UTÉRUS
Du rôle de l'inflammation dans le développement d’une variété de fibromyomes utérins.
En collaboration avec M. Marien (de Montréal).
(Bulletins de la Société anatomigue, LXXD année, 5- série, t. X, 1896, p. 329.)
En examinant histologiquement des fibromes jeunes, enlevés de bonne heure par l’hystérectomie vaginale, j’ai pu étudier certains détails de leur histoire, préciser et expliquer certaines de leurs transformations, et j’ai cherché même à surprendre leur mode de production. Ces recherches ont été effectuées sur un grand nombre de pièces; elles ont été faites en collaboration avec mon élève et ami le D' Marien, de Montréal.
Nous nous sommes surtout attachés à l’étude de la genèse, de l’évolution et du rôle des éléments glandulaires dont, après Hauser, Schottlânder, Recklin-
itenir des germes de P plus simple ni plus mpossible : il est des
De la pyométrie comme complication du cancer du col utérin. En collaboration avec le D' Rebreyesd.
(Reme de Gynécologie et de Chirurgie abdominale, 1899, n" 5.)
La pyométrie est une complication grave du cancer utérin; l’ayant observée, en ayant compris toute la gravité, nous avons cherché dans ce travail à mettre en relief les traits anatomiques qui la caractérisent et les symptômes qui permettent de la reconnaître et, enfin, à en déduire quelques conclusions pratiques.
La variété de cancers du col qui s’accompagne ordinairement de pyométrie, est l’épithélioma du cancer cervical ; le plus souvent, c’est assez haut que siège l’atrésie, au niveau de l’orifice interne ; totale dans quelques cas, elle est généralement partielle mais assez serrée. Il est fréquent que le cancer lui-même, bien qu’ayant atrésié le canal cervical, soit peu développé; dans un cas même, il fallut le microscope pour affirmer la nature cancéreuse du rétrécissement; le néoplasme, à l’œil nu, passait inaperçu.
La quantité du liquide contenu dans la poche utérine est des plus variables; elle peut aller de quelques grammes au volume d’une tête de fœtus. La nature de ce liquide présente également de fortes différences; tantôt'c’est du pus franc, particulièrement fétide; tantôt c’est un liquide brun chocolat, évidemment coloré de pigment sanguin, et tenant en suspension des parcelles de tissu sphacélé; pyométrie franche ou hémato-pyométrie, le sang y est, en tout cas, très profondément altéré.
La paroi du kyste purulent formé par la cavité utérine n’est pas toujours plusieurs fois très lisse et nullement fongueuse d’aspect. Cet aspect répond surtout
indication, dans ce'cas défavorable, serait de terminer rapidement cette sectàon, en garantissant le mieux possible les parties avoisinantes, et de drainer largement la plaie opératoire.
Hystérectomie abdominale pour cancer au huitième mois de la grossesse.
(Comptes Rendus de la Société d’Obstétrique, de Gynécologie et de Pœdiatrie, 1901, p. 14 et p. 88.)
J’ai eu l’occasion d’opérer une malade enceinte qui était atteinte, en même temps, d’un cancer de l’utérus.
J’ai suivi et opéré cette femme au huitième mois; je lui ai fait une hystérectomie abdominale totale après avoir extrait par la césarienne un entant vivant. J’ai suivi de près la malade qui n’a pas tardé à récidiver, alors que l’enfant était mort peu de temps après l’opération. Et, me trouvant alors en possession d’une observation très complexe sur une question qui soulève les plus délicats problèmes
qu’on ait à résoudre dans la pratique chirurgicale, j’ai provoqué au sem de la Société
Ces chiffres suffisent à prouver la bénignité relative de l’hystérectomie dans ces circonstances, d’autant plus que plusieurs malades étaient,comme la mienne, dans de très mauvaises conditions au moment où l’on est intervenu.
De l'hystérectomie abdominale dans le cancer de l’utérus.
