Maturation artiflcielle de la cataracte. {Thèse inaug
II. -Des progrès récents dans l’opération de la cataracte. (Bulletin médical du Nord, XXVIU).
III. — De l'intervention dans certains cas de cataracte zonulaire. in Bel, Thèse Lille, 1808.
IV• — L’opération de la cataracte de nos jours. {Bulletin médical, 1893).
1. — Dans les cataractes à marche lente, et particulièrement dans les cataractes séniles, lorsque l’amblyopie
empêche pour longtemps tout travail utile, on est autorisé il pratiquer la maturation artilicielle de la cataracte. — Cette opération a pour but d’opacifier les couches corticales antérieures, de permettre leur détachement de la cristalloïde, de faciliter par conséquent la toilette du champ pupillaire, — Le procédé de Grœfe et de Mannhardt est abandonné comme trop dangereux ; on aura recours il l’opération imaginée par Fœrster. — Elle consiste en frictions répétées sur la cornée après ouverture de la chambre antérieure et iridectomie. — Dans les cas heureux, l’opacification est complète du troisième au sixième jour ; on peut procéder à l’extraction vers la troisième ou la quatrième semaine. — La réaction inflammatoire est insignifiante. L’extraction est ordinairement simple. Cependant elle peut être gênée dans certains cas ; les couches antérieures étant trop molles, ne sortent pas facilement avec le noyau. Enfin, la maturation peut échouer. A ces
ni. La cataracte zonulaire qui est ordinairement stationnaire peut, sous certaines influences mal connues et à tout âge, se généraliser en quelques mois. Cette généralisation est annoncée par la formation d'aiguilles opaques ou cavaliers, qui partent de la zone cataractée. Lorsque chez un malade on constate la présence de ces cavaliers, l’iridectomie simple qui peut, dans les cas stationnaires, donner de bons résultats optiques n’est plus indiquée.
Chez l’enfant, l’intervention est relativement simple, et la discision, l’extraction simple suivie ou non de l’extraction de la cataracte secondaire, donnent de bons résultats. Une réserve doit être faite pour les cas, d’ailleurs très rares, de phaoosclérose centrale. Chez l’adulte, l’opération est beaucoup moins simple en raison de la difficulté de séparation des couches restées transparentes. Suivant le cas, il faudra donc, après iridectomie, de manière à se donner un champ pupillaire très vaste, tantôt essayer d’emblée l’extraction simple, tantôt
faire la discision, en une ou plusieurs séances, suivie de l’extraction des couches molles et plus lard de la capsule ; l’aspiration peut dans ces cas être assez utile.