I. — Luxation du cristallin. Bullelin méU. itu Nord
II. — Sur un cas d’ectopie du cristallin. LaCliniqueOphlalm.,
il. Danscetleobservation, il s’agissait d’une ectopie vraiedes cristallins symétriquement reportés en haut et légèrement en dehors, bien distincte des luxations congénitales pathologiques du cristallin. C’est une distinction que Manfredi a déjà faite; il est regrettable que dans beaucoup d’observations on se serve encore indistinctement des mots ectopie et luxation congénitale du cristallin. Dans cette dernière classe il faut ranger les cas de luxation complète ou incomplète dans lesquels le cristallin est dirigé en bas, en dedans ou en dehors, qu’il y ait ou non corectopie. Beaucoup de ces cristallins sont atteints de cataracte partielle ou complète, régressive même quelquefois. Il peut exister des lésions profondes de l’œil, tantôt de la microphtalmie par iridocyclile, tantôt de l’iridonosis, d’origine hérédosyphilitique. Ces luxations relèvent de la pathologie oculaire fœtale, dans la période o(i l’œil est entièrement constitué, dans les derniers mois de la vie utérine.
Dans l’ectopie du cristallin le déplacement a pour caractère d’être bilatéral et parfaitement symétrique: le cristallin est toujours dirigé en haut et légèrement en dehors. Cette disposition ne peut s’expliquer que par un trouble uniforme dans le développement embryonnaire des deux yeux. La théorie du développement du bourgeon crislallinien en position anormale n'explique pas pourquoi le cristallin est toujours situé en haut et en dehors et d’autre part elie ne cadre pas avec le développement régulier des autres parties de l’œil. Il semble logique d’admettre avec O. Becker et Klein, que la zonule ne se déve-
traumatique. Bull. Soc. Franç. d'Opktalm., 1892.
Parmi les sigaes qui permettent de savoir s’il faut inter- ' venir, on doit attaclier une grande importance à l’examen minutieux et souvent répété de la tension intra-oculaire.
Tout le monde est d’aecord pour conseiller d’intervenir lorsque le tonus est augmenté: la menace d'accidentsglaucomateux doit engager ii opérer le plus tôt possible. L’aspiration donne d’excellents résultats, supérieurs même à ceux de l’extraction simple. Il est merveilleux de voir les douleurs disparaître immédiatement, le calme renaître, alors même que la totalité des couches molles n’a pu être extraite.
Mais il existe de très nombreuses cataractes traumatiques qui ne sont pas accompagnées d’accidents glaucomateux et pour lesquelles le tonus est au contraire diminué. Dans cette catégorie, toutes les opérations sont mauvaises, même s’il n’y a aucune injection ciliaire, aucune douleur à la pression. L’in- .tervention a ordinairement pour résultat de réveiller une irido-cyclite et de provoquer des accidents aigus qui aboutissent rapidement à l’atrophie du globe ; ils peuvent même devenir le point de départ d’une ophtalmie sympathique. Ces divers accidents seront attribuables à l’opération.
lieu d’établir une distinction entre ces formes aussi diltérentes par ieur structure que par leur mode de formation et de désigner sous ie nom de kystes de la rétine ceux dont la paroi comprend la tolalité de la rétine, en attribuant celui de dégénérescence ajstoïde aux cavités creusées dans la rétine par le
franc, d'ophtalmologie. Congrès 1888.