(Leçons de Clinique chirurgicale, Hôtel-Dieu, 1901. Paris, Alcan, 1902. — Comptes Rendus de laSociété d'Obstétrique, de Gynécologie et de Pœdiatrie. Paris,1904, p.293.)
L’hystéreotomie abdominale permet de taire pour le cancer beaucoup plus que ne fait l’hystérectomie vaginale ; elle permet l’ablation des ganglions, la
l’ablation de l'utérus, l’extirpation de toute la partie supérieure du vagin, malade n’a pas encore récidivé.
Il y a donc de grandes différences dans la gravité de ces déciduomes : greffes vaginales en particulier ne comportent pas toujours par elles-mêm pronostic absolument grave.
A l'hystérectomie vaginale toujours difficile, souvent meurtrière, je substitue l’hystérectomie abdominale supravaginale. Mon hystérectomie respecte le col, et le col est suturé à l’angle intérieur de la plaie abdominale, d’où résulte une suspension. Plus tard, et quelquefois dans la même séance, je pratique la colpopérinéorraphie, opération toujours nécessaire; de telle sorte que je combine dans une même séance et sur une même malade toutes les opérations qui ont été de tout temps proposées isolément pour la cure du prolapsus : une opération de pexie, c’est la fixation pédiculaire ; une opération d’exérèse ; c’est l’hystérectomie ; une opération de contention ; c’est la colpopérinéorraphie.
Cette méthode m’a donné de bons résultats qui sont signalés dans la thèse, de mon élève Ardilouze. (De l’hystérectomie abdominale dans le prolapsus utérin. Thèse de doctorat, Paris, 1903.)
Nouveau procédé d’hystéropeiie abdominale.
(Semaine gynécologique, 1896, n 41, p. 321.)
C’est l’application à la fixation de l’utérus du procédé de mon maître M. Guyon pour la néphrorraphie. Ce procédé, dit « à échelon », a l'avantage de
Kyste wolfien du ligament large.
(Bulletins de la Société anatomique, 1896, LXXI* année, 5- série, l. X, fasc. 3, p. 96.)
En procédant à l’énucléation d’un kyste para-ovarien, je trouvai, partant du pôle supérieur de la tumeur, un cordon canaliculé qui se perdait dans la région lombaire. Ce conduit tut sectionné et l’examen histologique montra qu’il se continuait à plein canal avec la poche kystique. Il était tapissé en dedans d’une couche épithéliale cylindrique, et j'ai pensé que ce cordon représentait, par sa direction, le canal de l’époophore, c’est-à-dire la partie inférieure du canal de Wolf (portion sexuelle).
Le kyste s’était développé soit dans le canal lui-mëme, soit dans un des tubes qui figurent, dans l’organe de Rosenmüller, les dents d’un peigne. Quoi qu’il en soit, c’est un fait de plus à l’appui de la théorie wolfienne des kystes du ligament
Kyste de l’ovaire suppuré après infection puerpérale.
(Comptes Rendus de la Société d’Obstétrique, de Gynécologie et de Pcediatrie, novembre 1910, p. 365.)
Dans cette communication, j’établis sur des preuves anatomiques cette notion que la suppuration d’un kyste de l’ovaire au cours d’une infection puerpé-
raie s’effectue par 1 intermédiaire d’une phlébite pédiculaire, qui établit sur ma malade la continuité entre le milieu septique de l’utérus et le contenu du kyste.
Rupture spontanée du pédicule d’un kyste dermoïde.
Rapport sur une observation de Le Moniet (de Rennes).
(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, t. XXXIV, 1912).
De l’anurie par cancer de l’ntérus.
