GLOBE DE L’ŒIL
Aperçu gékéral. — Nous appellerons l’attention sur le mémoire intitulé • Des affections métastatiques de l'œil d'origine non microbienne dont on trouvera ci-dessous l’analyse. Il concerne un cas de choroïdite ou mieux de chorio-rétinite survenu chez un enfant atteint de scarlatine. Pendant la période aiguë de cette affection, il se développa une masse blanchâtre, cotonneuse dans le corps vitré, simulant un gliome. Nous avons fait l’énucléation pendant la période d’augment de ce pseudo-gliome, c’est-à-dire avant que les microbes, s’il y en avait, aient eu le temps de disparaître; l’examen anatomique révèle des désordres histologiques de la rétine et de la choroïde qui ont été représentés sur une planche, et l’examen bactériologique, très attentivement fait, démontra qu’il n’y avait dans cet œil absolument aucun microbe. Il existe dans la science bien peu de faits analogues à celui-là.
Nous nous sommes occupé dans d’autres travaux des infections oculaires, et avons recommandé les injections sous-conjonctivales pour enrayer la marche de la kératite à hypopyon, de la panophtalmie, etc., etc.
Nous signalerons encore une étude d’ensemble sur les hémorrhagies intra-oculaires et une classification nouvelle et personnelle de ces hémorrhagies que nous divisons en trois catégories selon qu’elles surviennent dans l’un des trois cas suivants :
i° Sujet malade, œil sain;
2° Sujet sain, œil malade;
3° Sujet malade, œil malade.
Avec le D" Pachon (de Bordeaux), nous avons étudié les effets à longue échéance de la résection expérimentale du ganglion cervical supérieur sur la tension oculaire et démontré que cette tension n’était que momentanément abaissée, ce qui s’accorde d'ailleurs avec ce que les chirurgiens ont observé après les interventions
microbie
On peut diviser les maladies oculaires par catégories.
Les maladies causées par des toxines non rétinite diabétique ou albuminurique ;
Les maladies causées par des toxines microbiennes sans pénétration dans l’œil des micro-organismes. Nous avons soulevé la question en relatant l’année précédente un cas qui, malgré les contradictions qu’il a soulevées, nous parait démonstratif ;
Les maladies consécutives à la pénétration des micro-organismes dans le globe oculaire. Ces dernières sont de beaucoup les plus com-
II nous paraît que l’éminent rapporteur n’a pas suffisamment tenu compte de ces trois catégories d’infection.
Pour ce qui concerne la kératite interstitielle, nos observations personnelles sont favorables à la théorie d’Hutchinson. Nous avons trouvé la syphilis dans 86 p. 100 des cas.
ni. Panophtalmie jugulée par une injection sous-conjonctivale de cyanure de mercure.
Société d'anatomie et de physiologie de Bordeaux , séance du 14 juin 1897.
Malade auquel nous avons pratiqué quatre injections sous-conjonctivales de solution de cyanure de mercure à 1 p. 100, pour juguler une panophtalmie consécutive à un traumatisme infectant.
Nous faisons ressortir les bons effets des injections sous-conjonctivales de cyanure de mercure qui ont donné à notre malade une guérison
n6. De l’énucléation dans la panophtalmie.
Journal de médecine de Bordeaux , n° 48, p. 533, 1892.
Cette étude, s’appuyant sur des faits personnels, a pour conclusion la nécessité de l’énucléation dans la panophtalmie, à moins que l’état général du malade ne constitue une contre-indication à toute intervention chirurgicale. Ce travail contient, la critique de l’exentération proposée par Coppez, de l’évidement de Truc et de l’ablation du corps vitré suppuré de Chibret.
Nous insistons surtout sur la bénignité et la facilité dans tous les
cas de l’énucléation, qu’un assez grand nombre d’oculistes considèrent à tort comme une opération susceptible de complications.
117- Valeur de l’exentération du globe oculaire au point de vue de la prothèse. Présentation de malade.
Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux , juillet 1892.
