VOIES LACRYMALES
Aperçu général. — Pour cette partie de la pathologie oculaire, nous avons fait porter nos efforts sur la thérapeutique ; nous avons scientifiquement réglé l’action de l’électrolyse qui, avant nos travaux, avait été employée absolument au hasard et par suite avait produit beaucoup de méfaits (rétrécissements cicatriciels) qui l’avaient discréditée.
Dans un travail expérimental, nous avons montré que l’électrolyse avec un faible courant (5 milli-ampères) avait un pouvoir antiseptique très considérable qui expliquait son succès contre la suppuration, et, par l’étude suivie de beaucoup de malades, nous avons établi que ce chiffre de 5 milli-ampères était celui qu’il ne fallait pas dépasser, sous peine d’entrainer une destruction de la muqueuse et de provoquer plus tard un rétrécissement incoercible. Il en est pour les rétrécissements du canal nasal comme pour le canal de l’urèthre, l’électrolyse peut être très dangereuse. Si l’on veut une guérison durable et un résultat vraiment utile, il ne faut pas chercher, par une action trop puissante de l’électricité, à obtenir un canal très large, il faut se contenter de ramollir, de modifier, d’aseptiser la muqueuse. L’électrolyse ainsi comprise devient ainsi un adjuvant précieux de la méthode de Bowrnan.
Au sujet de ce paragraphe, nous signalerons, outre quelques cas de dacryoadénite, encore un long mémoire sur les kystes des glandes lacrymales, mémoire que nous avons écrit à propos d’un