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II. — Valeur séméiologique de larétinite brightique

Bull. méd. du Nord, oct. 1890.

II. — Peut-on, d’après l’aspect opbtalmoscopique, (lire si la rétinite dépend d’une népbrite interstitielle ou d’une néphrite parenchymateuse ? Je serais assez tenté de croire que le nombre et les dimensions des plaques exsudatives diffèrent sensiblement dans les deux cas. Conüuenles dans la néphrite parenchymateuse, etles seraient discrètes dans ia néphrite intcrstitielie avec un plus grand nombre d’hémorrhagies en flammèches. Mais il est évident qu’on ne peut établir de règle absolue à cet égard : il faut tenir compte d’un assez grand nombre de facteurs, il faut se dire surtout que ia séparation entre les variétés anatomiques du mal de Bright est loin d’être nettement tranchée.

La valeur pronoslique de la rétinite est peut-être plus grande. Il est certain que ie pronostic vital de la rétinite dans le cours de la grossesse et de certaines néphrites aiguës peut être assez favorable et je pourrais citer plusieurs malades définitivement guéris depuis plusieurs années. 11 n'en est malheureusement pas de même pour les rétinites symptomatiques de la néphrite interstitielle.

A plusieurs reprises, depuis 1890, et dernièrement encore au Congrès de la Société d’Ophtalmologie, divers auteurs ont essayé comme nous de faire une distinction entre les différentes formes de rétinites au cours du mal de Bright.

De l’examen du champ visuel dans le décollement de la

rétine. (Bulletin médical du Nord, XXXI, p. 39S].

Pour juger de l’efficacité des différentes méthodes, pour défendre ou pour combattre le traitement chirurgical, on ne tient compte le plus souvent, dans les statistiques, que de l’acuité visuelle mesurée, avant et après l’opération, au moyen des échelles typographiques. Il me semble qu’on oublie beaucoup trop les données fournies par l’examen du champ visuel au moyen du périmètre. C’est seulement en combinant les deux modes d'exploration qu’on pourra juger scientifiquement et en toute connaissance de cause de la valeur des statistiques.

Non seulement les résultats fournisparl’acuitévisuelle centrale sont incomplets, mais encore ils peuvent présenter des variations tout-à-fait indépendantes du traitement employé. Il est démontré que les dkollés peuvent spontanément récupérer un certain degré de vision, même à une période assez avancée.

Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de décollements récents. Il suffit de voir ce qui se passe peu de temps après l’accident : l’examen fonctionnel démontre une amblyopie presque absolue dans toute l’étendue du champ visuel, il est impossible de noter les limites de la partie voyante, le malade distinguant à peine les doigts à quelques centimètres et cependant, à l’ophtalmoscope. on constate qu’une bonne partie de la rétine est encore saine. Il y a lieu évidemment, dans un certain nombre de cas, de tenir compte de la présence de t corps flottants du corps vitré, ou de la déchirure de la rétine (Leber), avec épanchement dans le vilreum d’une petite quantité de liquide sous-rétinien. En dehors de ces explications anatomiques, il me semble qu’on pourrait jusqu’à un certain point, comparer ce qui se passe dans ce cas, aux phénomènes de 1 ictus apoplectique. A la suite d’une hémorragie cérébrale, les symptômes de diflusion masquent complètement les localisations paralytiques et ce n’est qu’au bout d’un certain temps qu’on peut voir les altérations fonc-

ophtalmologique,

de l’œil par explosion. Écho médical du

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