Il s’agit, d’une homme atteint d’une affection oculaire, entraînant la phtisie du globe, chez lequel nous avons pratiqué l’exentération de l’œil avec suture en bourse, de préférence à l’énucléation, cette dernière opération ne donnant pas un moignon aussi mobile, aussi facile à coiffer, aussi apte à supporter l’œil artificiel. Le résultat a été très satisfaisant : mobilité en tous sens et très étendue, indolence complète du moignon.
xi8. Corps étranger de l’œil ayant séjourné pendant sept ans dans la région ciliaire sans entraîner de phénomènes sympathiques.
Annales de la policlinique de Bordeaux , novembre 1894,p. 261.
Observation concernant un malade qui présentait une cicatrice large et déprimée au niveau de la région ciliaire, une occlusion complète de la pupille et un décollement total de la rétine. L’œil extrait, on trouva derrière le cristallin un nodule fibroïde renfermant un morceau de bronze irrégulier, ovoïde, plat, long de 7 millimètres et large de 4 , présentant une surface lisse et l’autre couverte d’aspérités.
Le malade fut opéré, sur sa demande, quoique depuis son accident aucun accident irritatif ne se fût produit.
119. Des hémorrhagies intra-oculaires. Classification nouvelle de ces hémorrhagies.
Bulletin médical, décembre 1898, p. 1 x 7 r.
A propos d’un hémophile jeune présentant de graves hémorrhagies dans l’œil, nous étudions les diverses conditions dans lesquelles surviennent les hémorrhagies intra-oculaires, notamment les hémorrhagies spontanées des adolescents, et nous proposons la classification
i èrc Variété : sujet malade, œil sain; cette variété comprend les hémorrhagies qui surviennent chez les adolescents, les épistaxis intra-
oculaires, selon l’heureuse expression du professeur Panas ; elles sont d’habitude liées aux troubles qui accompagnent la puberté, à diverses intoxications, phosphaturie, etc.
2 mo Y ar iété : sujet sain, œil malade ; ce sont les hémorrhagies qui surviennent comme complication d’une affection oculaire locale, alors que l’organisme est indemne ; celles qui compliquent la myopie, l’évolution de certains néoplasmes, etc., elles sont relativement rares.
3“ Variété : sujet malade, œil malade. Ce sont les plus < ce sont celles qui accompagnent le diabète, affections cardiaques, rénales, etc.
l’artério-sclérose, les
no. Des effets à longue échéance de la résection expérimentale du ganglion cervical supérieur sur la tension oculaire'.
XtlP Congrès inlernaümal de médecine. (En collaboration avec M. Pachon.)
L’extirpation expérimentale du ganglion cervical supérieur chez le chien produit, entre autres phénomènes, tout un syndrome de troubles oculaires bien connus : enfoncement de l’œil, diminution de la fente palpébrale, rétrécissement de la pupille, etc. Parmi ces troubles prend rang une hypotonie marquée du globe oculaire, du coté opère. Cette hypotonie a été précisément, ces dernières années, l’objet d’études relatives au glaucome.
Or, parmi les troubles consécutifs (chez les animaux tels que le chien et le lapin) soit à la section du sympathique cervical, soit à l’extirpation du ganglion cervical supérieur, il en est, on le sait, qui sont persistants, d’autres passagèrs. Le rétrécissement de l’ouverture palpébrale, la diminution du diamètre pupillaire, sont parmi les troubles durables. Les phénomènes vaso-dilatateurs de la conjonctive et du pavillon de l’oreille sont, au contraire, parmi les troubles qui vont s’atténuant, pour finir par disparaître.
Dans ces conditions, il était intéressant de rechercher si l’hypotonie oculaire consécutive à l’extirpation du ganglion cervical supérieur entrait dans le groupe des phénomènes durables ou dans celui des phénomènes passagers produits par ce traumatisme.
Le chien (chien des rues de i5 kilog., sexe féminin), qui a été mis
ht. Inoculation du cancer dans le corps vitré du lapin, Résultat négatif.
Soc. d’anat. et de phys. de Bordeaux, 10 novembre 1890.
. Nous avons inoculé de la matière cancéreuse mélanique à des lapins. Tout d’abord nous en avons injecté dans la chambre antérieure, le résultat fut négatif. En présence de cet échec, nous avons introduit de petits fragments cancéreux dans le corps vitré, à travers une incision faite à la sclérotique. L’examen des pièces permet de voir que les petits fragments se sont simplement enkystés. Ils ont entraîné si peu de réac-