I. — De la conjonctivite granuleuse dans le Nord. Bulletin
médical du Xord, 1887.
II. — De l’abrine dans les granulations en coll. avec le D' Painblaa. Congrès de méd. de Paris et Arch. d'oplitalm. 1900.
11. Le jéquirity, que M. de Weeker a eu le grand mérite d’introduire dans la thérapeutique oculaire, parait avoir été trop abandonné depuis quelques années; or, tandis que la plupart des ophtalmologistes oubliaient cet agent thérapeutique, son étude était reprise à d’autres points de vue par les bactériologistes et en particulier par les élèves de Pasteur. Son principe actif, l’abrine, est en effet une toxine végétale éminemment active dont l’action a été comparée .à celte des toxines microbiennes et animales et dont les réactions phagocytaires ont
iox de Kobert, de Metchnikoll,
des Chatenay, de Calmette, etc.
Dans ce travail, nous nous sommes proposé 1° d’étudier l’action de l’abrine sur la conjonctive saine et sur la conjonctive granuleuse ; 2" de rechercher les causes qui favorisent ou retardent l’inflammation, en particulier les effets du sérum aniiabnmque ; 3° de chercher à expliquer l’action thérapeutique du jéquirity.
1° Sur la conjonctive saine du lapin, l’abrine a pour effet très rapide de produire un appel considérable de leucocytes polynucléaires ou mononucléaires volumineux, accompagné d’une énorme transsudation séro-fibrineuse et de la chute de l’épithélium conjonctival. Après 24 heures la fausse membrane n’est pas encore formée, mais déjà à la surface de la muqueuse on constate quelques fibrilles très minces.
Sur la conjonctive granuleuse, au deuxième ou troisième jour de fophlalmie abriniqiie, on constate la fausse membrane infiltrée de leucocytes. Les leucocytes polynucléaires se retrouvent en rangs serrés dans la couche des granulations. Sur la coupe des vaisseaux on voit des leucocytes polynucléaires rangés le long du bord : on constate de plus du gonflement de l’endotlielium avec saillies des noyaux el par places de petites hémorrhagies intersiitielles.
L’abrine en contact avec la conjonctive saine ou granuleuse exerce donc une attraction, une chimiotaxie positive vis-à-vis des leucocytes polynucléaires et c’est le premier phénomène de l’inflammation de cette muqueuse dont l’infiltration est si facile.
2“ M. Calmette ayant réussi à immuniser des lapins contre l’abrine et à produire un sérum très anti-toxique et énergiquement préventif, nous avons étudié avec lui l’action locale
Ces expériences ont démontré que chez les lapins, le sérum empêchait ou atténuait l’inflammation abrinique suivant le moment de l’application. Chez l’homme les résultats ont été
analogues, du moins dans les premières heures. Après 48 heures le sérum ne parait plus avoir d’action. Aussi malgré l’Intérêt scientifique qui s’attache à cette étude, nous avons dû reconnaître que ce sérum ne pouvait être appliqué en clinique. Sans compter les diflicultés de préparation de ce sérum, c’est surtout après le deuxième jour que nous en aurions besoin pour atténuer les elïels du jéquirily.
3“ Comment peut-on expliquer les elTels thérapeutiques de l’abrine ? Il ne parait pas possible d’admettre une action spécifique de la toxine végétale sur les granulations. Par la violente réaction leucocytaire qu’elie produit, par l’inflammation et l’apport de nombreux éléments cellulaires, l’abrine agit en activant la formation du tissu cellulaire qui transforme petit à petit la granulation en tissu fibreux de cicatrice. Quant à la rapide disparition du pannus kéralo-conjonctival, on peut admettre qu elle est favorisée par de véritables thromboses leucocytaires dans les fins vaisseaux de la conjonctive et de la cornée.
I. — Rapport sur l’ophtalmie purulente des nouveaunés. Des mesures administratives à prendre pour
vue de l’application des méthodes prophylactiques. Nous avons rédigé, dans ce but, une courte notice qui, avec l’appui du Conseil d’hygiène du département du Nord, a été distribuée aussi largement que possible par l’intermédiaire des maires. Les médecins, les inspecteurs d’hygiène et de la première enfance ont été invités par le Préfet à en surveiller l’appli-
Dans cette notice nous recommandons l’application rigoureuse de la méthode de Crèdé, comme moyen prophylactique ; les précautions antiseptiques à prendre, à l’égard de la mère, lorsqu’on est obligé de soigner un enfant atteint d’ophtalmie purulente ; la nécessité de faire appeler un médecin aussitôt qu’on voit apparaître le gonflement des paupières et la sécrétion citrine.
3” Cornée
Maladies des paupières et des membranes externes de l’œil. — Encyclopédie LéauU, Paris, 1893.
Cet Aide-Mémoire a trait aux maladies des paupières et des sourcils, à celles de la conjonctive, de la cornée et de la sclérotique.
Sous une forme concise; l’auteur s’est attaché à traiter très complètement chacune de ces maladies. Les queslions d’étiologie, de pathogénie, de traitement qui intéressent avant tout le médecin, doivent surtout attirer l’attention par la forme originale et essentiellement pratique sous laquelle elles sont présentées. Les questions didactiques ont été étudiées aussi avec le plus grand soin. Une bibliographie très complète indique à ceux qui voudraient faire une étude spéciale des maladies traitées dans le volume, les sources où ils pourront puiser tous les renseignements complémentaires désirables (Arch. d’opht., 1893).
Ophtalmie sympathique à forme kératique. -
Cette forme clinique est caractérisée par le retentissement ciliaire immédiat, les douleurs névralgiques, la photophobie, le larmoiement qui accompagnent une kératite ulcéro-vasculaire. Les accidents irido-cyclitiques éclatent ensuite et dès lors la marche des lésions cornéennes n’a plus qu’une importance secondaire. L’énucléation de l’oeil sympathisant, meme au début, ne sera pas toujours capable d’arrêter cette forme d’npiitalmie sympathique.