(Leçons de Clinique chirurgicale, Hôtel-Dieu, 1901. Paris, Alcan, 1902, p. 323.
trompes enlevées étant presque toujours trop altérées pour pouvoir servir à un examen de détail. Ayant eu l’occasion d’opérer trois fois des lésions jeunes, tout à tait initiales, nous rapportons ici leur description qui vient plaider d’une façon
Dans ces observations, nous comptons un cas de tuberculose d’un k ique (fig. 62). Ce cas s’ajoute aux quinze autres antérieurement publiés msion très prédominante des tubercules a la face interne du liyste encore à admettre, contrairement, à Giiillemain, l’origine vasculaire.
De la torsion des salpingites.
(neme de Gnnéeologie et de Chirurgie (thdomimle, n” l, février t8!)S.) lin collaboration avec M. Ciiabrï.
{Presse médicale, 1900, n" 37, et Presse médicale d’Égypte, 1909, n" 12, p. 13.7
voit quelquefois se développer au contact des salpingites comme une lésion initiale ou du moins prépondérante.
péritoine pelvien aux prises avec une infection. Aux confins des grosses adhérences, l'infection arrive atténuée, tamisée en quelque sorte, par les barrières déjà élevées, de l’irritation du péritoine pendant la sécrétion séreuse.
Ces grandes collections, qui contiennent plusieurs centaines de grammes de liquide et remontent parfois jusqu’à l’ombilic, ressemblent beaucoup à une hémato.cèle ou à un abcès.
Je les ai vues se développer à la suite de l’opération pour
ùre scléro-kys-
Indications tirées de l’état général, a) Il faut opérer toujc ; j^entends ainsi les salpingites qui, en dehors de toute po . continuent à taire de la fièvre.
Il faut opérer aussi les salpingites phlébitigues : celles-c
longtemps. ^ ^
De l’hystérectomie abdominale totale dans les inflammations des annexes.
(X/f Congrès français de Chirurgie, 1898, p. 660.
X/l/" Congrès français de Chirurgie, 1899, p. 211.)
A cette époque, alors que l’hystérectomie abdominale venait disputer le terrain à l’hystérectomie vaginale, je communiquais le résultat de mes onze premières hystérectomies abdominales totales suivies de succès. Et je montrais que cette hystérectomie était tantôt une opération de correction et tantôt une opération de nécessité.
Elle est une opération de correction pour les cas où les lésions se présentent plus importantes qu’on ne l’avait pensé, où il faut enlever, contrairement à ce qu’on avait pensé, les deux côtés; elle permet alors d’enlever l’utérus en même temps et d’assurer un aussi bon résultat que par en bas.
Elle est en outre une opération de nécessité, car elle seule permet d’enlever certaines poches annexielles particulièrement adhérentes, et dont la décortication n’eût jamais été possible par la voie vaginale.
j’ai continué depuis à appliquer l’hystérectomie abdominale à la plus grande partie des lésions annexielles supputées et- non supputées. Mes premières observations sont publiées dans la thèse de mon élève Masson (Hystérectomie vaginale et abdominale dans le traitement des suppurations pelviennes. Thèse de doctorat. Paris, 1899).
diats, permet de relever l’état général et de faire plus tard, en temps utile et sur un terrain refroidi, l’opération plus complète de l’hystérectomie.
De l’appendice en gynécologie.
{La Gynécologie, mars 19H, p. 145.)
Dans ce travail je veux revoir après d’autres quel est l’état de l'appendice au cours des diverses affections gynécologiques ; je veux rechercher s’il a ou s’il n’a pas des lésions, même dans les cas où ni la clinique, ni même l’opération n’ont permis de penser qu’il y avait en lui quelque altération.
Au cours de toutes les opérations abdominales, j’enlève toujours l’appendice, quel qu’il soit, pourvu que sa recherche ou son ablation n’ait pas pour conséquence d’aggraver sensiblement le pronostic de l’acte opératoire. Quel est l’état
1° Je distingue ici les appendices enlevés au cours d'une laparotomie pour salpingite.
Ici l’appendice est toujours malade (15 fois sur 16); tantôt (5 fois sur 15), il ne présente que des lésions péritonéales sans lésions muqueuses; tantôt (10 fois
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