites avec Nepper, nous avons électrisé des pédicules spléniques, rénaux h, testiculaires, ovariens, et jamais nous n’avons pu constater une influence salivaire quelconque (tracé 3).
Et après avoir annulé toutes les autres, nous arrivons à étudier la dernière influence, à savoir l’influence salivaire. Et c’est ici seulement que nous avons
La conduite suivie en présence d’une plaie de la tempe par arme à feu est à peu près la même pour tous les chirurgiens; elle consiste dans l’ouverture et la désinfection de la plaie, l’élargissement de la plaie crânienne et la recherche discrète de la balle.
Mais en ce qui concerne la conduite à tenir plus tard, lorsque le blessé est guéri de ses premiers accidents et conserve sa balle, cette conduite est l’objet de discussions.
En somme, c’est la conclusion à laquelle j’arrive, la polynucléose intense du liquide céphalo-rachidien, en nous permettant de soupçonner des réactions méningées bien avant l’heure où des signes cliniques nous permettraient de les
l’était basée jt
; incertitudes de la clinique.
Intervention pour hémiseotion de la moelle.
(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, t. XXVII, I9M, p. 1091.)
Sur une malade qui quelques mois avant avait reçu un coup de couteau dans le dos et avait présenté à la suite des symptômes paraplégiques qui avaient permis au Prol. Brissaud de dire qu’elle avait une section complète de la moelle, je trouvais à l'opération une hémisection limitée aux cordons postérieurs avec une adhérence de la dure-mère. Je suturai la lésion au catgut.
La malade ne retira aucun bénéfice de l’opération et je citai un jour cette observation pour rappeler et la dilficulté de diagnostiquer exactement le degré des lésions médullaires et l’inefflcacité de la suture pour les sections anciennes au
Lipome du cœur.
(Bulletins et Mémoires de la SociéU de Chirurgie, t. XXXilI, 1907, p. 1010.)
C’est une présentation de pièce. Ce lipome du cœur est une lésion très rare dont je n’ai trouvé que quatorze exemples. Bien que ce fût une lésion purement médicale, elle joua en chirurgie un rôle tragique.
Je l’ai recueillie sur une entant de seize ans, que j’opérai d’appendicite à froid. Nous savions qu’elle avait une lésion cardiaque, mais nous ne lui avions attaché aucune importance. Or, à la suite de l’opération, le pouls s’accéléra en même temps que la température monta : et la malade mourut en trois jours sans aucun phé-
A l’autopsie, nous avons trouvé celipome du cœur, gros, inséré au contact de l’artère pulmonaire, avec une thrombose totale de cette artère. Mes élèves Verliac et Morel ont publié plus tard un travail très complet sur ce point.
En dehors de l’intérêt qui s’attache à la lésion, ce fait prouve que l'on ne doit pas penser à incriminer une opération dans la pathogénie d’un décès post opératoire, sans avoir fait une autopsie complète.
Résultat après dix ans d’une opération au Kraske pour cancer du rectum.
(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, I. XXXV, 1909, p. 39.)
Hémophilie musculaire.
En collaboration avec M. Houzel.
(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, t. XXXVl, 1910, p. 434.)
L’hémophilie musculaire est fort rare, et nous n’en avons trouvé que deux observations dans la littérature. Cette rareté fait l’intérêt d’une observation que nous rapportons : elle a trait à une hémophilie électim, uniquement musculaire! pour un même individu. La première localisation intéresse le muscle iliaque, et sous les allures d’un psoïtis vulgaire conduit à une intervention chirurgicale; la seconde localisation a lieu six mois plus tard, et les muscles frappés sont ceux de la paroi antéro-latérale de l’abdomen.
L’origine tut spontanée et sans aucun traumatisme.
Cliniquement, cette lésion se présente avec les allures d’un psoïtis, avec flexion de la jambe sur la cuisse, et avec sensation d’un abcès dans la fosse iliaque.
Le diagnostic est dès lors très difficile : et l’incision à laquelle on fut conduit
faillit coûter la vie au malade, résulte né
Les injections de sérum frais le guérirent mais il en
, je me sers toujours depuis ce moment et qui me paraissent simplifier beau-
Dans l’étude des opérations, nous avons toujours exposé les procédés les plus récents et les plus importants ; mais nous nous sommes surtout attachés à étudier les résultats éloignés, au point de vue de la grossesse et de l’accouchement en particulier, et à présenter les indications de ces opérations. Leurs complications communes,'les conséquences éloignées ont fait l’objet d’un chapitre à part. Nous avons pu ainsi, présenter une étude d’ensemble des septicémies péritonéales, des occlusions intestinales, des hémorragies, des fistules, des éventrations, des délires post-opératoires et des troubles consécutifs à la castration.
Enfin, nous avons apporté toute notre attention à l’étude des relations pathologiques de l’appareil génital et de l’appareil urinaire, et nous avons consacré un chapitre spécial à cette si importante question.
Cet ouvrage a eu trois éditions en six années. Nous préparons en ce moment la quatrième.
L’Académie lui a accordé le prix Huguier en 1898,11 a été traduit en espagnol